Bandes dessinées / Comics / Mangas

  • L'initiation des jeunes garçons à l'inconnu de la féminité.

    Réalisé pour (A SUIVRE) au milieu des années 80 par Max Cabanes, Colin-Maillard inaugure en bande dessinée la description autofictionnelle de l'éveil à la sensualité. Composé de saynètes aux noms évocateurs « Roberta », « Bertille », « La Demoiselle », la série relate les premiers émois de Maxou - 9/10 ans - devant une cheville, une fesse ou un sein plus ou moins volontairement exposés à son regard effaré et goulu.
    Dessiné dans un style réaliste mais profondément généreux dans le trait comme la couleur, Colin-Maillard fut un choc graphique et émotionnel pour de nombreux lecteurs à sa parution. Il marque un jalon essentiel dans l'accès de la bande dessinée au statut d'Art mature.
    Complété de sa suite Maxou contre l'Athlète, et réédité dans le cadre des 40 ans de romans en bande dessinée chez Casterman, Colin-Maillard est encore aujourd'hui une parfaite description de l'initiation des jeunes garçons à l'inconnu de la féminité.

  • " Nous sommes chassés, parqués, isolés, je n'ai même plus le coeur d'en parler.
    J'en ris de lassitude. Dzino, au nom de mes frères et mes soeurs, dessine-nous un pays ! Fais-nous des racines, fais-nous un sol. Nos frontières actuelles se limitent à ce bistrot, Dzino. Ca te concerne, ça, non ? Je ressens comme un vertige "

  • Pré-publié à la fin des années 1970 dans le magazine (À suivre), avant d'être édité chez Futuropolis en format 30 x 40, cet introuvable de Forest et Cabanes revient enfin en librairie, dans une nouvelle édition luxueuse, en grand format. Avec cette adaptation libre et sensuelle du Roman de Renart, Forest restitue la truculence et la verve du texte médiéval. Les personnages, affublés de masques d'animaux, sont campés avec vigueur et verdeur, dans une langue savoureuse, qui mélange vieux français, argot, anglais et italien. Cabanes, très à l'aise avec cet univers, en rend toute la richesse et la subtilité, faisant preuve d'une maestria graphique à couper le souffle.

  • Dans le village des Merdouzills, la vie est simple, rythmée par les même gestes accomplis avec bonne humeur, jour après jour. Naissance au printemps , soirée autour du grand brasier, manger, boire et dormir sans jamais rien faire de pénible de ses huit doigts. Jean-Marie et Julienne, inséparables amis du matin au soir sont du lot, Merdouzilss jusqu'au bout du trognon.

    L'arrivée de Jonasthan au guidon d'un Byclo, vélo disponible à toutes les acrobaties, va bousculer les habitudes de ce petit monde. Le cycliste invétéré aurait découvert le grand trou à corniflure, substance irradiant l'intelligence à celui qui la consomme. C'est donc accompagnée de Sylvain, Suzette et Richard que la troupe de Merdouzills se met en marche vers la corniflure tant convoitée. Mais c'est un univers d'une diversité magique que les petits êtres vont alors découvrir : Jôles, Anti-Jôles, Mimamou, Béniouioui, Ricoucougne, et autres Chenapouilles les mèneront bien loin de leur cher village.

    Aidé par le Rêveur de Réalité, Julienne et Jean-Marie auront la lourde charge de retrouver la Crognote Rieuse. Seul cet être légendaire pourra contrer l'influence néfaste des Anti-Jôles, ces créatures qui menacent dans leur expansion d'étouffer la vie et d'anéantir le pays de nos Merdouzilss !

  • Nada

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    Ils sont six : Épaulard, l'expert vieillissant ; D'Arcy, l'alcoolique violent ; Buenaventura Diaz, le caméléon aux identités multiples ; Treuffais, le prof de philo désabusé ; le jeune Meyer, dont la femme folle finira bien par le tuer un de ces quatre ; et Cash, la putain auto-proclamée à l'intelligence troublante. Des profils aussi disparates que leurs passés respectifs. Pourtant, ensemble, ces paumés d'extrême gauche formeront le groupe « Nada ».
    Leur premier coup d'éclat : enlever l'ambassadeur américain, en visite discrète dans une maison close parisienne.
    Une opération aussi risquée exige audace et maîtrise. Mais si le gang de marginaux l'exécute sans coup férir, la suite ne sera pas si simple. Chargé de l'affaire, le rusé commissaire Goémond va mener une sanglante traque aux "anarchistes"... Entre morts inutiles, dégâts collatéraux et pressions politiques, les membres du groupe « Nada » s'apprêtent à passer les plus longues heures de leur existence... Avant quelle fin ?

  • Aimée a tout pour plaire aux notables de Bléville : jeune, belle et veuve, elle s'intègre rapidement dans la sociabilité de cette ville de province rongée par l'habituel cocktail d'histoires de fesses et d'histoires de fric qu'on garde entre soi. Aimée observe. Elle attend la crise inévitable, celle qui finit toujours par éclater. Alors elle pourra enfin jouer franc jeu avec tous ces pourris, et les faire payer, dans tous les sens du terme. Car ce que personne ne sait, c'est qu'Aimée est une tueuse professionnelle...

  • L'adaptation d'un roman de Manchette, pape du roman noir, par les auteurs de Fatale. On ne connaissait qu'une version inachevée de La princesse du sang, l'un des derniers romans de Jean-Patrick Manchette, avant que Doug Headline et Max Cabanes ? depuis auteurs de Fatale ? ne le mettent en images dans un diptyque aujourd'hui retravaillé, réuni en intégrale et agrémenté d'un dossier illustré.
    Pourtant, ce titre posthume est singulier dans l'oeuvre du maître du polar, puisqu'il entraîne le lecteur, sous fond d'espionnage et avec noirceur, dans les enjeux politiques et économiques de l'après-guerre.

  • 1950. Sur une plage de l'Atlantique, le kidnapping d'une petite fille tourne au massacre. Maurer, unique survivant de ce sanglant affrontement, disparaît en emmenant la fillette, Alba.

    1er janvier 1956. Une année de tempêtes commence... Comme tous les ans, la jeune photographe Ivory Pearl vient passer le réveillon en Normandie chez son protecteur, l'ancien officier de la Royal Air Force, Robert Messenger.

    À 27 ans, Ivy est une photographe célèbre pour ses reportages violents sur les champs de bataille et pour son mépris du danger. Mais Ivy est fatiguée et elle a décidé de passer l'année dans un endroit isolé. Elle s'y reposera de la violence en photographiant la nature.

    Pour des raisons connues de lui seul, Messenger profite de cette occasion et la persuade de partir à Cuba, dans la Sierra Maestria, impliquant Ivy à son insu dans une opération des services du contre-espionnage français visant à mettre hors course Aaron Black, trafiquant d'armes international et oncle d'Alba, qui a commandité le kidnapping de sa nièce 6 ans plus tôt.

  • Un gentleman farmer, détective malgré lui, épicurien à ses heures, escorté d'une gentille nymphomane : c'est elle qui va l'entraîner dans cette enquête où se mélangent l'étrange et le supra-normal.

  • Un polar sans concession, sur fond de complot, de contre-espionnage et de trafic d'armes . Ivy et Alba avancent sans répit à travers la Sierra Maestria, tandis que Victor tente de ralentir la marche des mercenaires lancés à leur poursuite pour les supprimer. Ivy n'a qu'une idée en tête : rejoindre La Havane et ramener Alba à son oncle Aaron Black, dont elle ignore l'implication dans la disparition de la fillette. Le second et dernier volet du polar sans concession de Manchette.

  • Il y a longtemps que je voyage.
    Depuis l'adolescence où j'ai commencé à sillonner Paris en tous sens. La jeunesse où j'ai arpenté l'ouest américain en compagnie de Jean-Claude Mézières. Ensuite, les reportages dans les pays de l'Est à l'époque où personne n'allait là-bas et qui ont nourri toute une partie de mon travail pour Enki Bilal. Les errances sur les cargos, dans les villes sud-américaines ou au Cap Nord pour écrire d'autres récits...
    A un moment s'est imposée à moi la nécessité de boucler ma boucle. Pour savoir jusqu'où pouvait me mener mon étrange besoin de mouvement, il me fallait faire le tour du monde. Ce désir, où se mêlait le goût de l'enquête, de la fiction, du rêve, de l'indignation, du danger parfois aussi, m'a mené en 1992 durant plusieurs mois de Bucarest à Léningrad et au-delà, via la Turquie, Bombay, le Bengla Desh, les frontières cambodgiennes, la Chine, Tokyo, les Etats-Unis que je connaissais bien, les Caraïbes que je ne connaissais pas, les bords de la Baltique que je redoutais...
    De mon périple, est sorti un album un peu étrange. Mais pas plus étrange que mon voyage et ce que j'y ai découvert : par exemple, que ce qui fait le plus, et le plus vite, le tour du monde, c'est l'ARGENT, et ceux qui le manipulent. Car par certains côtés, " L'homme qui fait le tour du monde " est deux. Moi. Et l'autre. Roscoe K. Stockman, l'insaisissable, le redoutable homme d'affaires multimilliardaire que j'ai pisté dans son incessant parcours du globe.
    Au lecteur de le découvrir à notre suite.

  • Quand on se déplace à trois et en pleine nuit, qu'on ne mange que des yaourts (nature), qu'on porte des bagues bizarres, qu'on ne parle à personne... il vaut mieux éviter les petits villages et leurs vieilles dames, et être copain avec Bellagamba. Si on veut éviter les gros ennuis, bien sûr.

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