Stéphane Couturier

  • Première monographie de l'artiste, cet ouvrage présente l'ensemble des travaux de Stéphane Couturier, des sites de construction berlinois jusqu'à « Alger, Climat de France » encore en cours.
    Ses premières séries, Archéologies urbaines (1995-1998) et Monument(s) (1999-2002), privilégiaient une architecture et un urbanisme anonymes et révélaient leurs strates temporelles.
    Les plus récentes telles Landscaping (2001-2004) où l'artiste photographie des lotissements résidentiels au Mexique et aux États-Unis, ou Melting Point - Chandigarh, (2006-2007) et Melting Point - Brasilia (2007-2010) mettent davantage l'accent sur des villes construites ex-nihilo. Au regard de cet ensemble, «Alger, Climat de France» marque à la fois une continuité et une rupture. Une continuité, car il porte sur un ensemble architectural et urbain construit dans les années 1950 par l'architecte Fernand Pouillon ; une rupture, car l'artiste renouvelle profondément son approche et ses méthodes, mêlant notamment photographie et vidéo.

  • La méditerranée reste à inventer. Parler d'Alger depuis la France fait immédiatement rejaillir des souvenirs, des blessures, des poncifs.
    Stéphane Couturier s'est immergé dans la plus grande cité de logements et l'une des plus déshéritées!: «!Climat de France!».
    Il a pu pénétrer dans cette cité fermée, ancien fi ef des islamistes dans les années 1990. onstruite au tournant de l'histoire de l'Algérie entre 1954 et 1957 par l'architecte Fernand Pouillon, c'est une ville dans la ville, 50.000 habitants, peut-être plus, qui représente toutes les contradictions de cette société coincée entre espoir et désenchantement. Entrer dans cette cité, c'est comme entrer à l'intérieur d'un concentré de tous les maux de la société algérienne Comment rendre l'atmosphère!de cette vie au quotidien ? Comment rendre cette force aussi de cette architecture qui, malgré tout, conserve une modernité étonnante!?

  • Réalisées sur le site de production d'Alst(h)om à Belfort entre octobre 2008 et avril 2009, les photographies veulent traduire l'image de la complexité du processus industriel en gestation.

  • ImageSingulières est un festival de photographie documentaire créé en 2009 à Sète. Chaque année un photographe de renom est invité à porter son regard sur la ville et à produire une série de photographies qui fait l'objet d'un livre. De grands photographes (Anders Petersen, Juan Manuel Castro Prieto...) ont ainsi donné naissance à une collection remarquable qui révèle autant de facettes de la photographie contemporaine.
    En 2018 c'est Stéphane Couturier, connu pour ses images en grand format très détaillées questionnant par l'architecture les mutations des grands centres urbains du monde, qui offre de la ville un portrait où se mêlent fragments d'histoire du lieu et tissu urbain contemporain. Christian Caujolle, critique et commissaire d'exposition, accompagne d'un texte ce corpus d'images.
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  • Trois artistes contemporains - Vera Molnar, Stéphane Couturier et Ian Tyson - sont invités au couvent de La Tourette, le temps d'une exposition, à faire dialoguer leurs oeuvres avec celle de Le Corbusier.
    Cette rencontre entre l'architecture de La Tourette et ces trois artistes, qui exposent des oeuvres choisies ou créées en fonction d'elle, renouvelle le regard sur le bâtiment à travers des approches, des techniques et des supports très différents :
    -les rythmes verticaux des oeuvres de Vera Molnar, peintre de l'abstraction géométrique, entrent délicatement en résonance avec les pans de verre ondulatoires de Xenakis ;
    -les sculptures puissantes et silencieuses de Ian Tyson, sur lesquelles vient jouer la lumière, font écho à la structure de béton du bâtiment ;
    -la vidéo du photographe Stéphane Couturier, de prime abord abstraite, se révèle peu à peu comme une architecture en mouvement.
    Dialogue pluriel dans lequel les rythmes, les volumes, le mouvement jouent avec l'architecture de Le Corbusier.

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