Pascal Pia

  • Baudelaire

    Pascal Pia

    • Points
    • 29 Mars 1995

    " mécontent de tous et mécontent de moi.
    " charles baudelaire.

  • Le plaisir qu'on a pris à lire le premier volume des Feuilletons littéraires de Pascal Pia croît à la lecture de ce deuxième tome, plus riche encore et encore plus divers.
    On aurait pu rassembler ces feuilletons pour en faire, siècle par siècle, école par école, génération par génération, une Histoire à la manière de feu Gustave Lanson. On y aurait perdu cette dynamique suscitée par l'événement et qui mène Pascal Pia à parler de Villon en même temps que de Pierre Mac Orlan, de Jean Guéhenno et de la Guerre de 14-18, cette « immonde boucherie », de Mallarmé et de la bande à Bonnot, de Jacques Audiberti qui « savait voir et faire voir » et de ces « néo-romanciers soporifiques dont les noms m'échappent » , de M. Julien Gracq et de la Commune de Paris. " Maurice Nadeau

  • Apollinaire

    Pascal Pia

    • Points
    • 18 Mai 1995

    " Perdre Mais perdre vraiment Pour laisser place à la trouvaille ".
    Guillaume Apollinaire

  • "La vérité de l'art", Pour Pascal Pia elle était la seule vérité qui vaille.

    Journaliste, il s'en fit le héraut dans plusieurs milliers d'articles critiques sur la poésie et la littérature. Ils sont d'un merveilleux connaisseur, doué d'une mémoire fabuleuse, salué comme l'un des grands érudits du siècle.

    Le présent ouvrage rassemble un premier choix de ces "feuilletons littéraires", rédigés dans Carrefour, d'autres suivront. Par eux, le lecteur renouera connaissance avec tous les grands écrivains de notre langue. Pour les plus jeunes, seront innombrables les découvertes.

  • "L'emploi du mot "Enfer" pour désigner les rayons de bibliothèque où sont rangés les ouvrages réputés contraires aux bonnes moeurs n'aura pas été pour atténuer la curiosité que de tels ouvrages suscitent. Qu'il y ait un enfer des imprimés, cela donne presque à rêver, même a qui ne lit jamais. Le feu est un des éléments essentiels de la mythologie du livre." Pascal Pia, critique littéraire renommé, journaliste et écrivain, donne ici le fruit de "soixante années de vagabondage parmi les livres". Cette nouvelle édition en un volume des Livres de L'Enfer augmentée de plus de deux cents notices inédites qui, décrivant des ouvrages licencieux absents de la Bibliothèque nationale, ont été réunies par l'auteur après la parution de l'édition originale, soit un an avant sa mort (1979).

  • 60 recettes originales, à base de biscuit rose de Reims.

  • " À eux quatre, qui sont enracinés dans le XIXe siècle, ils composent une Bible valable pour le XXe siècle. Lautréamont désigne une dialectique. Rimbaud montre du doigt la vraie vie. Charles Cros dédaigne. Corbière affiche le jaune (le rire jaune va jusqu'à l'amour jaune, et jusqu'à l'humour jaune). Ah ! ils sont inconfortables. Mais c'est à vous qu'ils s'adressent, et c'est vous qui devez choisir, à vos risques et périls, de les lire. Poètes maudits ! Paul Verlaine se trompait. Nous, après lui, nous sommes trompés. Il reste, dans la faculté d'écrire pour tous, dans la faculté de lire, pour tous, une faille. Ce sont ceux-ci qui en sont les coupables. Qui la désignent. Et qui ne cessent de la creuser. Ce qu'ils démontrent ? Qu'aucune lecture n'est innocente. Ce qu'ils prouvent ? La mort prochaine. Ce qu'ils disent ? Que la parole est tout ensemble glorieuse et périssable. Poètes maudits ? Soit ! Nous sommes leur miroir ! " Hubert Juin, préfacier de cette édition

  • A la fin de l'été 1938, Pascal Pia, chef des informations à Ce Soir, le quotidien que dirigeait Louis Aragon, arrive à Alger. Une partie de la gauche non communiste algéroise lui a demandé de créer un quotidien. Ce sera Alger républicain.
    Intime d'André Malraux et d'Henri Calet, proche de Jean Paulhan, lié à Pierre Mac Orlan et Roger Martin du Gard, Pia est un homme de l'ombre que le Paris littéraire des années 30 respecte.
    Le nom même d'Albert Camus lui est inconnu. A ses yeux, c'est un jeune homme qui cherche du travail dans la presse. D'ailleurs, il l'embauche comme rédacteur au sein de sa modeste équipe. Ensemble, ils font Alger Républicain, et ainsi naît une amitié profonde qui ne fera que se renforcer au fil des mois. Une amitié faite d'attention réciproque, de projets et de fermeté face à la censure qu'impose dès 1939, le gouvernement général d'Algérie. Une amitié qui traverse la guerre sans faiblir.
    Pascal Pia est l'homme qui fait publier, en pleine guerre, L'Etranger et Le Mythe de Sisyphe, l'homme qui fait entrer Camus dans la Résistance et lui offre de co-diriger, dès la libération de Paris, l'un des quotidiens les plus marquants de la fin des années 40, Combat.
    Les deux hommes ont échangé avec passion. L'un construisait son oeuvre et se faisait connaître bien au delà de la rive-gauche ; l'autre ne pensait qu'à se cacher et n'en demeurait pas moins, par son immense culture et son exigence, un personnage incontournable de la vie intellectuelle.
    Leur rupture en 1947 fut un événement. Elle fut également définitive.

    Yves-Marc Achjenbaum a notamment écrit une histoire du journal Combat (et plus récemment Les Judaïsmes). Il est journaliste et responsable du courrier des lecteurs du Monde.

  • " Le Disque vert " est l'une des revues littéraires les plus importantes qui ait existé en Belgique.
    Elle accueillit des écrivains de pays et d'horizons différents, unis dans leur volonté de repenser l'art devant les exigences de l'entre-deux-guerres. Moderne sans être d'avant-garde, préoccupée d'actualité et de nouveauté, cette revue des années folles accueillit des collaborateurs de renom, tels Marcel Arland, Blaise Cendrars, Ilya Ehrenbourg, Jean Epstein, Max Jacob, Henri Michaux et bien sûr, Pascal Pia.
    L'échange passionné qu'il noue avec son aîné, Franz Hellens, témoigne de l'effervescence intellectuelle qui animait " Le Disque vert ".

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