Olivier Besancenot

  • Le règne de la liberté commence avec la réduction de la journée de travail.
    Karl Marx avait nettement désigné, au Livre III du Capital, la finalité du communisme, le point où il se réaliserait : il serait la liberté rendue à chacun une fois effectué collectivement le travail nécessaire pour répondre aux besoins de tous. Cet aspect de sa pensée, négligé, oublié, garde une acuité et une pertinence renouvelées dans le contexte actuel.
    À l'aube du XXIè siècle, le royaume de la non-liberté s'étend. Le vol de temps de travail effectué au détriment des salariés a pris l'ampleur d'un braquage mondial. Les huit heures travaillées par jour, victoire arrachée de haute lutte, sont menacées. On assisterait même à la fin d'un phénomène qui aura duré plus de cent ans : la diminution du temps de travail. Et la part du temps chômé, plongeant les gens dans la misère,ne semble rien devoir y changer.
    Les maîtres du temps salarial ont décidé de dérégler les horloges et de repousser les aiguilles du cadran, par tous les moyens nécessaires, empiétant sur chaque instant possible : le surtravail humain reste encore, pour l'économie de marché, le gisement le plus profitable.
    Cette attaque chronophage, menée telle une croisade, à coups de réformes, rencontre de nombreuses résistances sur son chemin. Il est urgent de se réapproprier plus d'un siècle de luttes.

  • Petrograd, octobre 1917 : portés par un idéal de liberté et de justice, galvanisés par la possibilité d'un monde meilleur, les bolcheviks s'emparent du pouvoir. Pourtant, pour nombre d'historiens, 1917 n'a pas été une révolution du peuple, mais un coup d'État, une manoeuvre politique destinée à installer au pouvoir le premier régime communiste de l'histoire, qui fera le lit du totalitarisme stalinien. Fin du débat ? Pas si simple.
    Olivier Besancenot a fait le choix de se pencher sur le principal acteur de cette période, le peuple russe, qui s'est dressé il y a cent ans contre le tsarisme et contre la guerre, et s'est auto-organisé pour bâtir une société nouvelle. À travers l'exemple de 1917, c'est aussi la question de l'émancipation humaine, aspiration spontanée, universelle et intemporelle, qui est ici posée.
    Un essai vigoureux qui offre un regard à contrecourant sur l'un des événements les plus discutés de l'histoire contemporaine.

  • Analyse de la répartition de la richesse produite en France entre les charges sociales et les dividendes des patrons et des actionnaires.

  • "Le 6 mai 2012, le 1 % des plus riches des Français a perdu son VRP et la foule, place de la Bastille, a fêté plus le licenciement politique de Nicolas Sarkozy que la victoire de François Hollande.


    Mais sous les urnes, il y a la vase. 48,5 % des Français ont voté pour un candidat qui a fait une campagne xénophobe, raciste et islamophobe, violant ainsi pour la plupart un interdit moral et ouvrant la voie au Front national.


    On a voté. et puis après. La crise prospère à l'instar des banquiers, les plans de licenciement et les délocalisations sortent des tiroirs. Il faut bien faire monter la Bourse !


    Olivier Besancenot invite à une prise de conscience, à la reprise des luttes sociales. Rien ne sera donné. Tout est à reprendre."

  • Découvrez , le livre de Olivier Besancenot. Olivier Besancenot a 27 ans. La politique n'est pas son métier : il est facteur. Pourtant il est bien le candidat de la LCR - la " Ligue " - à l'élection présidentielle. Pour que le monde du travail et la jeunesse s'invitent dans le débat, avec leurs révoltes, leurs aspirations et leurs propositions.
    Tout est à nous ! n'est pas une autobiographie : Olivier n'en a pas encore l'âge ! Ni un manifeste : " Mon grand projet pour la France et le Monde ", ce n'est pas son genre ! Plutôt un itinéraire militant, court (forcément !) mais bien rempli, qui conduira le lecteur des grands rassemblements contre la mondialisation libérale (Nice, Porto Alegre, Gênes) au casier de tri postal, en passant par la fac, la supérette et le Parlement européen. Avec un fil conducteur : exprimer dans un langage contemporain, direct, les combats multiples qui agitent la société, contre les licenciements et l'exploitation, pour la redistribution des richesses et l'égalité des droits. Et une conviction: si ceux d'en bas s'y mettent vraiment, alors un autre monde est possible...

  • «Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir changer les choses, à penser qu'un autre monde est possible.» La révolution semblait tombée en désuétude, archaïque et entachée de totalitarisme ; la chute du mur de Berlin devait consacrer le règne du libéralisme et marquer «la fin de l'Histoire». Mais le vent a tourné, porté par de nouvelles résistances. Comme à Seattle, Nice, Gênes, Porto Alegre, Barcelone, Florence... des gens du monde entier refusent de vivre dans une société écrasée par la déferlante néo-libérale, abîmée par la violence d'un capitalisme qui n'apparaît plus comme seul horizon.
    Faire passer la vie avant le profit, lutter pour l'égalité sociale contre l'exploitation, s'opposer à la guerre, réaffirmer les valeurs humanistes, redonner un sens à la démocratie, tel est le projet révolutionnaire.
    100 mots porteurs de rêves, d'ardeur et d'espoir, pour illustrer l'esprit de révolution aujourd'hui.

  • Dans l'élan de la Révolution française, en 1796, Gracchus Babeuf imaginait prolonger l'égalité sur les questions économiques à travers un ultime combat contre le Directoire qui lui coûta la vie, à lui et à ses camarades, lors de la « conjuration des Égaux ». Deux siècles plus tard, à front renversé, une « conjuration des inégaux » semble s'être imposée à nous.

    Vue d'en haut, la lutte des classes ne fait pas débat, elle se mène, point barre, et elle se gagne. Elle n'est ni anonyme ni virtuelle ; elle est au contraire symbolisée par une élite - des noms et des visages, unis par de multiples relations opératoires et redoutablement efficaces. Au sol, elle cherche à dépasser les ravages de la division sociale savamment provoquée et entretenue par les classes possédantes afin de saper toute amorce de reprise de conscience de classe. Derrière ce pare-feu illusoire que constitue le mythe des « classes moyennes », les identités sociales se diluent, se perdent et s'ignorent. Au point que l'écrasante majorité s'oublie jusqu'à en devenir invisible.

    Les prolétaires - celles et ceux qui sont obligés de vendre leur force de travail, manuelle ou intellectuelle, pour vivre - n'ont jamais été aussi nombreux dans l'histoire du capitalisme. Pourtant, et c'est un paradoxe, ils n'ont jamais eu aussi peu conscience d'exister en tant que tels.

    Dans cet essai, Olivier Besancenot apporte une contribution pour tenter de redéfinir les contours de ce que la Communarde Louise Michel désignait déjà en son temps comme « le nombre immense qui ne connaît pas sa propre force ».

  • Mondialisation financière, crise économique, sociale et politique sans fin, réchauffement climatique, guerres, attentats, catastrophes humanitaires... Notre société change et bascule dans une nouvelle ère. Le bouleversement est profond et anxiogène. En témoigne ce petit abécédaire langagier qui en dit long sur l'air du temps : « l'unité nationale », « la République intransigeante », un « Je suis Charlie » spontané et solidaire détourné en slogan inquisiteur, la force du travail métamorphosée en « coût du travail », les vagues de licenciements en « plans de sauvegarde de l'emploi », les cotisations sociales en « charges », les préjugés racistes en « problème de l'immigration », « assimilation », « musulmans de France », etc., autant de nouvelles formules dont on ne cherche plus à analyser ni l'origine ni la portée. Trop répétitives pour être spontanées, ces expressions de la pensée dominante inondent les estrades politiques, les plateaux télé, tournent en boucle sur les ondes et irriguent la plume de nombreux éditorialistes. Aucun sujet ne doit plus échapper à cette standardisation lexicale qui traque l'esprit critique. Les terribles attentats de janvier et novembre 2015 marquent une étape supplémentaire pour la langue de l'ordre et du marché dans sa tentative de confisquer notre libre arbitre.


    Une violence verbale contre laquelle nous pourrions aussi nous dresser.

  • Les auteurs imaginent que Marx et sa fille Jenny se rendent clandestinement à Paris pendant la Commune. Ils rencontrent les principaux acteurs : Eugène Varlin, Léo Frankel, Elisabeth Dmitrieff, Louise Michel. Marx suit les événements avec passion et donne parfois son avis.
    Une uchronie sous forme de docu-fiction très vivante et informée. Une introduction à l´histoire de la Commune, et un portrait de Marx et de sa fille, non dénué d´humour et de tendresse.

  • L'histoire du mouvement ouvrier raconte en détail les désaccords, les conflits et les affrontements entre marxistes et anarchistes, jamais les véritables alliances et solidarités agissantes entre ces deux mouvements. Olivier Besancenot et Michael Löwy ont choisi d'éclairer ce versant ignoré, souvent délibérément, qui révèle la fraternité de leurs combats depuis la Commune de Paris jusqu'à nos jours, souvent au coeur de sanglants affrontements. De Louise Michel au sous-commandant Marcos, en passant par Walter Benjamin, André Breton et Daniel Guérin.

    Un livre militant et sensible, porté par l'espoir que l'avenir sera rouge et noir.

  • La gauche française se trouve à un tournant : au moment où la politique de Nicolas Sarkozy suscite un profond malaise, l'opposition de gauche semble peu audible. Et pourtant, le paysage évolue en profondeur, comme l'indique l'air nouveau qui souffle du côté de la gauche radicale. Le congrès fondateur de la nouvelle formation anticapitaliste d'Olivier Besancenot, en janvier 2009, risque de bousculer la gauche en état de léthargie.

    Ce nouveau parti est l'objet, de droite à gauche, de toutes les attentions.

    Un éclairage inédit est ici proposé avec la participation de ses principaux acteurs.

    Quels sont les ressorts de cette recomposition du champ politique ? Quel sera le nouveau visage de la gauche ?

    Les élections américaines représentent un nouveau défi pour les gauches au niveau mondial.

    Comment les forces de la gauche radicale analysent-elles les évolutions de la politique interne et externe des Etats-Unis ?

    Telles sont les questions auxquelles les auteurs apportent des éléments de réponse en dehors des sentiers battus et des clichés médiatiques.

  • Cet ouvrage de " politique-fiction ", ou histoire imaginaire, est une contribution à la célébration du 150èmeanniversaire de la Commune de Paris en 2021. Il s'agit d'un petit livre d'environ 100 - 120 pages, rédigé " à quatre mains " par Olivier Besancenot et Michael Löwy.

  • En quelques mots :
    Pourquoi un nouveau parti anticapitaliste à la gauche du parti socialiste ? Avec qui ? Pour aller où ? Sera-t-il un parti de protestation, d'influence, de pouvoir ? Telles sont quelques-unes des questions posées à Olivier Besancenot, désormais considéré comme un acteur important de la vie politique française.
    ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Contenu du livre :
    Dans ces entretiens exclusifs, Olivier Besancenot dévoile ses rêves est ses projets tout en retraçant son parcours. " Croyez-vous encore vraiment à la révolution ? ", lui demandent le journaliste Stéphane Paoli et le sociologue Jean Viard, un peu sceptiques. Le but du nouveau parti anticapitaliste est-il de donner une voix aux sans voix et aux exclus, de relancer le débat d'idées ?
    " Nos vies valent plus que leurs profits ", répète-t-il en exposant son programme qui propose notamment l'interdiction des licenciements, une augmentation de tous les salaires de 300 euros, un SMIC à 1500 euros net tout de suite, la construction d'un million de logements sociaux. Celui qui se définit comme un " militant révolutionnaire " cite plus volontiers Rosa Luxemburg, Louise Michel ou Che Guevara que Trotsky, dont la LCR ne faisait plus, depuis longtemps, sa référence unique.
    Pour Olivier Besancenot, " quand la gauche court après la droite, elle perd ". Lui veut la faire gagner, à gauche de la gauche. Une utopie ?
    ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Auteur :
    Facteur à Neuilly, Olivier Besancenot a recueilli 1 498 581 voix (soit 4,08%) au premier tour de l'élection présidentielle de 2007. Porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), il lancera en janvier 2009 son nouveau parti anticapitaliste.
    ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Déjà publié(s) :
    Révolution (Flammarion, 2003), Tout est à nous ! (Denoël, 2002) ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Les points forts :
    Au coeur de l'actualité avec le lancement du nouveau parti anticapitaliste (en janvier 2009), un livre d'entretiens exclusifs avec l'un des hommes politiques préférés des Français (et même de ceux qui ne partagent pas ses idées !).

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