Sylvie Durbec

  • Divisé en deux parties sensiblement égales, ce recueil s'ouvre sous l'égide de Saorge et de Charles Juliet. Sylvie Durbec y déploie ses poèmes des nuits de juillet, entre songe et veille dans l'exercice d'une contemplation autant extériorisée (la montagne, la nuit, l'oiseau) qu'intériorisée (une " bête ailée ", la " gorge bleue du tigre ", les" bracelets d'oubli pour Pénélope épuisée "). Cette sorte de vade mecum de l'été nocturne s'offre pour un art de vivre en poésie, où l'attention donnée à l'instant s'accommode d'une liberté laissée grande à la rêverie, à l'imaginaire et à une langue irriguée d'italien. Habiter sa vie en poète et dire " je " quand ce " je " se mêle à la matière même du temps et d'un lieu...
    Le ton change avec " Scarpe vuote ", long poème du deuil et d'une nuit plus profonde qui s'ouvre avec la porte d'une penderie dans laquelle des chaussures vides désignent l'absence d'une femme qui vient de mourir. Sylvie Durbec y associe la disparition de son père, évoque un peintre juif qui dessina une montagne de chaussures vingt ans avant l'existence des camps de la mort. Elle noue entre eux des poèmes ou des proses brèves, petits cailloux jetés sur le chemin qui mène de la mort à la vie, et qu'elle suit chaussée ou pieds nus, dans la compagnie d'autres poètes. © Thierry Guichard

  • Comment faire quand on est tout petit et que l'on a peur ? Les animaux, les ballons, les jouets, les doudous et les loups vont aider l'enfant.

  • Sylvie Durbec écrit l'enfant, celui qui découvre la tristesse [de] la plume sans l'oiseau, ou celui qui découvre les mots écrits / par son grand-père juste avant / le silence définitif. Sylvie Durbec écrit fils et petits-fils, laisse les générations se côtoyer entre elles et se transmettre les douleurs qui les ont traversées. On pourrait croire dans les premiers poèmes de ça qui me poursuit, qu'il s'agit d'un recueil de famille, au plus près de la poète, un recueil l'engageant elle, la petite fille mais aussi la mère. Mais Sylvie Durbec nous entraîne beaucoup plus loin à travers les champs et un chemin d'herbes disparues aux doigts des pieds des morts. Elle nous conduit au monde, confrontée à toute sa violence. La poète s'interroge au sujet de ces fratries prêtes à mourir ensemble, avec des bombes dans les sacs à dos. D'où vient alors ce mot qui désigne une telle fraternité ? Les mères ont donné un nom à leurs fils, alors comment ont-elles pu rester dans le déni de leurs actes ? Ceux qui tuent à Bruxelles ou à Boston ont un visage et cela poursuit la poète. Le texte monte à ce moment en puissance, il avait démarré tout doucement, presque dans la légèreté. Le lecteur attentif devinera que ce qui s'écrit dans les premiers poèmes prend alors sens : parfois je peux inventer / tout un monde / parfois je ne peux pas / pas même / un / tout petit (...) Cécile Guivarch (extrait de la préface)

  • A Venise-sur-Rhône, pendant une année, trois personnages, Mopse, Reine et S.D., se racontent les rencontres qu'ils font, vraies ou inventées, leurs inquiétudes et leurs désirs.
    Mêlant souvenirs et temps présent, maîtres anciens aimés - Hölderlin, Walser -, et détestés, - Wagner -, aux personnages de roman comme la Dora Bruder de Modiano, ils voyagent dans un univers à la fois exigu et très vaste, de Venise-sur-Rhône au Portugal, de Marseille à la Finlande. Dans ces récits, Sylvie Durbec déplace la frontière entre le quotidien et l'imaginaire.

  • Pour Reine, la narratrice, momentanément délaissée au profit d'une attachée culturelle nordique, le seul voyage possible, après la trahison de Mopse, son amant, est celui qu'elle entreprend à partir de Rochefort, où elle vit et travaille, jusqu'au pays le plus lointain possible : la Finlande.
    Une Finlande fictive, aride et sèche comme une aire d'autoroute, celle de Laplume, dans le sens Bordeaux-Toulouse, qu'elle ne va plus quitter pendant trois semaines. Dans le motel autoroutier, Reine tente d'échapper à la jalousie qui la ronge en capturant les rêves et souvenirs des passagers. En même temps, elle poursuit une quête inlassable, tissant, telle Pénélope, une toile d'histoires destinées comme par le passé à retenir ou retrouver Mopse : celle du jeune poète qui se souvient d'avoir été humilié ; du peintre japonais qui, pour vendre un tableau, doit assassiner un financier ; du jeune Indien qui est devenu dentiste à Trinidad, recueille le fils de l'Anglaise qui l'avait séduit ; et beaucoup d'autres encore, où se déploient ensemble la passion, la cruauté et la compassion.
    A moins que cette halte prolongée dans un no man's land où tout un chacun ne fait que passer ne soit au bout du compte, une cure d'" intoxication " amoureuse ? Sylvie Durbec est professeur de lettres dans le Sud de la France. Certains de ses récits sont publiés simultanément sous le titre " L'apprentissage du détachement " par les éditions Fayard.

  • L'Auteur :
    Sylvie Durbec, professeur en collège et mère de quatre enfants, est une Méridionale attirée par la Finlande et le Portugal. L'originalité de ses textes -L'Apprentissage du détachement et Un été de Reine en Finlande (Fayard 2000)- a été remarquée et saluée par la critique et de nombreux libraires comme la librairie Mollat.

    Des crimes qui se passent dans les montagnes du HAUT-DIOIS. Un inspecteur solitaire et désenchanté. Des protagonistes avides d'amour, qui cachent de pesants secrèts de famille. Un double roman, policier et de terroir, entre SIMENON et GIONO.

  • Premier volume des aventures de PoOki, PoOki c'est PoOnk emmène le lecteur à la suite d'un petit personnage qui se pose des questions existentielles.

    PoOki sauvage, on dit PoOki,PoOki mord-il ?, PoOki s'endort, Cage à PoOki, PoOki copain ? L'oizo PoOki, PoOki PoOnki ou encore PoOki est nu, tels sont les titres des poèmes de ce recueil.

    Une langue inventive et jubilatoire et des illustrations pleines de tendresses et de cruauté.

  • Au zoo

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    La découverte des métiers de soigneur, éthologue et pédagogue exercés dans un zoo.

    Léo et Flora en ballade dans un zoo rencontrent à tour de rôle Paul le soigneur, Diane l'éthologue et Sarah la pédagogue. Chacun de ces professionnels dialogue avec les deux enfants et leur explique à travers des exemples son travail auprès des animaux.

    La collection : Qui fait quoi ? est une collection qui sous le forme d'un dialogue met en scène Léo et Flora à la rencontre de différents métiers exercés au sein d'une même structure (donc liés par une même intention). Ils apprennent à la fois la particularité de chacun des métiers et l'intérêt du travail en équipe.

    Au zoo est le premier numéro de la collection Qui fait quoi ? : c'est un documentaire-fiction. Trois métiers prépondérants exercés dans les zoos ont été retenus pour le livre et répartis en trois chapitres. Ici chaque professionnel expose son travail en vue du bien être des animaux du parc et plus largement en vue de la protection des espèces dans le monde.

  • Princesse Luna

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    • Grandir
    • 27 Juin 2004

    Il était une fois une fille de roi, la princesse Luna, qui vivait le jour sans souliers cachée sous un escalier.

  • "Naître est ce passage d'un si petit voyage qui te fait l'égal des plus grands voyageurs."

  • Le nom du roi

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    • Grandir
    • 15 Juin 1997

    Le roi est amoureux de Nelle la blonde. Consentira-t-elle à cet amour ? Oscar le menuisier se fera-t-il à l'idée de la perdre ?

  • Le Chat Smouroute a réellement existé. C'était le chat des grands-parents de l'auteur, des Polonais immigrés à Brest. Ce chat miaulait en breton polonais français tout mélangé. Sa grand-mère lui répondait en disant « Smouroute ! va à la cuisine ! » Après avoir voyagé en coquille Saint-Jacques, Smouroute a obtenu le premier rôle dans le film « Smouroute ! va à la cuisine ! » animé par les dessins de Sylvie Durbec, sa marraine de paix. Ce film d'animation a reçu le Prix Laurent Terzieff 2014 au Festival Ciné Poème de Bezons. Il sortira en DVD le 15 mars 2015 aux éditions Vagamundo.

  • Israel Ariño voit en noir et blanc. Son travail évoque une vision qui lui est chère : la disparition et les traces fugaces qui en résultent, inaccessibles à notre rationalité. Les outils avec lesquels il fait corps, moyen format et chambres photographiques, induisent sa pratique d'une photographie lente, grâce à laquelle il voit et entrouvre les lisières du monde. Ses images bâtissent un décor métaphorique aussi bien originel que contemporain : des visages, des paysages, animaux, nuages. Ces objets divers apportent les pièces manquantes au puzzle mystique qu'il poursuit et qu'il construit au fil de ses déambulations intuitives. Il faut qu'il soit subjugué par son sujet pour extraire de notre environnement quotidien cette pietà, ces silhouettes aquatiques, ces gamins qui regardent demain et défieraient quiconque de les en empêcher, ces chemins qui disparaissent, ces bâches noires dressées vers la trouée du ciel et parées de rosée pour nous être aimable, ces coeurs nichés dans la friche ; l'inextricable côtoie le dérisoire et pourtant tout fait sens ; un sens qui dépasse l'âge des hommes et qui pourtant nous rappelle à notre propre humanité, à la place que l'on prend et à celle que nous laissons. Le nom qui efface la couleur n'est ni un constat, ni le symptôme d'un monde qui disparaît, que l'on aurait perdu. C'était mieux avant n'a pas cours ici.

  • "Chapeau bas et musique en fête pour un quartet !
    Folie en tête et chapeau bas pour un nouvel opéra !" Comme le peintre, le musicien dispose d'une palette de couleurs. Et pourquoi ne pas jouer avec les mots et les images afin de sensibiliser les jeunes enfants aux couleurs de la musique ? Vert pour le piano, orange pour le hautbois, bleu pour le cor anglais, brun pour le basson.
    Une histoire à regarder, à lire, à s'émouvoir.
    Un voyage en musique, atypique et poétique.

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