Marc Chaveau

  • Faim de cycle

    Jean-Marc Chavot

    Ce roman historique plonge d'entrée le lecteur dans l'atmosphère électrique du départ du Tour de France 1914, le jour de l'assassinat de Sarajevo qui va précipiter l'Europe dans la guerre.
    Deux cyclistes amateurs testent leurs vingt ans sur les routes du Tour, sans imaginer un seul instant que ce pourrait être leur dernier. Maurice Guignon, issu d'une famille ouvrière, timide à l'excès, subit les affres du prétentieux Ernest Bourdier, qui s'autoproclame « Général » du peloton.
    À peine le Tour bouclé, les voilà affectés « quelque part dans les Vosges », captifs d'un conflit dont ils sont les pantins. Avec les soldats de leur bataillon, ils évoquent la vie d'avant, leurs amours, réinventent le monde pour lutter contre l'ennui qui ronge les Poilus. Mais il faut défendre la cote 316, quel qu'en soit le prix, se soumettre aux assauts imposés par les gradés avides de gloire.
    L'espoir, Maurice l'entrevoit pourtant. Son passé d'ouvrier dans la métallurgie lui vaut d'être affecté à la Compagnie des Forges. En quelques mois, il prend les rênes de l'entreprise dont il révolutionne l'outil industriel. La guerre se gagne aussi à l'arrière.
    De passage à Paris en 1917, il croise une vieille connaissance du Tour, le « Général », dont le corps a été démembré par un obus, et l'esprit obscurci par la dépression.
    Maurice se fixe alors pour mission de sortir Ernest du gouffre en lui redonnant goût à la vie. Le vélo redevient dès lors le centre de leurs préoccupations et source d'espoir.

  • Trois artistes contemporains - Vera Molnar, Stéphane Couturier et Ian Tyson - sont invités au couvent de La Tourette, le temps d'une exposition, à faire dialoguer leurs oeuvres avec celle de Le Corbusier.
    Cette rencontre entre l'architecture de La Tourette et ces trois artistes, qui exposent des oeuvres choisies ou créées en fonction d'elle, renouvelle le regard sur le bâtiment à travers des approches, des techniques et des supports très différents :
    -les rythmes verticaux des oeuvres de Vera Molnar, peintre de l'abstraction géométrique, entrent délicatement en résonance avec les pans de verre ondulatoires de Xenakis ;
    -les sculptures puissantes et silencieuses de Ian Tyson, sur lesquelles vient jouer la lumière, font écho à la structure de béton du bâtiment ;
    -la vidéo du photographe Stéphane Couturier, de prime abord abstraite, se révèle peu à peu comme une architecture en mouvement.
    Dialogue pluriel dans lequel les rythmes, les volumes, le mouvement jouent avec l'architecture de Le Corbusier.

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