Max Gallo

  • « J'aime l'histoire de France, cette immense forêt. Voilà plus de cinquante années que je la parcours. Je connais les massifs qui la composent et les essences diverses qui la peuplent. Chaque lettre est comme un massif forestier, chaque fait ou personnage retenu, est un arbre. Je n'ai pas choisi systématiquement les plus connus. Au contraire, j'ai voulu qu'on découvre des frondaisons oubliées, des troncs trop vite abattus et auxquels il faut rendre leur place, leur grandeur, leurs racines. On pourra donc s'étonner, là, de se trouver face à face avec un personnage que chacun croit connaître, et là, tout à coup, de se heurter à un inconnu ou d'être enveloppé par l'ombre d'une vaste ramure. Mais cette diversité rassemblée dans une même et indestructible forêt, c'est cette France dont je suis amoureux, que je ne me lasse pas de contempler et de parcourir. » Max Gall ;

  • 6 heures du matin, le 30 juin 1934. La pension tranquille de Bad Wiessee où dorment les chefs des Sections d'assaut est cernée. Les fidèles de Hitler, sa force de frappe, ses compagnons des temps de combat, sont désormais des hommes à abattre. Hitler en personne dirige ce règlement de comptes, l'arme au poing. Dans la nuit du 29 au 30 juin, dans la chaude journée d'été qui suit, les exécutions, les assassinats se multiplient dans toute l'Allemagne. Ernst Röhm, le chef d'état-major de la SA, l'allié des heures sombres, l'homme que le Führer tutoyait, en est la plus illustre victime. Heure par heure, Max Gallo restitue cette« Nuit des longs couteaux » qui vit triompher les SS et s'établir définitivement la dictature nazie. Interrogeant archives et témoins, retournant sur les lieux de l'action, il restitue l'atmosphère d'angoisse et de terreur, il éclaire les rivalités, les calculs politiques, les trahisons qui ont conduit à cette purge meurtrière. Un récit qui démonte le mécanisme infernal du IIIe Reich.

  • Le grand Jaurès

    Max Gallo

    Dans la France de la Belle Époque, Jean Jaurès fut l'homme de tous les combats : il soutint la grève des mineurs de Carmaux, dénonça les « lois scélérates » de 1894, prit la défense du capitaine Dreyfus, fonda le journal L'Humanité, et s'opposa de toutes ses forces à la guerre.
    Max Gallo, avec érudition et passion, reconstitue jour après jour l'existence de Jaurès. L'enfant qui grandit dans la campagne du Tarn, l'étudiant exceptionnel, rival d'Henri Bergson, dans le Paris des années 1880, le mari fidèle, le jeune député et le tribun inlassable, et l'homme de tous les jours, celui qui mangeait comme un paysan et crachait dans son mouchoir. Sans oublier, bien sûr, l'homme assassiné, un funeste 31 juillet 1914...
    « Cet homme-là, Jaurès le socialiste, qui ne fut même pas secrétaire d'État, il est toujours là, présent, presque familier. ».
    Max Gallo

  • Henri IV

    Max Gallo

    Ce roi que l'on voulait abattre...

    Il est le roi de France et de Navarre qui a voulu dépasser les clivages et faire vivre ensemble catholiques et protestants. Il en est mort.
    Le vendredi 14 mai 1610, Jean-François Ravaillac, catholique exalté, poignarde le souverain dans son carrosse, rue de la Ferronnerie. Il voulait en finir avec « cet hérétique paillard, parjure et renégat » dont la conversion n'était que façade.
    Henri IV, béarnais vigoureux, grand amateur de chasse, imbattable au jeu de paume et fou de femmes, n'aura eu de cesse de consolider l'État, d'administrer une saine justice et d'éviter que la France sombre dans la guerre civile. L'Histoire retiendra de ce grand roi qu'il était celui de tous les français, apôtre infatigable de la tolérance et de la concorde.

  • 1941 ; la vague nazie a balayé l'Europe.
    En Angleterre, la contre-attaque s'organise. Mais pour l'instant, les civils sont fauchés par les bombardements, les résistants sont trahis par le régime de Vichy, les soldats alliés se battent sur tous les fronts et, à l'Est, les appels à la haine et les massacres de juifs ont débuté. Le 22 juin, les troupes allemandes envahissent la Russie. Le 7 décembre, les japonais attaquent la base américaine aéronavale de Pearl Harbor.
    Les États-Unis s'engagent dans la Deuxième Guerre mondiale. Le monde prend feu.

  • Grande figure militante du socialisme, brillante oratrice et théoricienne hors pair, Rosa Luxemburg a fondé avec Karl Liebknecht, en 1918, la ligue Spartakus, mouvement marxiste révolutionnaire.

    Sa vie durant, elle n'a eu de cesse de dénoncer les nationalistes et la dérive guerrière jusqu'à son cruel assassinat - le crâne défoncé à coups de crosse et son corps jeté dans un canal -, le 15 janvier 1919. Bertolt Brecht, jeune poète de vingt-et-un ans écrivit alors : « Rosa-la-Rouge aussi a disparu. Elle avait dit aux pauvres la vérité. Et pour cela les riches l'ont assassinée. » Joignant son talent d'écrivain à une érudition certaine, Max Gallo retrace avec brio le destin tragique de cette femme exceptionnelle.

  • 1917, une passion russe

    Max Gallo

    À la fin de décembre 1916, Raspoutine avait lancé cet avertissement au tsar Nicolas II :
    « Pas un des membres de votre famille ne restera vivant plus de deux ans. Le peuple russe les tuera ! » Dans cet ouvrage, Max Gallo nous fait vivre cette révolution fulgurante qui s'appuie sur la désespérance d'un peuple affamé et violenté par un pouvoir tsariste autocratique.
    Pendant ces jours de fièvre, on chante La Marseillaise. Mais peu à peu, c'est le portrait d'un Lénine froid et calculateur qui se dessine derrière les promesses faites au peuple : l'inspirateur implacable d'une « dictature du prolétariat », que Staline tournera à son seul profit, installant l'un des régimes totalitaires les plus sanguinaires que l'humanité ait connus.

  • 1774, le jeune roi Louis XVI monte sur le trône sous les acclamations. Le 21 janvier 1793, moins de vingt ans après, il est guillotiné sur la place de la Révolution.

    Longtemps, Louis XVI oscille entre fermeté et faiblesse devant le vent de liberté qui souffle sur le royaume. Et si le peuple aime son roi, il a très faim, il est écrasé d'impôts, il entend Voltaire, Mirabeau, Danton, Robespierre appeler à la justice, puis à l'action et à la révolte...

    Peuple, philosophes, bourgeois, clergé, nobles, roi, tous, finalement, seront emportés par la tempête de la violence. « Comme un fleuve en crue sorti de son lit et qui dévaste les champs qu'il avait d'abord irrigués, la Révolution a recouvert de sang ce qu'elle avait créé », écrit Max Gallo. Un récit exaltant et fondateur du séisme majeur de notre Histoire.

  • Napoléon a trente ans ce en mois de novembre 1799. Il est Premier consul. Dans cinq ans, il sera Empereur des Français. « Joseph, si notre père nous voyait », murmurera-t-il à son frère aîné lors du sacre. Un an encore et il s'écriera, dans le soleil d'Austerlitz : « Soldats, je suis content de vous ! » Voici la course légendaire. A la suivre jour après jour, on mesure la tension, la lucidité, la volonté, l'énergie, le génie, qu'il a fallu à Napoléon pour franchir les obstacles. Les complots grouillent. Cadoudal le royaliste veut le tuer. L'Angleterre, l'Autriche, la Russie veulent l'abattre. Il faut l'emporter, sinon tout s'effondre. C'est à chaque fois quitte ou double. Au désastre de Trafalgar répond la victoire d'Austerlitz. Et demain ?
    Max Gallo suit Napoléon pas à pas. De cet homme dévoré par l'action, il ne dissimule rien. Multiple, fascinant, brutal et séducteur, conquérant, Napoléon apparaît proche, lucide, humain. « Il remue les âmes », disait de lui de Gaulle. Et le livre de Max Gallo rend à l'épopée ce tremblement de la vie. Napoléon cesse d'être une statue. ll redevient cet homme jeune qui s'élance à cheval, pour vaincre ou périr.

  • « Ce livre est sans doute le meilleur qui ait jusqu'ici paru en France pour retracer parallèlement la montée, l'évolution, enfin la chute du fascisme et la psychologie du chef qui le marque de son empreinte. Sur de nombreux points, ce livre sera une révélation, même pour des esprits informés. » Le Monde La voix du Führer, la puissance de la Wehrmacht et les crimes du nazisme ont rejeté au second plan les précurseurs italiens et le fascisme. Pourtant, lorsque Hitler prend le pouvoir en 1933, l'homme fort en Europe, c'est bien Benito Mussolini, et ce depuis onze ans déjà. Pour comprendre l'Italie, son passé et son présent, il faut connaître le fascisme, mais aussi le destin de celui qui l'a porté : le Duce, cet homme parti de rien et qui marqua son temps. C'est donc une histoire complète et vivante des deux décennies fascistes que Max Gallo brosse ici, de la Marche sur Rome à la chute du Duce.

  • 1943, année décisive. La guerre bat son plein : Stalingrad est de nouveau entre les mains des Russes, Rommel cède du terrain en Afrique... L'armée allemande semble enfin ébranlée, et un espoir timide s'éveille dans toute l'Europe. Mais pendant ce temps, les trains continuent de rouler vers Auschwitz.
    1943, temps des alliances et des trahisons. Mais malgré les souffrances, on se prend à se laisser porter par le souffle de la victoire.

  • Armand Jean du Plessis de Richelieu n'aurait jamais dû devenir cardinal. Voué au métier des armes, il hérite pourtant, à 23 ans, du petit évêché de Luçon. Dès lors, il fait preuve d'une détermination et d'une ambition infinies pour accéder à la Cour, à la dignité de cardinal, et finalement au Conseil du roi.
    Demeurer au faîte des honneurs et du pouvoir, c'est être capable de déjouer les cabales, d'écarter les ennemis du royaume, de mener des guerres. Et surtout, de séduire Louis XIII, homme insaisissable, hésitant et susceptible, qui peut, à tout instant, décider du sort de son plus proche conseiller.
    L'histoire de Richelieu est aussi celle de son roi. Et c'est grâce à ce couple qu'ils formaient que Richelieu, serviteur de la grandeur de la France, est entré dans la légende.

  • en 1809, après austerlitz, iéna, wagram, il est le maître.
    l'homme à la redingote grise soumet les rois et conquiert les femmes. il a fait roi d'espagne son frère joseph et baptisé roi de rome le fils que lui donne l'autrichienne marie-louise. il commande à la moitié de l'europe, défie le pape lui-même à propos du blocus continental. nous suivons napoléon pas à pas. amant impérieux de marie walewska et mari attentionné de marie-louise, il voudrait retenir l'histoire, ne pas avoir à s'engager contre le tsar.
    mais il est emporté. " la guerre aura lieu malgré moi, malgré lui. " il réunit une armée de cinq cent mille hommes et, en juin 1812, il franchit le niémen.

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  • 1890. Ils sont trois. Trois à quitter leur terre de montagnes et d'oliviers, cette terre sèche et pierreuse où l'on vient d'ensevelir leur mère. Cette terre qui donne faim. Cette terre qui jette, par centaines, par milliers, ses enfants sur les routes.
    L'aîné, Carlo, marche devant. Fier, dur, décidé. Le deuxième, Vincente, vient ensuite. Puis Luigi qui peine, du haut de ses dix ans.
    Les frères Revelli ne s'arrêteront pas avant Nice. S'ils cheminent côte à côte, c'est déjà chacun pour soi. Vers cette Baie des Anges qui les accueillera peut-être et décidera de leur sort - heureux ou malheureux. De chantiers en maisons bourgeoises, d'illusions en concessions, la première génération de ces nouveaux Français trace, dans le sable niçois, le carrefour où se séparent les destins...

    Au sommaire :
    La Baie des Anges.
    Le Palais des fêtes.
    La Promenade des Anglais.

  • Au nom d'une « certaine idée de la France », Charles de Gaulle unit, dès l'enfance, son destin à celui du pays. De la Belle Époque aux lendemains de Mai 68, l'homme se confond avec son pays. Or, « le plus illustre des Français » est aussi le premier chef d'État français dont le parcours aura été très largement photographié et filmé. Raconter la vie de De Gaulle en images, comme le fait ce livre, c'est aussi raconter près d'un siècle d'histoire de la France, et notre entrée dans la modernité.
    Près d'un millier de clichés, certains quasi inconnus, d'autres patrimoniaux, sur lesquels figure toujours Charles de Gaulle : de Lille à Londres, d'Alger à Paris, de Colombey à l'Élysée, le lecteur suit l'épopée de l'officier non-conformiste qui libéra la France et fonda la Ve République. Mais, à travers lui, c'est tout le XXe siècle qui se donne à voir et à comprendre.

  • 1918. Paris est en liesse. Les troupes s'apprêtent à défiler sur les Champs-Élysées pour célébrer la Victoire.
    Après l'armistice du 11 novembre, cinq terribles années de guerre se clôturent enfin, cinq années qui ont vu l'apparition des armes chimiques, la généralisation des bombardements, l'enlisement des armées. Et qui ont fait dix millions de morts...
    Depuis août 1914, que le chemin fut long pour entrevoir cette paix ! Alors que la guerre semblait sans issue, que politiques et généraux se disputaient pouvoir et décisions, un homme avait foi en la vaillance des soldats, au nom d'une certaine France, au nom de la République. Cet homme, c'était Clemenceau.
    La « der des der » s'achève. Les frustrations et la soif de vengeance vont former un terreau qui nourrira le XXe siècle...

  • L'année 1942 est celle qui incarne le paroxysme de la Seconde Guerre mondiale. Le projet qu'Hitler défendait dans Mein Kampf est en marche avec l'industrialisation de l'extermination des juifs (en France, le 28 mai, le port de l'étoile de David est rendu obligatoire ; la rafle du Vel'd'hiv a lieu le 16 juillet). La solution finale est appliquée aux Tziganes. L'armée allemande intensifie son effort de conquête (invasion de la « zone libre » du sud de la France, avancée en territoire soviétique jusqu'à Stalingrad). C'est aussi l'année qui voit le conflit se mondialiser : tous les continents sont touchés (le Japon et les États-Unis sont entrés en guerre à la fin de l'année précédente, l'Afrique du Nord verra le débarquement des forces libres). Mais, alors que l'année touche à sa fin, l'Allemagne s'essouffle et le camp des alliés s'organise : De Gaulle, Churchill, Staline et Roosvelt préparent la riposte. 

  • Paris, gare de l'Est, le 2 août 1914 : c'est la mobilisation générale.
    La veille, l'Allemagne a déclaré la guerre à la Russie, alliée de la France. L'Empire austro-hongrois est, dès le 28 juillet, entré en conflit contre la Serbie. L'engrenage des alliances, des ultimatums, des mobilisations, entraîne les nations dans une mécanique sanglante. Berlin est solidaire de Vienne. Paris, lié à Londres, soutient Saint-Pétersbourg. En quelques heures, toutes les grandes gares européennes ressemblent à la gare de l'Est.
    Tous ces hommes qui partent n'imaginent pas la boucherie qui les attend. Ni que cette guerre, annoncée brève et locale, deviendra la Première Guerre mondiale.

  • Janvier 1940 : c'est la « drôle de guerre » entre la France et l'Allemagne, une attente interminable conçue par Hitler comme un piège dans lequel les armées alliées s'enlisent. En mai, c'est la « guerre éclair », l'assaut, et la France s'écroule comme un château de cartes. C'est l'abîme, l'étrange défaite. Et tous sont coupables. Ces généraux français enfermés dans leur passé. Ces hommes politiques profitant de la défaite pour régler leurs vieux comptes. Hitler qui jubile, Rommel qui fonce avec ses panzers. Le maréchal Pétain, appelé comme un sauveur, qui sollicite l'armistice. Et pourtant l'espérance se lève, au creux même du désastre. Le général de Gaulle clame le 18 juin : « La flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre ». Elle ne s'éteindra pas...

  • Louis Capet ci-devant Louis XVI, roi de France, est monté sur l'échafaud, le lundi 21 janvier 1793. Ce sang royal répandu rend tout compromis impossible. La république doit « vaincre ou mourir ». La Convention en appelle à la nation : « Aux armes, citoyens ! » Le danger est partout, aux frontières du pays comme à l'intérieur, où les différents partis se déchirent et bientôt s'entretuent. Pour un rien l'on devient suspect de traîtrise. La guillotine, ce « rasoir national », menace tout un chacun.

    La Terreur est à l'ordre du jour. À trop couler, le sang devient un fleuve emportant tout dans sa fureur. Marat, Danton, Robespierre, Montagnards, Jacobins, Girondins, Enragés et Indulgents, sont tour à tour acclamés, honnis, réhabilités, décapités. « La fièvre révolutionnaire est une terrible maladie. »

  • François 1er

    Max Gallo

    Le 25 janvier 1515, François Ier est sacré roi de France à Reims. Dès le mois de septembre, à Marignan, il devient Roi-Chevalier, et n'a de cesse d'imposer son autorité face à ses puissants voisins, notamment Charles Quint, son éternel rival.
    Il voue une réelle passion aux arts, aussi bien la peinture que les lettres, et permet à la Renaissance italienne de s'épanouir dans son royaume. Protecteur de Léonard de Vinci, il commande des oeuvres aux plus grands artistes.
    Roi bâtisseur, il agrandit le royaume tout en le parant de merveilles architecturales, comme Chambord ou Fontainebleau.
    Roi visionnaire, enfin, il repousse les frontières et construit les prémices de la centralisation. La France moderne est en passe de naître.

  • Cinquième et dernier volume de cette histoire de la Seconde Guerre mondiale.

  • « Dieu a voulu que je sois celui qui décide. J'étais l'empereur, romain et chrétien. » Au moment de remettre son âme entre les mains du Seigneur, Charlemagne n'éprouve ni peur, ni doute, ni anxiété. Tout au long de son règne, le roi des Francs a été le fervent défenseur de la sainte Église, et a converti à la foi tous les peuples qu'il a vaincus.
    C'est avec soin qu'il prépare sa comparution devant Dieu, confiant les principaux actes de sa vie à un jeune et talentueux lettré, Éginhard.
    À travers ce dialogue se révèle l'extraordinaire caractère de celui qui construira l'Empire chrétien et les fondements de l'Europe. Et l'on découvre le portrait d'un conquérant implacable mais aussi d'un fin réformateur, amoureux des arts, des lettres et des femmes.

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