Nicole Vray

  • Même à travers la distance des siècles, les figures de Noé, Abraham et Moïse continuent à nous parler, tant elles sont liées à l'aventure de l'humanité et au destin des trois grandes religions monothéistes. Noé est la figure de l'alliance de Dieu avec l'humanité, dont l'histoire marque la rupture avec les mythes du Proche- Orient ancien.
    Abraham, le père des croyants, qui préfigure aussi le lien avec l'islam, est invité à partir ; c'est l'appel : « Pars, va ! » Quant à Moïse, qui fixe le cadre religieux, la Loi, il va mourir, paradoxalement... devant la Terre promise. C'est que le Dieu du monothéisme propose non pas d'abord une terre matérielle, une patrie terrestre, mais un royaume spirituel. L'homme est appelé à ne jamais s'installer, Dieu toujours présent en lui-même et dans son culte.
    Au cours d'une passionnante enquête, appuyée sur une solide documentation historico-critique, Nicole Vray montre comment la vision du Dieu unique est celle d'un Dieu des nomades, qui invite à partir et à ne jamais se fixer sur une terre.

  • Soeur du roi François Ier, reine elle-même par son mariage avec le roi de Navarre, Marguerite d'Angoulême est célèbre pour son oeuvre littéraire, notamment le Miroir de l'âme pécheresse ou l'Heptaméron.

    Elle devrait l'être aussi pour sa quête spirituelle, son soutien aux précurseurs de la Réforme, et sa défense des droits de la femme.

    Inquiétée, voire menacée pour son audace théologique et littéraire, proche des idées réformatrices et amie de Calvin mais attachée à l'Église catholique, Marguerite de Navarre a ouvert la voie, dès le XVIe siècle, à la revendication pour la liberté de conscience et les prémices de l'autonomie féminine.

    Femme d'exception, diplomate pour le roi, hérétique à ses heures, auteurà scandale pour son époque, protectrice des humanistes réformateurs, l'influence de Marguerite de Navarre perdurera avec sa fille, Jeanne d'Albret, reine de Navarre, et son petit-fils, Henri, futur Henri IV, roi de France et de Navarre.

    Ce parcours impressionnant, écrit d'un style alerte, se lit comme un roman et permet de découvrir les intrigues des grands personnages de cour et de rencontrer les « hérétiques » menacés du bûcher que Marguerite de Navarre a tenté de sauver.

  • Bien plus qu'un portrait, cette biographie est un véritable parcours en compagnie d'un homme passionné par la vie sous toutes ses formes, la science et le désert. Documentation familiale, correspondance, témoignages et entretiens permettent de cerner au plus près une personnalité connue pour ses engagements spirituels et humanistes autant que pour ses recherches scientifiques. Par-delà l'image trop réductrice du chasseur de météorites, Nicole Vray propose au lecteur de découvrir un homme multiple, exigeant, curieux, tenace, un scientifique, voyageur, écrivain et protestant - un personnage hors du commun : Théodore Monod.

  • Rebelle, Catherine de Parthenay le fut toute sa vie : cousine d'Henri IV, née en 1554 en Bas-Poitou, élevée dans la Réforme et l'humanisme, elle perd son premier mari durant la Saint-Barthélémy. Elle épouse en secondes noces René Ier de Rohan à Blain, près de Nantes et fait de ce fief un refuge pour les protestants de la région. De ce mariage naissent cinq enfants dont Henri II de Rohan, gendre de Sully et dernier grand chef militaire protestant jusqu'au début du XVIIème siècle.

  • Dans l'Ancien Testament, la société patriarcale, ancrée dans des traditions indélébiles, semble confiner, la population féminine au foyer et à la famille. Et pourtant. D'Eve à Marie, de grandes femmes vont influer sur le cours de l'histoire de la foi et de la croyance en Dieu. Peut-on ignorer les rôles essentiels joués par Sara et Agar dans l'histoire d'Abraham, ou ceux des autres matriarches, Rebecca, Léa et Rachel ? Tamar risque sa vie pour assurer sa descendance.
    La mère et la soeur de Moïse vont réussir à sauver l'enfant hébreu condamné à mort. Débora, unique femme parmi les Juges, verra sa prédiction accomplie par une autre femme. Ruth se fera aimer de Booz, et Bethsabée de David. Judith vaincra le général ennemi. Sans oublier Esther, Yaël, Rahab ou la reine de Saba. Amours, meurtres, ruses, mais aussi espoirs, promesses et prophéties... le récit de leurs aventures, resituées dans le contexte historique, géographique et économique du Proche-Orient ancien, montre la détermination et le courage de ces femmes quand il s'agit de la survie du peuple et de la foi.

  • Au cours de son existence de scientifique, de saharien, de penseur, Th. Monod a été marqué par de nombreuses rencontres : Albert Schweitzer, Vercors, le saint François d'Assise soudanais Tierno Bokar, Amadou Hampâté Bâ, l'islamologue Louis Massignon, André Gide, Henri Delforges Ce petit livre les retrace et nous fait percevoir combien elles ont marqué, transformé et mis en route Théodore Monod. Qui sait par exemple qu'il a créé avec son père Wilfred, les Veilleurs, un tiers ordre laïc de prière ? Tous ses combats - pour la protection de la nature, contre les essais nucléaires, pour l'objection de conscience, contre l'injustice, pour la liberté de conscience, pour la tolérance religieuse, pour le recul du fondamentalisme, pour le respect des différences - sont des combats au nom d'une foi et de convictions profondément enracinées. Un condensé de la vie et du parcours spirituels de Théodore Monod pour mieux le comprendre et le suivre.

  • Le jardin d'Eden et le paradis perdu, la pomme et le serpent tentateur, l'homme et la femme chassés par Dieu et couverts de honte, la catastrophe du Déluge... Comment faire la part, en lisant les premiers chapitres de la Genèse de l'Ancien Testament des Bibles chrétiennes, ou de Bereshit de la Bible hébraïque, de la présence des mythes mésopotamiens ? Avec beaucoup de clarté, Nicole Vray plonge dans ce moment de l'histoire où se côtoient comme dans une mosaïque toutes les populations, langues et cultures du Proche-Orient ancien. On perçoit alors de manière lumineuse combien textes mythiques et récits bibliques se trouvent entremêlés, en particulier à travers l'approche comparée des récits mésopotamiens touchant à la Création et des chapitres correspondants de la Genèse dans l'Ancien Testament. Cette étude donne de vrais éléments de réponse à tous ceux qui se posent de légitimes questions sur ces textes et suit au plus près l'étude scientifique des faits, des écrits et des traductions. La traduction par l'auteur des récits de la Création (Gn 1-3 ; 6-9), au plus près de l'hébreu et sous forme de poème, offre un autre regard, voire une autre lecture, sur ces récits.

  • Marie, jeune juive, mère de Jésus, devient la Vierge, mère du Fils, Immaculée Conception qui connaît l'Assomption. Il aura fallu 20 siècles pour la « montée » et la « construction » d'une personne en personnage, puis en mythe. Comment ? C'est ce dont traite ce livre : Marie insérée dans l'histoire des faits, des idées, des Eglises.
    Après les nombreux ouvrages confessionnels, théologiques ou consacrés à l'art, cet « autre regard sur Marie » montre comment, dans des contextes politiques et religieux successifs, le personnage de Marie a été façonné à partir des textes des Evangiles et de récits apocryphes.
    Apparaissent dans cette « saga » les grands personnages masculins qui ont signé dogmes et lois, papes, empereurs et rois, comme les femmes, fondatrices de congrégations, témoins d'apparitions notamment.
    Le père Dujardin, dans sa préface, relève avec justesse le ton et la sobriété respectueuse de l'auteur, jusque dans la présentation et l'explication des dogmes. L'écriture révèle la volonté de la neutralité religieuse, les Eglises répondent à des contextes précis, tant dans une période que dans une région.

  • Sous l'angle de la relation « mère-fils », le livre retrace le rôle de Jeanne d'Albret, la « reine huguenote », dans l'éducation et la vie publique d'Henri IV. Il permet de mieux comprendre sa personnalité et son époque, deux ou trois générations après les débuts de la Réforme. Partagé entre le protestantisme de sa mère et le catholicisme de son père et de la cour, la Saint-Barthélemy le fera choisir la Réforme. Il est alors roi de Navarre, chef incontesté des troupes protestantes pendant les guerres de religion. Mais seul successeur au trône royal, il abjure en 1593. Le roi va dès lors suivre la voie de la paix religieuse par l'Édit de Nantes (1598) et militaire par le traité de Vervins (1598). Entouré de ministres, pour la plupart huguenots, dont Sully, Henri IV s'attache à redresser la France socialement et économiquement. Dans nombre de ses actes, les marques de la Réforme sont perceptibles, mais il prendra le recul nécessaire pour faire régner la paix. La politique d'Henri IV se distingue de celle de sa mère, mais aussi des leçons des chefs huguenots ou de la théologie sévère des hommes d'Eglise réformés : il ouvre une nouvelle voie pour conjuguer la tolérance en politique. En 1610, la France pleure le « roi de paix », mais qui comprend alors que ce début de XVIIème siècle voit disparaître un roi visionnaire, précurseur de conquêtes futures : la liberté de conscience, de pensée et la distinction entre foi privée et loi publique.

  • Fidèle à sa méthode historico-critique, qui replace les récits de la Bible dans le contexte historique, géographique et économique du Proche-Orient ancien et s'appuie sur le décryptage des textes à la lumière des recherches actuelles sur l'Ancien Testament, Nicole Vray s'attache dans son nouvel ouvrage à la figure de Moïse et aux livres de l'Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome.
    Une biographie qui reprend tous les épisodes de l'itinéraire du premier prophète du judaïsme, de la naissance en Égypte jusqu'à sa mort, aux portes du « pays de lait et de miel », avec en filigrane une question : Moïse, à qui seront accordés tous les attributs du pouvoir sur un peuple, est-il roi ?
    En annexe, cartes, repères chronologiques et index aideront le lecteur pour la compréhension des noms, des lieux ou des périodes de l'histoire.


  • de théodore monod, on connaissait la passion du désert, l'insatiable curiosité scientifique, la fermeté des engagements humanitaires, politiques ou écologiques.
    mais il restait un livre à écrire sur sa pensée religieuse. et nul auteur, à cet égard, n'était mieux placé que nicole vray, sa biographe, par ailleurs historienne du protestantisme. fils d'une longue lignée de pasteurs, théodore monod s'est volontiers confronté à l'étude du catholicisme, a côtoyé le judaïsme, cherché à comprendre le bouddhisme et dialogué longtemps et profondément avec l'islam. cependant, sa vie est restée un long cheminement de fidélité au protestantisme, dans lequel il a grandi.
    cet ouvrage est dépositaire de précieux textes - extraits de correspondance et témoignages du professeur monod comme de tous ceux qui l'ont côtoyé : louis massignon, amadou hampâté bâ, le père teilhard de chardin, albert schweitzer. toute une suite de "rencontres" et de documents pour la plupart inédits, que nicole vray met en perspective avec intelligence et complicité.

  • Insoumise et résistante, Catherine de Parthenay : née en 1554 en Bas-Poitou, élevée dans la Réforme et l'humanisme, cousine d'Henri IV, son premier mari est assassiné durant la Saint-Barthélemy. Elle épouse en secondes noces René Ier de Rohan dont elle aura cinq enfants dont celui qui sera Henri II de Rohan, gendre de Sully, compagnon d'armes d'Henri IV et dernier grand chef militaire protestant. Catherine de Parthenay assiste au premier siège de La Rochelle de 1572 et est sans doute présente lors de la signature de l'Edit de Nantes. A La Rochelle lors du Grand Siège de 1627 Richelieu la qualifiera de « l'âme de la résistance ». A la fin de ce siège elle est emprisonnée; libérée en 1629, elle meurt en 1631. Cette femme politique, huguenote intransigeante et passionnée fit l'admiration de toute l'élite européenne et suscita l'attachement des populations bretonnes et poitevines. Elle fut également une femme de grande culture qui nous a laissé nombre d'écrits empreints de son protestantisme et de sa rigueur.

  • Un choix de personnalités féminines qui ont marqué l'histoire des Eglises catholique et protestante, sans être toujours reconnues officiellement. A travers leurs portraits, N. Vray rend hommage à ces figures plus ou moins connues : Thérèse d'Avila, Elisabeth d'Angleterre, Jeanne de Chantal, Marie Durand, Bernadette Soubirous, etc.

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