Langue française

  • Les lettres de Maurice Blanchot à François Dominique, qui éclairent un des derniers projets éditoriaux de Blanchot ; dossier « Maurice Blanchot. Écriture et pouvoir », interrogeant, au-delà du rapport que Blanchot entretient avec le ou la politique, ce qui, dans son oeuvre, fait politique ; une lettre inédite de Blanchot sur la révolution cubaine ; les années 68 de Blanchot...


    Fondés par Monique Antelme, Danielle Cohen-Levinas et Michael Holland (comité scientifique : Geoffrey Bennington, Michel Deguy, Marguerite Derrida, Kevin Hart et Jean-Luc Nancy), les Cahiers Maurice Blanchot sont nés d'un unique et pressant souci : celui d'encourager et d'enrichir la lecture de ce grand écrivain du XXe siècle, mort en 2003, et qui, pour des raisons où se nouent quelques-uns des conflits et contradictions de ce siècle tout en fractures, demeure souvent mésestimé et d'un accès réputé difficile.
    C'est que, à toutes les époques où elle s'est donnée à lire, on peut dire que l'écriture de Maurice Blanchot dérange, au point de s'attirer de la part de contemporains chez qui la bonne foi n'est pas toujours en évidence, une réputation d'illisibilité ou d'inactualité. Qui plus est, résolument solitaire, en retrait par rapport à l'événement et refusant d'entrer dans le petit jeu de la notoriété, Blanchot semble avoir tout fait pendant sa vie pour qu'une oeuvre déjà réfractaire aux catégories reçues, perde son profil avec le temps qui passe, tendant elle-même de plus en plus à passer inaperçue.
    Sans chercher à ignorer ce qui dans cette oeuvre la voue à la discrétion, mais nullement enclins à l'encenser purement pour ce qu'elle fut, les Cahiers Maurice Blanchot partent du principe que, par le dévouement à toute épreuve à la littérature qui l'informe, cette oeuvre s'est introduite par effraction au coeur du temps qui passe comme cela même qui refuse de passer : une interrogation persistante dont la singulière actualité ne cesse d'interpeller notre époque dans chacun des domaines qui la définissent : politique, philosophie, éthique, culture.

  • Dossier « Blanchot et le récit » ; série d'études consacrées à la photographie et aux relations entre Blanchot et Jean-Luc Nancy d'un côté, Philippe Jaccottet de l'autre ; nouvelle livraison de « L'Archive introuvable » ; poème de Michel Butor...

    « Peut-il y avoir un récit pur ? » À cette question, posée par Maurice Blanchot en 1954, celui-ci avait déjà cherché à répondre en écrivant, entre 1948 et 1953, un « triptyque » de récits : L'Arrêt de mort (1948), Au moment voulu (1951), Celui qui ne m'accompagnait pas (1953). De l'un à l'autre, la narration s'est vue progressivement allégée de « l'épaisseur romanesque » à l'intérieur de laquelle le récit s'est enfoui à l'époque moderne, et que les propres romans de Blanchot avaient alourdie parfois à outrance.
    Toutefois, aller du roman au récit pour Blanchot, c'était moins épurer l'acte narratif que dégager pleinement ce qui rend cet acte imperfectible et de ce fait, interminable. Si narrer donne lieu à un mouvement que le roman ne maîtrisait pas et ne pouvait que subir, ce mouvement représente pour le récit un seul et unique événement, qu'il a pour tâche de rendre présent en le racontant. Tâche vouée à l'échec, mais qui se renouvelle sans cesse, et à laquelle le « pas de récit, plus jamais », proféré au tournant même qui rendait au récit ses pleins droits, ne met pas fin, la proclamant au contraire dans toute sa pérennité.
    À ce genre impossible nous avons demandé à plusieurs auteurs déjà connus pour leurs travaux autour de la fiction de Blanchot de proposer une approche. Trois parmi eux ont été attirés par ce texte-charnière que demeure « Un récit ? » devenu La Folie du jour. Les autres ont élargi le champ de la recherche, l'ouvrant à d'autres textes et aux questions que le récit soulève, et allant parfois jusqu'à l'au-delà du récit qu'occupent des textes tels que Le Dernier homme (1957) et L'attente l'oubli (1962), fictions où leur auteur s'apprête à franchir le pas entre narration et pensée. Et cependant, rappel que le récit ne quitte jamais le domaine de l'image, c'est par la fiction qu'un de ces auteurs a décidé de se mesurer à l'exigence inépuisable du genre.
    Ce numéro des Cahiers Maurice Blanchot comporte aussi une série d'études consacrées à la photographie et aux relations entre Blanchot et Jean-Luc Nancy d'un côté, Philippe Jaccottet de l'autre, ainsi qu'une nouvelle livraison de « L'Archive introuvable ». Il s'ouvre sur un poème du regretté Michel Butor, compagnon de route de Maurice Blanchot à deux moments décisifs de notre histoire : le projet d'une Revue internationale, Mai 68.
    Danielle Cohen-Levinas Michael Holland Fondés par Monique Antelme, Danielle Cohen-Levinas et Michael Holland (comité scientifique : Geoffrey Bennington, Michel Deguy, Marguerite Derrida, Kevin Hart et Jean-Luc Nancy), les Cahiers Maurice Blanchot sont nés d'un unique et pressant souci : celui d'encourager et d'enrichir la lecture de ce grand écrivain du XXe siècle, mort en 2003, et qui, pour des raisons où se nouent quelques-uns des conflits et contradictions de ce siècle tout en fractures, demeure souvent mésestimé et d'un accès réputé difficile.
    C'est que, à toutes les époques où elle s'est donnée à lire, on peut dire que l'écriture de Maurice Blanchot dérange, au point de s'attirer de la part de contemporains chez qui la bonne foi n'est pas toujours en évidence, une réputation d'illisibilité ou d'inactualité. Qui plus est, résolument solitaire, en retrait par rapport à l'événement et refusant d'entrer dans le petit jeu de la notoriété, Blanchot semble avoir tout fait pendant sa vie pour qu'une oeuvre déjà réfractaire aux catégories reçues, perde son profil avec le temps qui passe, tendant elle-même de plus en plus à passer inaperçue.
    Sans chercher à ignorer ce qui dans cette oeuvre la voue à la discrétion, mais nullement enclins à l'encenser purement pour ce qu'elle fut, les Cahiers Maurice Blanchot partent du principe que, par le dévouement à toute épreuve à la littérature qui l'informe, cette oeuvre s'est introduite par effraction au coeur du temps qui passe comme cela même qui refuse de passer : une interrogation persistante dont la singulière actualité ne cesse d'interpeller notre époque dans chacun des domaines qui la définissent : politique, philosophie, éthique, culture.
    Voir aussi Paul-Emmanuel Odin : L'absence de livre - Gary Hill et Maurice Blanchot ; Céline Guillot : Inventer un peuple qui manque : que peut la littérature pour la communauté ? - Blanchot, Bataille, Char, Michaux, Nancy, Agamben.

  • Les Cahiers Maurice Blanchot entendent encourager et enrichir la lecture d'un grand écrivain du XXe siècle qui demeure souvent mésestimé et d'un accès réputé difficile, dont l'écriture dérange et interpelle notre époque dans chacun des domaines qui la définissent, politique, philosophie, éthique, culture.

  • Les actes d'une journée d'étude consacrée à Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy lecteurs de Maurice Blanchot, et au passé politique de Blanchot, une lettre inédite d'Emmanuel Levinas à Maurice Blanchot prolongeant le dossier sur « Blanchot et les questions juives », une nouvelle rubrique « L'Archive introuvable »...
    Le présent Cahier vise à accompagner la Journée d'études consacrée à deux grands lecteurs de Maurice Blanchot : Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy. En publiant ici même les textes de cette journée, nous souhaitons poursuivre la réflexion et faire se dialoguer ensemble des auteurs, spécialistes ou non de Blanchot, pour qui cette oeuvre ne cesse de tracer un chemin infatigable au travers une multitudes d'expérience de pensée. Selon l'impact que nous lui connaissons, l'oeuvre de Maurice Blanchot suscite aujourd'hui un indéniable intérêt qui n'est pas sans soulever quelques polémiques dominées par ce qu'il est convenu d'appeler le passé politique de Blanchot. Nouvelle donne, nouveaux soubresauts. Le passé politique de Blanchot n'en finit pas de revenir sur le tapis. Réponse, questionnement ou sollicitation ? La réflexion ne saurait certes se poser dans les termes qui sont ceux d'une soi-disant oeuvre de vérité historique. Non que les arguments déployés ici et là ne puissent s'ordonner en une indéniable logique historique, mais cette logique ne peut prétendre détenir les clés d'un supposé verdict, à la fois juste et définitif.
    Un texte de Danielle Cohen-Levinas accompagnant une lettre inédite d'Emmanuel Levinas à Maurice Blanchot vient prolonger (provisoirement) le dossier sur « Blanchot et les questions juives » que nous avons ouvert dans le dernier numéro des Cahiers. Enfin, nous inaugurons notre rubrique « L'Archive introuvable », qui formera un lien entre la revue et le blog des Cahiers Maurice Blanchot qui vient d'être créé : bloglescahiersmauriceblanchot.blogspot.fr.
    Dans les prochains numéros des Cahiers on trouvera des dossiers sur Blanchot et Bataille et sur Blanchot et le récit.
    Danielle Cohen-Levinas Michael Holland Fondés par Monique Antelme, Danielle Cohen-Levinas et Michael Holland (comité scientifique : Geoffrey Bennington, Michel Deguy, Marguerite Derrida, Kevin Hart et Jean-Luc Nancy), les Cahiers Maurice Blanchot sont nés d'un unique et pressant souci : celui d'encourager et d'enrichir la lecture de ce grand écrivain du XXe siècle, mort en 2003, et qui, pour des raisons où se nouent quelques-uns des conflits et contradictions de ce siècle tout en fractures, demeure souvent mésestimé et d'un accès réputé difficile.
    C'est que, à toutes les époques où elle s'est donnée à lire, on peut dire que l'écriture de Maurice Blanchot dérange, au point de s'attirer de la part de contemporains chez qui la bonne foi n'est pas toujours en évidence, une réputation d'illisibilité ou d'inactualité. Qui plus est, résolument solitaire, en retrait par rapport à l'événement et refusant d'entrer dans le petit jeu de la notoriété, Blanchot semble avoir tout fait pendant sa vie pour qu'une oeuvre déjà réfractaire aux catégories reçues, perde son profil avec le temps qui passe, tendant elle-même de plus en plus à passer inaperçue.
    Sans chercher à ignorer ce qui dans cette oeuvre la voue à la discrétion, mais nullement enclins à l'encenser purement pour ce qu'elle fut, les Cahiers Maurice Blanchot partent du principe que, par le dévouement à toute épreuve à la littérature qui l'informe, cette oeuvre s'est introduite par effraction au coeur du temps qui passe comme cela même qui refuse de passer : une interrogation persistante dont la singulière actualité ne cesse d'interpeller notre époque dans chacun des domaines qui la définissent : politique, philosophie, éthique, culture.
    Voir aussi Paul-Emmanuel Odin : L'absence de livre - Gary Hill et Maurice Blanchot.

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