Prosper Eve

  • Les esclaves de Bourbon ; la mer et la montagne

    Prosper Eve

    • Karthala
    • 1 Décembre 2003

    En 1970, l'historien Hubert Gerbeau publiait Les esclaves noirs.
    Pour une histoire du silence. II y posait la question des sources d'une histoire de l'esclavage qui prendrait davantage en compte le point de vue des esclaves en eux-mêmes. Et cela à l'encontre d'une historiographie plus officielle, celle des maîtres et des représentants du pouvoir. Deux ans plus tard, en 1972, dans un exposé sur " la révolte des esclaves à l'île Bourbon au XVIIIe siècle ", Jean Barassin (spiritain) soulignait le phénomène du marronnage qui prit à Bourbon un caractère plus tragique et désespéré qu'à l'île Maurice.
    Depuis une trentaine d'années, la recherche a évolué grâce à une meilleure exploitation des archives. En s'appuyant sur les acquis de cette recherche et en particulier sur les témoignages des esclaves eux-mêmes, Prosper Eve développe longuement dans son livre : Les esclaves de Bourbon, la mer et la montagne, deux formes de résistance, la fuite par mer et le marronnage. La première offre une clé pour saisir le fait que le Réunionnais tourne le dos à la mer, et la seconde montre que les Hauts ont été pour les esclaves l'espace de la renaissance.

  • Deux mondes s'affrontent à La Réunion jusqu'en 1939.
    Les maîtres du jeu économique (gros propriétaires fonciers, la plupart usiniers, moyens propriétaires, gros commerçants, quelques membres des professions libérales) usent de la fraude pour rester les maîtres du jeu politique qu'ils contrôlent depuis que le suffrage universel masculin existe. La couche des défavorisés composée de tous les petits (planteurs, colons, ouvriers des champs, haleurs de pioche, coupeurs de canne, dockers, cheminots, ouvriers d'usines, becqueurs de clé) est confrontée à la même réalité de misère et souhaite que les réformes sociales entreprises en métropole trouvent droit de cité à La Réunion.
    En adoptant en 1936 le slogan " La Réunion - département français ", les travailleurs syndiqués du second monde, soutenus par des fonctionnaires, manifestent un fort désir de changer leurs conditions de vie. Les forces conservatrices ont plus que jamais peur de perdre leur ascendant sur eux et surtout de devoir payer de nouveaux impôts. L'épreuve de la Seconde Guerre sert-elle finalement la cause des plus humbles ? C'est ce que tente d'analyser Prosper Eve dans cet ouvrage.

  • En partant des réalités telles qu'elles se présentent, Porsper Eve décrit l'évolution et les structures de la population de l'île Bourbon (aujourd'hui la Réunion) avant d'analyser les trois composantes essentielles des comportements démographiques : la nuptialité, la natalité et la mortalité.

  • L'abolition de l'esclavage, le 20 décembre 1848 à la Réunion, a été vraiment souhaitée par les esclaves et non par les maîtres. L'auteur tente d'enrichir le débat en campant le décor de cette fête. Après voir montré que cet événement n'a pas été désiré par les colons, il suit le long cheminement de la commémoration de cette date, de 1849 à l'arrivée de la gauche au pouvoir en France en 1981.

  • Pierre amable de bernardy de sigoyer

    Prosper Eve

    • Editions universitaires europeennes
    • 28 Avril 2017

    Ce travail relève sans vanité de la prévention. Notre souci en publiant une telle source est de la mettre à la disposition du plus grand nombre. Il ne s'agit pas d'ailleurs de notre première initiative. En 1992, nous avons proposé au grand public des lettres de soldats réunionnais participant au premier conflit mondial envoyées à leurs parents entre 1914 et 1918, transmises par ceux-ci aux rédactions des journaux locaux et collectées lors de nos recherches sur la vie syndicale à La Réunion des années 1880 à 1968. En 2010, nous avons fourni au plus grand nombre des paroles des esclaves d'une part, pour remettre en cause une idée reçue - écrire l'histoire des esclaves, c'est faire systématiquement l'histoire du silence - et d'autre part, pour donner de l'audience à leurs mots qui établissent la fausseté du titre de passif qui leur a été affublé.

  • Pierre amable de bernardy de sigoyer - journal intime (tome iii)

    Prosper Eve

    • Editions universitaires europeennes
    • 1 Novembre 2018

    Ce travail relève sans vanité de la prévention. Notre souci en publiant une telle source est de la mettre à la disposition du plus grand nombre. Il ne s'agit pas d'ailleurs de notre première initiative. En 1992, nous avons proposé au grand public des lettres de soldats réunionnais participant au premier conflit mondial envoyées à leurs parents entre 1914 et 1918, transmises par ceux-ci aux rédactions des journaux locaux et collectées lors de nos recherches sur la vie syndicale à La Réunion des années 1880 à 1968. En 2010, nous avons fourni au plus grand nombre des paroles des esclaves d'une part, pour remettre en cause une idée reçue - écrire l'histoire des esclaves, c'est faire systématiquement l'histoire du silence - et d'autre part, pour donner de l'audience à leurs mots qui établissent la fausseté du titre de passif qui leur a été affublé.

  • Corps des esclaves de l ile bourbon

    Prosper Eve

    • Sorbonne universite presses
    • 14 Mars 2013
  • Médiatisée depuis une dizaine d'années au travers de témoignages souvent poignants, l'histoire complexe et douloureuse des « enfants de la Creuse » est encore largement méconnue.
    Qui sont ces mineurs de La Réunion transplantés dans l'Hexagone entre 1963 et 1984 ?
    Selon quel processus ? Ont-ils été exploités par des fermiers de régions reculées ? Quelle est la responsabilité de l'Etat français ? Peut-on parler de déportation ?... Autant de questions qui suscitent des débats passionnés et méritent un éclairage scientifique.
    C'est ce à quoi s'attachent ces quatre auteurs dans cet ouvrage issu d'un long travail de recherche et d'analyse d'archives souvent inédites.

  • Cet ouvrage est une contribution au devoir de mémoire qui devra permettre à chaque Réunionnais de se réapproprier dignement son passé afin d'envisager sereinement l'avenir.

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