Pascal Plantard

  • Le 7 novembre 2014, Francois Hollande annonce les détails de son « grand plan numérique pour l'école de la République » : des tablettes tactiles seront distribuées à tous les collégiens à partir de la rentrée 2016 et les rudiments du code seront enseignés en primaire et au collège. Nous ne sommes pas très loin des objectifs du plan Informatique Pour Tous de. 1985.
    Alors que l'on découvre que les dirigeants d'Apple, Google ou Twitter limitent l'usage des nouvelles technologies chez leurs enfants, estimant qu'elles pourraient nuire à leur développement, comment expliquer que l'État investisse autant sur le numérique en éducation sur un mode systématiquement technocentré ? Pour tenter d'y répondre, ce livre aborde l'infl uence des techno-imaginaires sur les modèles pédagogiques actuels.

  • Malgré le développement de l'accès à l'ADSL et la prolifération des téléphones connectés à internet, la fracture numérique ne se résorbe pas, parce qu'elle n'est plus liée qu'à la simple possibilité d'accès. Ce livre analyse les causes réelles de la fracture numérique, en met en évidence tous les enjeux, fournit les pistes d'action pour la résorber, tout en posant un regard critique sur la société du « tout numérique ». Cet ouvrage apporte un nouvel éclairage est des pistes d'actions essentielles sur la problématique de la fracture numérique, à l'heure où chaque responsable territorial subit une contrainte de plus en plus forte pour fournir l'accès au numérique à l'ensemble de son territoire, et où les individus de tous âges sont quasiment contraints d'utiliser internet pour leurs usages privés ou professionnels.

  • Cet ouvrage collectif, issu des résultats d'une recherche interdisciplinaire, contribue à l'identification des inégalités éducatives liées aux contextes et espaces de vie des adolescents âgés de 11 à 15 ans en France. Ces inégalités sont ici analysées selon plusieurs registres. Au plan politique, ces jeunes sont les bénéficiaires d'une politique publique universelle (statut de collégiens), qui se déploie aussi dans des contextes spatiaux différenciés, et de politiques ciblées (Programme de Réussite Éducative) ou d'actions publiques contingentes. Au plan de leurs pratiques dans leurs espaces de vie, ils se différencient par leurs loisirs, dont les activités numériques, et leurs mobilités touristiques, activités de temps libres plus ou moins bien articulées à leur scolarité. Des méthodologies de recherche plurielles appliquées à ces différentes sphères d'activités révèlent le jeu d'interactions multifactorielles qui transforment ou permettent d'interpréter ces différences en termes d'inégalités. Le lieu de résidence (du centre-ville au rural assez isolé) et sa distance métrique au collège comme aux autres équipements, le milieu social des parents et leurs stratégies éducatives, le genre des adolescents, les effets des politiques publiques sont autant de facteurs d'inégalités. Ces dimensions physiques, sociales et géographiques des espaces de vie des adolescents posent la question des conceptions des dimensions spatiales d'une justice sociale spécifique à la classe d'âge concernée.

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