Richard Bohringer

  • Ni autobiographie d'acteur ni roman, C'est beau une ville la nuit est « une balade, l'oeil et l'esprit grands ouverts au vif de la ville et au droit à la vie, une route de douleurs, de joies et finalement d'espérances ». Un blues en prose, ponctué de chansons, écrit par l'homme Bohringer à ses amis vivants ou morts, aux femmes qu'il a aimées, à la vie, à la page blanche. L'enfance maudite, l'alcool, les coups de chagrin, l'héroïne, il aura tout connu, pour s'octroyer quand même, au terme de son errance, le droit à l'amour, au bonheur, à l'écriture.
    « Vie je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'avais pas le mode d'emploi. »

  • Richard Bohringer, l'un des acteurs les plus aimés du cinéma français, raconte sa vie dans le cadre de cette autobiographie. Un récit qui évoque son enfance, ses amours, sa vie de comédien, sa passion pour le Sénégal, dont il est devenu citoyen en 2002, et la maladie qui l'a dévasté. Le titre fait référence au ring de boxe.


  • L'ultime conviction du désir
    « Toi qui lis ce bouquin, j'écris le désir de la vie. Écrire à toutes pompes. Comme un fou. Ne pas savoir où aller. Se perdre. Me réfugier. [...] Écrire. Les torrents, les bateaux au bout du monde, les fleuves, les grandes marées, les prémonitions, les ombres, la discutation humaine, le palabre. L'envie de se raconter l'autre. L'ultime conviction du désir. »
    De l'Iceland à Cuba en passant par l'Asie et surtout l'Afrique, continent qu'il aime plus que tout, Richard Bohringer conte son désir de la vie, son désir d'écriture. Désirs qui, seuls, peuvent le sauver de la mélancolie, des regrets et de la tristesse du temps qui passe. Son phrasé poétique, presque une chanson, retrace ses impressions de voyage, ses souffrances, ses souvenirs et sa passion pour la vie. L'ultime conviction du désir est un récit bouleversant.


  • Le couperet tombe : une hépatite C doublée d'un cancer. Le séjour s'effectuera dans cette chambre : lit simple, vue sur le parking. Survivez comme vous pouvez ! Que reste-t- il, sinon l'imagination, pour s'évader de ce tombeau ? Richard Bohringer divague : les souvenirs d'enfance, les voyages en Afrique, les infirmières, Bernard Giraudeau, Mano Solo, sa mère, Jacques Villeret... tout se mélange dans son esprit mais contribue à le maintenir vivant.

  • Bouts lambeaux

    Richard Bohringer

    • Arthaud
    • 14 Mai 2008

    Je voulais les débuts de la vie avec Les mots le début des mots dans ma vie j'avais vingt ans je voulais écrire le plus beau des poèmes. Rimbaud avait déjà fait Le boulot. Alors j'ai fracassé la vie. Je voulais le jus. Le jus divin. Celui qui donne des ailes aux mots. Jamais découragé. C'est trop beau les mots. C'est trop fou. Les années ont passé. J'ai vécu l'attente du génie. Jamais venu. Juste une fleur a poussé en moi. J'ai pris la fleur et voilà tout. Il y avait tellement de monde en moi, d'humain croisé, raté parce que c'était pas le jour et tu te rajoutes une gamelle en te disant que tu t'étais levé con et qu'il y avait de fortes chances que tu te recouches aussi con. Je voulais faire ce film aussi. Des jours je voulais fort et d'autres un peu moins. C'est Denis mon pote celui qui jouait au rugby. Qui jouait bien même très bien. C'est lui c'est de sa faute et de La merveilleuse foi du groupe Aventures pour son incroyable énergie et amour que ce putain de film existe. Alors chaque jour avec des bouts de papier des bouts-bouts de mémoire des acteurs oh combien habités - pas de petits, que des humains brûlants. Et puis la lumière si belle par instant. Chef Dominique merci. Merci la vie. Tous les jours construire, se laisser instruire par l'inspiration. Faire un joli film. Et se faire détruire dans les couloirs par des spadassins du royaume des ignares.

  • Des personnages attachants et magnifiques se retrouvent au comptoir d´Au bout du monde, le bar de la 300e Rue où se croisent ceux qui voudraient que la vie les fasse encore rêver. Il y a là John, marié deux fois et deux fois abandonné. Ce n´est pas son vrai prénom mais certains soirs il préfère s´appeler John pour voir si ça fait revenir l´amour. Il y rencontre Solange qui vit sans sexe et sans petit ami. Sauf lorsqu´elle devient Betty, Betty qui aime l´amour et les hommes. Avec Paulo, ils ont en commun un immense savoir de l´ivresse, un dégoût du monde voué au culte de l´argent, bouffi d´orgueil et de préjugés. Ensemble, ils vont prendre la route pour conquérir de nouveaux territoires à l´abri des vanités et des malveillances de l´ancien monde.


  • La dessinatrice et le comédien-chanteur croisent leur point de vue sur le Sénégal.


  • "je voulais écrire sur l'amour.
    Zorglub, c'est simon, l'homme qui vit depuis vingt ans planqué dans un square. depuis vingt ans, il attend la femme. celle qui fera taire son chagrin. aujourd'hui, un jeune homme est là, à la même place que lui vingt ans plus tôt. ii a un bouquet de fleurs à la main. j'ai écrit les girafes à new york, affamé d'amour, assoiffé de femme, affamé tout court. deux pièces de jeunesse. deux petits bouts lambeaux de théâtre.
    Peut-être. ".

  • J'ai voulu rapprocher mes deux livres, ils sont frères et sincères.
    Que l'un dorme à un bout de l'étagère, pendant que l'autre fait sa vie la nuit, puis comme un humain harassé vienne s'endormir au petit matin au côté du bouquin frangin. en les réunissant, ils vivront ensemble l'un dans l'autre comme deux âmes éternellement amies.
    Richard bohringer.

  • C'est beau une ville la nuit n'est pas à proprement parler un roman autobiographique ni une simple biographie d'acteur, mais bien plutôt l'écriture d'une errance et d'une quête. « Une balade, l'oeil et l'esprit grands ouverts au vif de la ville et au droit de la vie, une route de douleurs, de joies et finalement d'espérances. »
    Ce livre est un fragment d'itinéraire de l'homme Bohringer avant même que les écrans renvoient cette image d'une « gueule » de cinéma et que celle-ci s'impose par la forte présence d'un comédien dont les valeurs personnelles ne se réduisent pas à sa profession et au narcissisme qu'elle entretient.
    Ouvert aux autres et amoureux de l'amitié, Richard Bohringer, grand lecteur de Cendrars, de Kerouac ou de London, sait donc que la raison même de l'écrivain est de mythifier la réalité de la vie, de dire vrai même dans l'imaginaire puisque « la réalité dans tout cela, ce sont les faits, les gens non pas tels qu'ils sont mais tels qu'on les vit. C'est la règle du jeu. La seule avec laquelle il est acceptable de jouer. »

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