Philippe Huet

  • Gustave Masurier est  désespéré par la grisaille du Havre. Chargé des faits divers pour le journal local depuis vingt ans, il s'ennuie vaguement, jusqu'au jour où le titre pour lequel il travaille est racheté par un requin. Jusqu'au jour où un monsieur bien propre sur lui est abattu d'une balle entre les deux yeux. Robert Jouvenel, flic déchu, rejoint le journaliste pour remonter la piste sanglante de cet employé modèle abattu comme un vulgaire truand... Dans cette affaire, le "quai de l'oubli" va devenir le "port de l'angoisse". 

  • Ce nouveau volet s'inscrit dans la continuité littéraire des «Emeutiers» ou du «Feu aux poudres. » Après la grande fiesta de l'été, le Front Populaire a la gueule de bois. Léon Blum s'essouffle, réclame une pause dans les réformes, avoue qu'il est allé "trop vite". Mais en Espagne, c'est bien pire, après le putsch de Franco, le pays sombre dans la guerre civile. Marcel Bailleul, docker havrais, va s'engager dans les Brigades internationales avec une double mission: espionner les dissidents anarchistes et venger la mort de son père ; en effet, il a appris que l'assassin s'était réfugié en Espagne...

  • Au début des années 1920, la reconversion de l'industrie de guerre est difficile et la révolution russe, dans toutes les têtes. Au Havre, grande cité ouvrière, la situation est tendue depuis l'affaire Durand, erreur judiciaire emblématique des méthodes du patronat. Arguant du contexte difficile, de grands industriels diminuent unilatéralement les salaires. Ils entendent ainsi susciter une révolte qu'ils pourront écraser, faisant un exemple pour toute la France.
    Les leaders syndicaux, pas dupes, organisent une mobilisation exemplaire, mais des agents provocateurs sont à l'oeuvre. Un jeune journaliste ambitieux, revenu de guerre débarrassé de ses illusions, est amené à choisir son camp.

  • Un livre de référence pour ceux qui veulent jardiner au naturel en profitant des auxiliaires, mais aussi un authentique portrait naturaliste très complet.

  • Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les Guerini règnent sur la pègre maraseillaise. Mais les ambitions des parrains corses ne s'arrpetent pas à la cité phocéenne. Ils envoient deux émissiares au Havre, qui apparaît comme le nouvel Eldorado du crime en cette période trouble de la reconstruction.  Trente ans plus tard, en 1976, les deux parrains Ange et Baptiste ont réussi mais ils sont un peu fatigués. Et surtout, ils sont menacés sur leur territoire par la bande des "Libanais". Il faut réagir et compromettre définitivement les concurrents. Ils trouvent une méthode originale qui va dégénérer en un sac d'embrouilles auxquelles se retrouve mêlés Bernard, un retraité teigneux, et Gus, un jeune journaliste qui a la passion de l'enquête dans le sang... Sans compter la police qui n'a pas complètement disparu du paysage. 

  • Le feu aux poudres

    Philippe Huet

    • Rivages
    • 12 Mai 2016

    Le Havre, mai 1936. Electrisé par la victoire du Front populaire, le monde ouvrier ne digère plus les avanies d'un patronat particulièrement cynique. C'est aux usines Bréguet, fer de lance de l'industrie aéronautique sous la garde de miliciens nationalistes, que l'incident de trop met le feu aux poudres. Dans ce roman zolien, qui fait suite aux Emeutiers, les héros de Philippe Huet affrontent la tourmente d'une explosion sociale qui a fait croire à une insurrection nationale.

  • Non loin du Havre, où Gus Masurier - l'ex journaliste familier des romans de Philippe Huet - passe un week-end en amoureux avec sa compagne Vicky, un porte-conteneurs s'échoue sur une plage. La population locale ne se gêne pas pour dévaliser les marchandises. Parmi les pillards, particulièrement renseignés, les frères Mahé parviennent à récupérer six grosses Kawasaki dont les réservoirs contiennent une fortune de diamants clandestins. Les Mahé sont des voyous, sans doute, mais aussi de vieux amis de Gus. Pas question de laisser ces derniers aux mains de tueurs flamands décidés à les abattre. Les Havrais entendent rester maîtres chez eux. Gus n'a plus que le choix de sauver sa peau.

  • Gus et vickie ont choisi le maroc pour se retrouver, remettre sur les rails une liaison qui s'étiole. mais, comme d'habitude, vickie est retenue par son travail de galeriste. en l'attendant, gus erre en solitaire dans un palace de marrakech, s'occupe comme il peut et s'évade en 4 x 4 dans l'atlas. quand une belleauto-stoppeuse lève le pouceau bord de la piste, elle n'a aucun malà séduire le désoeuvré.
    Quarante-huit heures plus tard, gus se retrouve aux prises avec la police. sa conquête d'une nuit a été enlevée, et sans doute assassinée. avec vickie qui vient d'arriver, c'est l'affrontement. mais il n'y a pas de temps à perdre: les tueurs sont lâchés. il faut fuir, ruser, échapper à tout prix au souk mortel de marrakech.

  • Le nom des de Bazincourt figurait dans l'histoire de France depuis des siècles, mais à la rubrique des faits divers, c'était une première.
    Retiré sur ses terres du pays de Caux où il régnait en maître, le comte Victor-Emmanuel, ex-caïd de la politique, s'était fait trucider comme un vulgaire roturier. Qui plus est, à la veille de Noël... Impardonnable faute de goût ! Pour la réparer et élucider le mystère, trois super-flics déboulent de la capitale, qui n'ont pour seul souci que de piller les papiers du défunt et claquer le couvercle du cercueil.
    Sur leur passage, les bizarreries s'accumulent et bientôt le comte se sent moins seul : il y a avalanche de cadavres... Sans y être convié, le journaliste Gustave Masurier se mêle à la vendetta rurale et s'immerge dans l'univers des terriens de la falaise, pays de bruine, de grand vent et de traditions où le notaire est roi, le jeteur de sort redouté et le rebouteux consulté en priorité. Coincé entre l'omertà paysanne et l'hostilité des flics-citadins, Gus traque les démons du comte.
    Mortelle campagne... Avec Les Démons du comte, et après Cargaison mortelle, Philippe Huet confirme son talent et s'impose comme un des maîtres du roman policier français.

  • 1910. Dans le port du Havre, la vapeur des steamers et des paquebots géants tue la navigation à voile. Sur les quais, le charbon est roi et s'engloutit par milliers de tonnes dans les entrailles des monstres d'acier qui doivent aller toujours plus loin, toujours plus vite. Cette boulimie de progrès fait la fortune des grandes familles de négociants havrais, et notamment des « maîtres charbonniers » qui connaissent une prospérité sans précédent.
    A l'autre bout de la chaîne, loin des privilèges, des capitaux et des places boursières, les débardeurs de l'or noir vivent un véritable enfer. Rongés par la tuberculose, minés par l'alcool, enfermés dans un ghetto de misère, les ouvriers charbonniers sont la lie du port, parias de la classe ouvrière ouvertement méprisés par les autres dockers. Sauf un. Révolutionnaire idéaliste et buveur d'eau, surnommé « le curé », Jules Durand s'engage chez les charbonniers, reprend en main leur syndicat, devient leur leader. Effarés de voir une horde de clochards dépenaillés se transformer en une troupe organisée, les maîtres du charbon n'ont plus qu'une idée : abattre cet homme qui les met en danger. Par tous les moyens. Avec cette fresque poignante des luttes sociales à l'aube du XXe siècle, inspirée de faits authentiques, Philippe Huet s'essaie à un genre nouveau. Dans la plus pure tradition naturaliste, ce roman fait revivre de manière saisissante le Havre et son passé ouvrier.

  • La nuit des docks

    Philippe Huet

    Rongé par l'ennui, Gus le journaliste se sent vieillir en pente douce. Englué dans la grisaille du quotidien, il n'a pas su échapper au Havre. Depuis Quai de l'oubli, il a déserté le terrain et perdu le goût de l'action. Mais un étrange jeune homme, fils de Franck Maso, un confrère officiellement mort d'alcoolisme, vient bousculer son marasme en affirmant que son père a été assassiné.
    Le vrai Gus se réveille alors. Cassant sa routine, il retrouve ses réflexes. Il enquête, s'enfonce dans la nuit des docks. Talonné par les tueurs, pisté par les flics, il déchire l'envers du décor de ces zones portuaires où règnent les pilleurs de conteneurs, ces pirates d'une nouvelle ère. Bientôt, sa peau ne vaudra plus cher. Il veut la conserver pourtant. À tout prix. Mais, sur ces quais de brume, les conteneurs font de fort beaux cercueils...
    Après La Main morte et Quai de l'oubli, Philippe Huet mène à nouveau la danse macabre. Moisson de cadavres, décor de fer et de béton, violence d'une ville interlope composent le cocktail épicé de La Nuit des docks, un roman au rythme fébrile et ravageur. Dans la tradition de Simenon ou Léo Malet, Huet s'impose comme une valeur sûre du suspense policier.

  • L'enfer du décor

    Philippe Huet

    On a tous son petit décor perso, un bouclier, un paravent, un déguisement. On y est bien au chaud et bien ensemble, tant qu´on ne tente pas de gratter la surface des autres. L´inspecteur des impôts était un employé modèle, le guichetier de "Ma Tante" un expert zélé.
    La sagesse aurait voulu qu´on en reste là, mais notre trop curieuse nature nous a égarés derrière la peinture. Et rien n´est plus périlleux que de se faufiler derrière les apparences.

  • Nuit d'encre

    Philippe Huet

    Dans le Rouen démocrate chrétien des années 70, les conflits de la dernière guerre ne sont pas éteints.
    Petit imprimeur d'origine juive, Paul-Henry Sternis fut un résistant actif. Devenu un brillant journaliste, il règne aujourd'hui, malgré la maladie, sur le puissant quotidien régional.
    Mais l'ancien patron du journal, collaborateur notoire réfugié en Suisse, qui a décidé de sa perte, entreprend de manipuler les actionnaires de Sternis un à un, rachetant leurs actions en sousmain.
    Au delà d'une prédation financière, il s'agit d'une vengeance personnelle. De l'intimidation à la trahison, on passe au crime.
    Soudoyés, le chauffeur et la dame de compagnie de Sternis précipitent sa fin en substituant des placebos à son traitement médical. Les vautours vont gagner et la bourgeoisie rouennaise se tait...

  • La Hague, Christophe Lejudec, jeune retraité de l'industrie nucléaire, ne dort plus. Maintenant qu'il devrait pouvoir jouir paisiblement de ses journées et de ses nuits, loin des soucis du boulot, le voilà assailli par les regrets, torturé par le remords. Toutes les petites manigances ou les grosses arnaques dont il a été le témoin passif durant sa carrière, ou pire le collaborateur consentant et appointé, lui reviennent en mémoire et lui pourrissent l'existence. Alors Christophe Lejudec, pour faire taire sa mauvaise conscience, décide de faire cadeau au groupe "Respire", les anti-nucléaires forcenés du coin, des documents et informations dont il a connaissance au sujet des risques que fait courir aujourd'hui à la population l'enfouissement hâtif de déchets nucléaires dans les années 70 et 80. Mais cela suffira-t-il à lui ouvrir les portes du Paradis ??? Parce que Lejudec est évidemment assassiné. Et les autorités locales sont bien contentes de se débarrasser des derniers contestataires locaux en leur collant le crime sur le dos. Heureusement, le Poulpe veille ...

  • à la rencontre des loups

    Philippe Huet

    • Milan
    • 23 Octobre 2008

    " qui craint le grand méchant loup ? " : cet animal farouche et mythique en a fait couler de l'encre.
    Or, qui prend la peine de le connaître saura qu'il ne mérite pas qu'on le craigne, mais plutôt qu'on l'admire. en suivant le récit d'un observateur passionné, illustré de somptueuses photos souvent inédites qu'il a lui-même choisies, pars à la rencontre des loups, ces animaux mystérieux et fascinants. tu découvriras comment ils se sont adaptés à des milieux aussi variés que la forêt, la montagne, le désert ou la banquise.
    Tu comprendras leurs rapports sociaux complexes au sein de la meute et tu pisteras les traces de cet animal discret et sauvage. tu décrypteras ses indices de présence, qui te livreront de précieuses informations sur son mode de vie. tu apprendras enfin pourquoi le loup a disparu de nombreux territoires, en quoi sa mauvaise réputation est injustifiée et quels sont les programmes de réintroduction en cours.

  • Dribbling

    Philippe Huet

    • Rivages
    • 14 Avril 2010

    " Pouillès n'a qu'un souci.
    Se tenir à l'écart de toutes les empoignades sauvages dont les autres semblent se délecter. Comme maintenant. C'est une vraie mêlée, une bataille de chiffonniers, et Washington a beau s'égosiller "no hands, no hands ! ", le ballon tressaute dans une forêt de bras, comme s'il se débattait. " Au Havre en 1872, des badauds observent avec stupéfaction une vingtaine d'énergumènes en blouse blanche qui s'écharpent fougueusement sur un terrain vague à deux pas de la mer.
    Objet de cette bagarre générale : une vessie de porc remplie de sciure que les hurluberlus convoitent comme s'il s'agissait d'un nouveau Graal et qu'ils appellent le " ballon ". Qui sont les allumés du terrain vague ? Des Anglais, cela va de soi. Exilés de l'autre côté du Channel, ils ont la nostalgie du jeu qu'ils pratiquaient à Oxford, Cambridge ou Rugby et décident de l'implanter au Havre. Cornaqué par le flamboyant pasteur Washington, le " team " ne tarde pas à recruter un " Frenchy " : Godefroy Pouillès, natif d'un petit village près d'Agen...
    A partir de faits authentiques, Philippe Huet raconte les débuts d'un sport devenu " national " et la création du Havre Athletic Club, doyen des clubs de foot français. Il retrace cette épopée à travers des personnages inoubliables, avec une verve et un sens du rythme dignes d'un film de Ford. Même les phobiques du ballon rond seront conquis.

  • La main morte

    Philippe Huet

    Depuis qu'il a pris une balle dans la tête, Christian n'est plus lui-même. Se retrouver à demi paralysé dans un fauteuil roulant a de quoi vous filer le blues...Julien, son frère en journalisme, décide de bousculer un peu son vieux pote, mais le plus secoué des deux n'est pas celui qu'on pense : fasciné par le malheur de Christian, gangrené par ses obsessions et ses pulsions d'infirme, Julien se retrouve à flairer la piste du voyou de banlieue qui a définitivement cassé la vie de son copain.Le safari se joue dans les ruelles poisseuses et les bars cachés d'une ville de province qui fait honnêtement ses huit heures de labeur, envoie coucher ses bourgeois de bonne heure et traîne ses paumés, flics, indics et filles de mauvaise vie tout au bout de la nuit. Cloué sur son fauteuil, Christian mène la danse macabre avec jubilation. Même quand le sang coule et l'éclabousse.Avec Quai de l'oubli, Philippe Huet a imposé d'emblée un style, une atmosphère, une ironie glacée. Mais on découvre aussi que ses coups peuvent être plus tordus qu'il n'y paraît. Dans cette nouvelle affaire, il brouille les rôles et manipule personnages et lecteur. Personne ne s'en plaindra : c'est fait de main de maître.

  • Bunker

    Philippe Huet

    A vollaville, plage du débarquement, le vieil alfred fournier possède un bar-hôtel qui a vu défiler collabos et résistants.
    Son fils raymond et sa belle-fille madeleine ont pris l'affaire en main et l'ont " modernisée " dans le style pub irlandais. l'établissement, rebaptisé le dog red accueille les touristes désireux de se plonger dans le passé de la seconde guerre mondiale et en particulier la nouvelle clientèle d'allemands. l'un d'eux s'est précisément installé au dog red. bel homme d'une quarantaine d'années, toujours poli, il est d'une discrétion exemplaire.
    Il se nomme jürgen schneider, mais on n'en sait pas beaucoup plus sur lui. il passe ses journées à se promener dans la campagne et consulte des cartes. qu'est-il venu faire à vollaville ? c'est ce que se demande alfred. grangier aussi se le demande. grangier, c'est un fondu du débarquement qui vit en ermite dans un ancien blockhaus. que la présence de l'allemand cache un secret de fait de doute pour personne, surtout quand la mort violente survient.
    Et que l'arme du crime est un garrant m1, l'arme des g.i. pendant la guerre. dans ce nouveau roman, philippe huet reste fidèle à son style et à ses thèmes favoris, avec une forte présence de la normandie, théâtre douloureux de la seconde guerre mondiale et des drames qui s'y sont déroulés. pour autant, bunker n'est pas un livre passéiste. captivant de bout en bout, porté par des personnages attachants, il pose un regard attentionné et pudique sur les blessures des hommes d'aujourd'hui.

  • Une vie de loup

    Philippe Huet

    • Hesse
    • 23 Mars 1998

    Une vie de loup n'est pas un roman bien que la trame en soit romanesque, ni un essai ou une étude scientifique même si son approche se tient au plus près de la rigueur et de la vérité biologiques.
    Tout à fait imaginaire, une vie de loup n'est pas non plus un conte, mais simplement une histoire. naturelle.
    Une meute vit sous nous yeux. des loups chassent et se battent, naissent et meurent, se perdent et se retrouvent. ils traquent cerfs, élans, sangliers, castors, renards et côtoient gélinottes, aigles royaux et grands coqs de bruyère. ce récit nous fait découvrir une véritable nature sauvage oú règnent les grands équilibres naturels.

    Une histoire dense, insolite et passionnante, illustrée par des dessins de robert hainard, l'un des plus grands maîtres animaliers du xx siècle.

  • Entrepôts délabrés, quais déserts et brumeux où s'entassent des conteneurs venus du monde entier : Le Havre, comme tous les grands ports, abrite gangs et trafics interlopes. Tout le contraire d'un havre de paix...Borel est bien placé pour le savoir. Son job ? La traque des clandestins. Depuis la chute du mur, il a vu grossir le flot des transfuges de l'Est. Des pauvres types qui ne veulent que survivre. Mais la loi est la loi, et l'ex-flic poursuit sa moisson d'arrestations. Jusqu'à cette nuit où le poignard d'un Roumain ensanglante son contrôle de routine.Qui est ce fuyard plus agressif que les autres ? Ce meurtre ne cacherait-il pas une sale affaire ? Autant de questions que devra démêler le commissaire Correto, vingt ans de service à la Criminelle, assisté d'un journaliste local et d'un stagiaire « qui en veut ». Des docks embrumés aux bars enfumés, des centres d'accueil pour immigrés à un consulat où se terrent des diplomates pas très nets, les trois hommes aboutiront à des navires en partance pour le Canada, avec, au fond de leurs cales, une cargaison inconnue du registre de bord : une « cargaison mortelle ».Dans l'atmosphère glauque d'un port du Havre réinventé Philippe Huer, l'auteur de Quai de l'oubli, La Main morte (Grand Prix de littérature policière 1995) et La Nuit des docks, orchestre une intrigue nourrie du sang de l'actualité. Cargaison mortelle : un nouveau péril venu des pays post-communistes, où les maffias font désormais la loi.

  • Un jour sang

    Philippe Huet

    Le Havre, désormais familier des romans noirs de Philippe Huet, ses rues pluvieuses, son port à l'abandon, son quai de l'oubli.
    Un tueur solitaire rôde dans la villes. Il s'appelle Charles Tesson, un nabot physiquement mais très athlétique, chassé des chantiers navals par la crise et reconverti en danseur de claquettes pour matinées de maisons de retraite. Qui soupçonnait ce pauvre diable ?
    Pour se venger de quelles humiliations son "bon génie, son double pervers", lui commande-t-il d'exécuter en série des meurtres atroces , Indirectement touché par le premier de ces crimes, Yann Moursault, le "localier" du grand quotidien régional, devance des enquêteurs dépassés par une affaire aussi sordide et un psychopathe dénué de tout profil. Avec sa nonchalance apparente, sa vieille Morgan et ses amours compliquées, qui lui ferait confiance ?
    Mais Moursault, aventurier urbain, connaît l'envers de sa ville et les profondeurs de la dépravation humaine.

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