Robert Carvais

  • Ædificare n.7 ; 2020 - 1

    Robert Carvais

    • Classiques garnier
    • 24 Mars 2021

    Ædificare est une revue internationale, savante, pluridisciplinaire et multilingue couvrant le champ historique de la construction, toutes périodes et aires géographiques confondues.

  • L'Etat en scènes ; théâtres, opéras, salles de spectacle du XVIe au XIXe siècle : aspects historiques, politiques et juridiques

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    • Centre de recherches et droit prive et sciences criminelles d’amiens
    • 18 Décembre 2018

    Le pouvoir entretient une relation particulière avec le monde des spectacles. Souvent les princes se sont mis en scène au travers de protocoles minutieux. Parfois, ils ont eux-mêmes fait l'objet de spectacles dans lesquels les acteurs leur ont attribués des rôles taillés sur mesure allant du drame au burlesque.
    Cependant, les spectacles ne se jouent pas seulement pour la Cour, dans les résidences royales ou impériales. Dès le XVIe siècle, les princes comprennent l'utilité politique des pièces de théâtre, qui peuvent servir à montrer leur puissance et à assurer leur propagande. Ils saisissent l'intérêt social de ces divertissements, appréciés et recherchés au sein des couches les plus aisées de la population. Autour de trois thèmes - la construction des salles, leur fonctionnement et leur programmation -, sont ici réunies vingt-neuf contributions répondant à une recherche européenne, comparatiste et interdisciplinaire destinée à confronter la vision des juristes, des historiens, des politistes et des sociologues.

  • L'édition du droit (qu'il ne faut pas confondre avec l'édiction du droit), ou l'usage de l'imprimé pour composer un savoir juridique et le diffuser largement à travers le réseau des librairies, des bibliothèques et un public, se révèle un secteur de cette industrie qui n'a que très peu retenu l'attention des chercheurs et à plus forte raison des juristes. Alors que l'histoire de l'édition est depuis longtemps un champ reconnu de la recherche historique avec ses repères, ses grandes figures d'autorité, ses textes fondateurs, la discipline juridique ne s'y est pour ainsi dire pas intéressée, malgré le regain d'intérêt pour l'histoire de l'enseignement du droit et du livre juridique.
    Pourtant que serait le droit sans la présence de l'imprimé ? Ce secteur possède des caractéristiques tout à fait uniques : les coutumes n'ont-elles pas dû être imprimées pour prendre corps ? Les textes législatifs et réglementaires, au rythme de leur création permanente, n'imposent-ils pas une diffusion égalitaire auprès de tous les citoyens, surtout dans un État de droit, républicain et démocratique ? L'usage des bonnes références n'oblige-il pas à une mise à jour permanente des règles et des normes ? Les décisions des tribunaux et cours de justice n'ont-elles pas besoin d'être publiées et annotées pour constituer la jurisprudence ?
    Analysant de nombreuses formes et genres de l'imprimé juridique, le présent livre remet en cause des idées reçues sur le style juridique supposé austère, sur la présentation peu amène du livre de droit, sur sa double finalité (produit commercial et outils intellectuels critiques), comme sur la nature hybride des acteurs de ce secteur (professionnels du droit et de l'édition). Il ouvre également de nouvelles perspectives sur les publics des impressions juridiques, comme la circulation de celles-ci, tant sous l'angle linguistique (traduction) que spatiale (diffusion).
    Si les historiens de l'édition devraient être intéressés par le contenu et les résultats de cet ouvrage, les juristes et historiens du droit le seront tout autant. Gageons que ces derniers y façonnent un nouvel axe de recherches.

    Sous la direction de Robert Carvais et Jean-Louis Halpérin, avec les contributions de Pierre-Nicolas Barenot, Laura Beck Varela, John W. Cairns, Anne-Sophie Chambost, Fatiha Cherfouh-Baïch, Quentin Epron, Sébastien Évrard, Valérie Hayaert, Carlos Miguel Herrera, Marie Houllemare, Martine Kaluszynski, Annamaria Monti, Antoine Pélicand, Xavier Prévost, Viera Rebolledo-Dhuin, Guillaume Richard, Sebastiaan Vandenbogaerde.

  • En 1994, dans Culture et contre cultures, Jean-Louis Harouel déplorait que l'extrême spécialisation sévissant dans l'ensemble des sciences humaines et sociales tendît « à faire de l'universitaire un spécialiste, un expert, dans la logique d'une société technicienne et scientifique où l'homme de savoir, l'expert, est quelqu'un qui "sait toujours plus sur toujours moins" (Cornélius Castoriadis) ».

    Force est de constater que le dédicataire de ce liber amicorum a donné à voir au monde académique - et au grand public - une tout autre image de l'universitaire. Auteur prolifique, esprit intuitif et curieux, défenseur d'une certaine idée de l'art et de la cultura animi, Jean-Louis Harouel a investi, tout au long de sa riche et longue carrière - menée à la Faculté de droit de Poitiers et à l'université Panthéon-Assas Paris II -, de multiples champs d'étude tels l'histoire des droits privé, public et canonique, l'histoire économique, l'histoire de l'urbanisme, les idées politiques ou encore la sociologie de l'administration aussi bien que celle de l'art et de la culture.

    Dans ce volume, c'est à ce brillant généraliste, parfait « honnête homme », chez lequel noblesse et douceur de caractère le disputent à la vigueur et l'originalité de l'esprit, que soixante-et-un de ses collègues juristes-historiens et juristes ont souhaité manifester estime et amitié. La grande variété des thèmes abordés dans leurs contributions reflète l'oeuvre éclectique, rigoureuse et engagée de celui auquel ils ont entendu rendre hommage.

    Avec le soutien de la Faculté de droit de Poitiers et son Institut d'histoire du droit, et de l'Institut d'histoire du droit de l'université Panthéon-Assas Paris II.

  • Penser la greffe aujourd'hui, c'est l'envisager à travers les enjeux de la société. Face aux certitudes médicales, chaque individu perçoit des incertitudes éthiques. Les défis de la science imposent la transparence, garantie d'une " nouvelle démocratie " . La greffe apparaît alors ambivalente, dans son fondement philosophique, juridique et social, comme dans sa pratique chirurgicale. Faut-il parler de don altruiste ou d'échange réciproque à propos des " éléments et produits du corps humain " ? Dans le cas d'un prélèvement sur une personne décédée, la mort devient-elle " utile " parce qu'utilisée ? S'agit-il de mutiler pour réparer, ou de reconstruire l'homme et de repousser ainsi les limites de la vie ? Sur le terrain, le nombre important des refus de prélèvements induit-il vraiment une " pénurie " d'organes ? Faut-il l'attribuer au manque d'information du public, à la méfiance à l'égard des médecins, à l'attachement à des valeurs personnelles, aux droits des familles, à l'incontournable présence de l'État ? Le législateur, depuis l'élaboration des lois de bioéthique jusqu'à leur application réglementaire encore inachevée, a tenté de réaliser un cadre protecteur pour la personne humaine. Y est-il parvenu ? Ces débats d'idées ainsi que les résultats inattendus de la première enquête nationale sur le don d'organes constituent le point le plus complet à ce jour sur le sujet du prélèvement et de la greffe. Ce livre est né de la volonté d'éclairer les citoyens et d'attirer l'attention des politiques sur ce constat : la greffe existe, elle se doit de rester humaine.

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