Serge Linares

  • André Breton, Guillaume Apollinaire, Paul Éluard, Michel Leiris, mais aussi Pablo Neruda, Rainer Maria Rilke ou, plus récemment, Michel Butor, Lydie Salvayre et Philippe Sollers, autant d'écrivains, français ou étrangers, qui ont côtoyé, célébré, interrogé Picasso en amis, admirateurs ou critiques d'art. Richement illustré, Picasso et les écrivains rassemble une floraison de textes de ces auteurs - récits, essais, poésies, biographies, critiques - en rappelant les circonstances de leurs rencontres, échanges et collaborations fertiles. Cette mise en perspective des oeuvres et d'extraits littéraires nous offre une compréhension stimulante du génie polymorphe d'un des plus grands créateurs de l'époque moderne.

  • Née au xvriie siècle dans la mouvance du Romantisme, la pratique des arts plastiques par les hommes de lettres s'est largement développée avec l'avènement de la modernité.
    Activité parallèle, complémentaire ou en symbiose avec l'écriture, elle traduit un questionnement grandissant sur l'expression artistique et la frontière entre les disciplines. Quelles sont les voies de ce dédoublement, à quelles nécessités ou recherches répond-t-il? Quels traits unissent ou différencient écriture et création plastique? Comment certains écrivains aussi brillants à la plume qu'au pinceau sont-ils aujourd'hui reconnus comme des artistes majeurs? C'est tout le propos de ce livre abondamment illustré.
    De Goethe à Gao Xingjian en passant par Hugo, Blake, Sand, Dostoïevski, Zola, Loti, Apollinaire, Faulkner, Garcia Lorca, Cocteau, Savinio, Prévert, Artaud, Michaux, Butor, cette synthèse offre à découvrir, à la croisée des genres, un univers de création singulier et foisonnant, trop longtemps méconnu.

  • En négligeant ses poèmes, la postérité de jean cocteau ne respecte pas la hiérarchie qu'il a lui-même établie pour ordonner son oeuvre polymorphe.
    Investie par lui du pouvoir suprême, la poésie ne battait-elle pas le rappel des autres genres sous le pavillon de son nom: poésie de théâtre, poésie de roman, poésie critique, poésie graphique, poésie cinématographique ?
    Ce livre n'entend pourtant pas restaurer une souveraineté qui tient sa légitimité de l'appréciation strictement personnelle de l'auteur, mais envisager pour la première fois l'ensemble de ses écrits poétiques, et en interroger la disparité apparente.
    Car, à cette échelle aussi, la variété stupéfie. elle passerait pour un exercice futile de virtuosité si la mise à l'étude des textes - de leurs rythmes, de leur langue, de leurs structures - ne révélait la continuité et l'assurance d'une démarche artistique. toujours en quête du grave dans l'aigu, le chant qui s'élève de cette poésie procède, suivant des principes esthétiques stables, à des variations sur le thème de la création elle-même.
    Venue des profondeurs de l'être, couvrant toute la gamme des possibilités expressives, la voix de jean cocteau finit par s'imposer, loin du tapage qui environna sa vie, dans le concert des poètes du siècle.

  • Cet ouvrage est la plus importante monographie consacrée à l'artiste photographe suisse Béatrice Helg. Il présente une sélection d'oeuvres créées au cours des vingt-cinq dernières années, accompagnée d'un poème dédicace de Robert Wilson, d'essais critiques de Serge Linarès et Philippe Piguet et d'un poème de Sylviane Dupuis.
    L'oeuvre de Béatrice Helg occupe une place singulière dans la tradition de la « photographie construite ». Loin des images hyperréalistes ou narratives, son travail donne à voir des formes abstraites, des mondes lumineux. Passionnée de musique, sensible aux notions d'espace et de temps, à l'architecture, à la mise en scène de théâtre et d'opéra, l'artiste crée des espaces monumentaux où la sculpture, la peinture, l'installation et la lumière interagissent.
    Ses photographies présentent des univers d'ombre et de clarté d'une étrange beauté, aussi poétiques que spirituels. L'oeuvre de Béatrice Helg ouvre sur un infini, sur une quête d'absolu ou la recherche d'un mystère intérieur.

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