Marc Augé

  • Marc Augé, à qui l'on doit l'introduction des notions de non-lieux et de surmodernité, se confronte avec l'acuité qui lui est propre à des questions centrales relatives à l'humanité même de l'homme : le bonheur, la dignité, la confiance, l'augmentation préoccupante des inégalités. Ce volume, qui trouve dans le sens profond du partage de l'humanité générique habitant chacun d'entre nous son fil rouge, se présente comme une sorte de vade-mecum pour le temps présent.

  • « Quel âge avez-vous ? » Cette question, depuis quelque temps, me plonge dans l'embarras. D'abord pour ceux ou celles qui me la posent, parce qu'elle me semble témoigner d'une forme d'indélicatesse dont je ne soupçonnais pas l'existence. Ensuite parce que je dois réfléchir avant de répondre.

    La question de l'âge est une expérience humaine essentielle, le lieu de rencontre, entre soi et les autres, commun à toutes les cultures, un lieu complexe et contradictoire dans lequel chacun d'entre nous pourrait, s'il en avait la patience et le courage, prendre la mesure des demi-mensonges et des demi-vérités dont sa vie est encombrée. Chacun est amené un jour ou l'autre à s'interroger sur son âge, d'un point de vue ou d'un autre, et à devenir ainsi l'ethnologue de sa propre vie.

    Marc Augé.

  • Ce livre, qui se présente comme un petit traité de l'emploi du temps, met l'accent sur la nécessité de l'oubli.
    L'oubli est nécessaire à la société comme à l'individu. il faut savoir oublier pour goûter la saveur du présent, de l'instant et de l'attente, mais la mémoire elle-même a besoin de l'oubli. mêlant les références ethnologiques et littéraires, marc augé identifie trois formes de l'oubli qui sont autant de manières de vivre le présent.

  • Six essais, six sujets qui interrogent la surmodernité, et une question : comment se libérer du mythe ? Du rituel et de la passion sportive à la « nature » du paysage, en passant par l'espace public et les non-lieux de nos villes, l'adage selon lequel les amoureux sont seuls au monde, ou des considérations sur l'écriture, Marc Augé explore notre rapport au rite, à la nature, à l'amour et au temps.

  • Après La Traversée du Luxembourg, Un ethnologue dans le métro et Domaines et châteaux, Marc Augé poursuit son anthropologie du quotidien en explorant les non-lieux, ces espaces d'anonymat qui accueillent chaque jour des individus plus nombreux. Les non-lieux, ce sont aussi bien les installations nécessaires à la circulation accélérée des personnes et des biens (voies rapides, échangeurs, gares, aéroports) que les moyens de transport eux-mêmes (voitures, trains ou avions). Mais également les grandes chaînes hôtelières aux chambres interchangeables, ou encore, différemment, les camps de transit prolongé où sont parqués les réfugiés de la planète. Le non-lieu est donc tout le contraire d'une demeure, d'une résidence, d'un lieu au sens commun du terme. Dans ce livre, Marc Augé ouvre de nouvelles perspectives en proposant une anthropologie de la surmodernité qui nous introduit à ce qui pourrait être une ethnologie de la solitude.

  •  Quoi de plus familier que le métro ? Comment le regard ethnologique, accoutumé à nous rapporter les pratiques lointaines pourrait-il éclairer ce qui s'y joue ? Tel a pourtant été le pari de Marc Augé dans cet ouvrage qui révèle tout ce que le métro recèle de conventions, de rites et d'institutions.  Mais c'est aussi l'occasion d'une présentation buissonnière des principaux thèmes classiques de l'anthropologie, depuis le « fait social total » de Marcel Mauss, jusqu'à la question du symbolique, en passant par le problème de l'« individu moyen ». Le livre inaugural d'une « ethnologie du proche », devenu un classique.  Remise en vente avec nouvelle couverture. Ce livre a été publié dans la collection « bibliothèque du XXe siècle » chez Hachette Littératures en 1986 et en Pluriel en 2002.

  • A une époque où l'on parle à la fois de "mondialisation de la culture" et de " respect des différences ", l'anthropologie est plus que jamais nécessaire et possible.
    Elle est nécessaire pour analyser la crise du sens social généralisée à l'ensemble de la planète. Elle est possible dans la mesure où sa tradition, sa démarche et son objet (le rapport à autrui chez les autres) lui permettent de s'adapter aux changements d'échelle qui accompagnent l'accélération de l'histoire, le rétrécissement de la planète et l'individualisation des destins. Partant d'un réexamen des rapports de l'anthropologie avec l'histoire et d'une critique des théories qui privilégient les unes l'unité, les autres la pluralité des sociétés humaines, l'auteur examine quelques phénomènes caractéristiques de notre temps: les médias, la communication, le rituel politique, les cultes nouveaux ou renouvelés qui fleurissent sur tous les continents, l'espace chaque jour plus étendu des concentrations urbaines.

  • Cet éloge de la bicyclette passe par trois moments : le mythe, l'épopée et l'utopie. La bicyclette a une dimension mythique qui est à la fois individuelle et collective. Aujourd'hui le mythe en a pris un coup. Mais la bicyclette revient par la politique de la ville et son image est l'objet d'un regain d'enthousiasme. L'opération Vélib' reste insuffisante, mais elle ouvre une espérance.
    On peut se prendre à rêver et tracer les grands traits de la ville utopique de demain où les transports en commun et la bicyclette seraient les seuls moyens de déplacement en ville, et où la paix, l'égalité et le bon air régneraient dans le monde après l'effondrement des magnats du pétrole. On peut rêver d'un monde où les exigences des cyclistes feraient plier les puissances politiques.
    Cela n'est qu'un rêve et il faut redescendre sur terre. Le vélo nous apprend d'abord à composer avec le temps et avec l'espace. Il nous fait redécouvrir le principe de réalité dans un monde envahi par la fiction et les images.
    Le cyclisme est un humanisme et il ouvre à nouveau la porte du rêve et de l'avenir.

  • Ressuscité !

    Marc Augé

    2028 : on apprend qu'un homme décédé en 1978 à la suite d'un cancer vient d'être ressuscité par une équipe française qui, soutenue en secret par la présidence de la République, a pris une avance considérable dans le domaine de la cryogénisation, technique qui permet le refroidissement du cadavre jusqu'à - 196 °C, puis sa « réanimation ».

    Le héros de cette histoire, brillant universitaire né en 1940, est confronté au fait d'avoir à reprendre sa vie après une interruption d'un demi-siècle qui perturbe ou anéantit ses relations de parenté et d'amitié...

    Ressuscité ! est une farce politico-scientifique, dans le style de La Sacrée semaine, qui aborde frontalement les questions de la vie, de la mort et de l'avenir de l'humanité.

  • éloge du bistrot parisien

    Marc Augé

    • Payot
    • 25 Mars 2015

    Aucune ville au monde ne compte autant de bistrots au kilomètre carré que Paris. Ils sont une composante du spectacle de la rue. Avec le temps, les bistrots changent, comme la ville, dans le regard de celui qui vieillit. Résister à cette sensation, c'est continuer à vivre : telle est la leçon des bistrots parisiens, dont beaucoup sont nommés et décrits. Derrière les silhouettes de tel garçon de café, de telle serveuse ou de tel consommateur c'est la vie de Paris qu'on peut cerner comme sur une photo. L'éloge du bistrot, c'est l'éloge du paysage urbain auquel il participe, des « relations de surface » qui s'y tissent, de sa temporalité qui lui est propre (ex : happy hours, ouverture permanente, etc.). Le bistrot est un attrape souvenirs. Aller d'un bistrot à l'autre, c'est souvent voyager dans son passé. Dans ce livre, l'auteur évoque donc des souvenirs, rencontres ou expériences, mais aussi des références littéraires.

  • Qui donc est l'autre ?

    Marc Augé

    Anthropologue de grand renom, Marc Augé a toujours été préoccupé par la question de l'autre : l'autre individu, l'autre société, l'autre culturel, l'autre géographique. Dans ce livre, il entraîne son lecteur des stades des grandes villes aux lagunes de la Côte d'Ivoire ; il s'interroge sur le sens du cannibalisme, les rêves des Indiens du Venezuela ou la fonction des héros des séries américaines. Après plus d'un demi-siècle d'observations, il revient ici sur les relations entre le même et l'autre, telles qu'elles existent au sein de populations africaines ou amérindiennes, et telles qu'elles se dessinent de nos jours, dans le contexte de la mondialisation.
    L'art, la ville et son expansion galopante, mais aussi les nouvelles mobilités et l'essor des prosélytismes religieux, acquièrent, sous le regard de l'anthropologue, un sens inédit. Il faut savoir pratiquer "l'art du décalage" et se tenir au "carrefour des incertitudes" si l'on veut échapper à l'uniformité, à la fatalité qui voudrait que l'on soit tous les mêmes.

  • Il y a dans une vie des bonheurs soudains qui surgissent alors que le contexte ne semblait pas s'y prêter, mais qui existent malgré tout et qui tiennent bon, contre vents et marées, au point d'imprégner durablement la mémoire. Ces bonheurs sont des révélateurs : c'est lorsqu'ils disparaissent que leur nécessité s'impose à nous. Cloués sur un lit d'hôpital, nous mesurons le prix de la moindre promenade en ville. Ce sont des bonheurs modestes mais intenses : bonheurs de la rencontre - d'un visage, d'un paysage, d'un livre, d'un film ou d'un refrain, d'une altérité reçue et réinventée. Ils nous disent quelque chose du lien social et de la solitude, du passé et de l'avenir, de la relation aux autres, du corps et des sens, du rapport à l'espace et au temps, autrement dit de la constitution symbolique de l'être humain.
    Dans ce livre, Marc Augé, l'un des plus grands anthropologues contemporains, analyse la nécessité pour l'homme de ces « bonheurs malgré tout ». Son récit, nourri d'exemples personnels, esquisse au fil des pages un autoportrait anachronique, un journal de bord sans ordre qui instaure un dialogue avec le lecteur et le prend à témoin comme au fil d' une conversation.

  • Nous vivons un changement sans précédent : les technologies bouleversent notre rapport à l'espace, au temps, à la vie. À l'époque de l'ubiquité et de l'instantanéité, l'homme risque d'être victime des puissants instruments qu'il a mis au point et qui menacent de subvertir la relation de chaque individu avec les autres.
    Devant ces bouleversements, le réel épuise l'imagination et l'humanité renonce aux utopies d'hier.
    Nous, humains, prenons conscience d'appartenir à la même planète, au moment où anciens colonisateurs et colonisés sont appelés à affronter ensemble de nouveaux défis écologiques, démographiques, économiques et politiques.
    Dans ce livre éclairant, Marc Augé résume sa conception d'une anthropologie engagée dans le monde contemporain.
    Contre certaines idées reçues, il montre que les mouvements de population, les violences et les crises politiques auxquels nous assistons avec effroi et fascination n'annoncent pas le retour au Moyen Âge, mais au contraire sa fin définitive : ces soubresauts accompagnent la naissance d'une nouvelle société planétaire.

  • De disneyland au mont-saint-michel, de center parc aux châteaux de bavière, de paris à new york, la ronde du tourisme n'en finit pas de tourner.
    L'oeil rivé sur la caméra, les touristes transforment en images un monde lui-même envahi par les images.
    Ce qui met en mouvement ces touristes, pourtant, c'est peut-être la nostalgie du voyage de " découverte " que nous ne ferons jamais plus et qui aurait pu nous ouvrir l'espace de la rencontre et des autres, un voyage qui a tourné court et menace aujourd'hui de s'achever dans le stéréotype généralisé de la fiction urbaine.

  • - Depuis quelques siècles, le temps était porteur d'espérance. On attendait ainsi de l'avenir apaisement, évolution, maturation, progrès, croissance - ou révolution. Ce n'est plus le cas. L'avenir a pratiquement disparu.Un présent immobile s'est abattu sur le monde, défaisant l'horizon de l'histoire comme les repères des générations.D'où provient cette éclipse ? Pourquoi l'avenir s'est-il évanoui, dans les consciences individuelles comme dans les représentations collectives ? Existe-t-il des remèdes, des issues de secours ?Pour répondre, Marc Augé scrute, avec précision et clarté, les dimensions multiples de la mondialisation, notamment ses aspects politiques, scientifiques, symboliques. Il indique les cause de notre crise de la temporalité, et propose une solution d'espoir.

    - Marc Augé, ethnologue et écrivain, a été président de l'École des hautes études en sciences sociales entre 1985 et 1995. Il a publié dans " La Librairie du XXIe siècle ", au Seuil, Domaines et châteaux (1989), Non-lieux. Introduction à une anthropologie de la surmodernité (1992), La Guerre des rêves. Exercices d'ethno-fiction (1995), Casablanca (2007) Le Métro revisité (2008) et Quelqu'un cherche à vous retrouver (2009).

  • Un nouveau régime de fiction s'instaure. Il affecte la vie sociale au point de nous faire douter de la réalité. Les reportages télévisés prennent des allures de fictions et celles-ci miment le réel. Des idylles se nouent sur Internet où l'on dialogue avec des interlocuteurs sans visage. Insensiblement, nous passons au « tout fictionnel ». Aux médiations, qui permettent le développement de l'identité, la prise de conscience de l'altérité et des liens sociaux, se substituent les médias de la solitude. La vision des désastres planétaires est désormais soumise au caprice de la télécommande.Ces nouveaux partages entre le réel et la fiction conditionnent aussi la circulation entre l'imaginaire individuel (le rêve), l'imaginaire collectif (les mythes, les rites, les symboles) et l'oeuvre de fiction. Dans ce livre, Marc Augé rappelle la menace que fait peser, sur toute vie sociale, la confusion de ces trois pôles distincts de l'imaginaire. Chaque culture institue des frontières spécifiques entre le rêve, la réalité et la fiction.Toute société suppose de ne pas identifier le modèle et la réalité.Dans son ethno-fiction, parcourant l'Europe et les Etats-Unis, l'Afrique et l'Amérique latine, l'ethnologue nous conduit aux sources de toute anthropologie sociale. Celle-ci a pour objet, à travers l'étude des institutions et des représentations, la compréhension des relations entre les uns et les autres.Pour Marc Augé, La Guerre des rêves a commencé. Nous n'en voyons pas toujours clairement les tenants et les aboutissants. Sans être fatale l'explosion « fictionnelle » est désormais possible. La catastrophe serait de comprendre trop tard que, si le réel est devenu fiction, il n'y a plus d'espace possible pour la fiction, ni pour l'imaginaire. Pour conclure, l'auteur nous invite à une « morale de la résistance ».


  • la tension entre sens (social) et liberté (individuelle) est l'objet focal du regard anthropologique, l'objet ultime et la raison d'être du métier d'anthropologue.
    marc augé tente ici de justifier cette affirmation en forme de définition en abordant tout à tout les questions complémentaires de l'histoire, de la culture et de l'écriture.

  • Le métro revisité

    Marc Augé

    • Seuil
    • 4 Septembre 2008

    Je n'ai jamais cessé de prendre le métro, jamais cessé d'être un Parisien. Je peste parfois contre les embarras de la capitale et rêve d'une ville sans embouteillages, sans heures de pointe, mais, d'un autre côté, je suis toujours un peu dérouté par la paix des champs, la douceur angevine ou la solitude des plages désertes en hiver lorsque, d'aventure, il m'arrive d'en faire l'expérience. Pus de vingt ans après Un ethnologue dans le métro, publié en 1986 dans « Textes du XXe siècle », l'ancêtre de la présente collection chez Hachette, ce n'est pas d'un retour à proprement parler qu'il peut s'agir ici, mais plutôt d'un arrêt, d'une pause, d'un coup d'oeil rétrospectif pour essayer de faire le point. Car l'étonnant, avec le changement, ce n'est pas qu'il ait eu lieu, c'est que nous ne nous en soyons pas rendu compte : il s'est imposé si « naturellement » que nous avons besoin aujourd'hui des traces du passé, évidences d'hier devenues plus ou moins obsolètes, pour en admettre la réalité et en prendre la mesure.En vingt ans, le métro s'est transformé au rythme de Paris et du monde. Qui sont au juste mes contemporains ou plutôt de qui puis-je me dire contemporain ? Pour répondre à cette question, j'invite mes lecteurs à me rejoindre dans le métro, à se perdre dans la foule anonyme de tous ceux que j'y côtoie quotidiennement. Peut-être nous y frôlerons nous sans le savoir. M. A .

  • Les frontières de la vie et de la mort, du rêve et de la réalité, de la mémoire et de l'oubli sont poreuses dans l'univers étrange et envoutant des nouvelles de Marc Augé. Car il flirte avec les limites, joue avec nos angoisses, nos fantasmes, nos peurs. Un ami qui vient de mourir et qui appelle son copain au téléphone pour un dernier adieu, un amnésique qui ne cesse de fuir pour remonter le temps, un homme qui attend la nuit et le sommeil pour rejoindre une femme aimée, un autre qui lit l'avis de son décès publié dans la chronique nécrologique du Monde... Marc Augé bouscule le réel juste ce qu'il faut pour que le fantastique des situations ait les couleurs de la vraisemblance. Et son écriture limpide, précise, fluide, ajoute mystère et trouble à ces explorations du coeur des hommes.

  • À travers l'itinéraire singulier de son auteur, cette autobiographie intellectuelle, qui débute à la fin des années 50, à l'époque de la guerre d'Algérie et se poursuit jusqu'à nos jours, étudie le mouvement irrésistible qui fit passer toute une génération de l'ère de la colonisation à celle de la globalisation. C'est la réflexion d'un ethnologue qui, s'interrogeant sur lui-même et sur les autres, essaie de justifier et de prolonger l'affirmation de Lévi-Strauss selon laquelle l'ethnologie est, au même titre que la musique ou les mathématiques, l'une des rares activités humaines qui réponde à une vocation.C'est aussi une réflexion sur l'acte d'écriture, présenté comme indissociable de l'activité d'ethnologue mais ne s'y réduisant pas, de même qu'il ne se réduit à aucun des genres qui y recourent.Cet ouvrage fait le bilan d'un demi-siècle de recherche, réaffirmant la nécessité d'une anthropologie critique, l'importance de l'écriture pour créer de nouvelles formes de narrativité et tenter ainsi d'échapper au nouveau « cauchemar mythique » qui nous guette si nous nous laissons séduire par les sirènes du global et des médias, l'idéologie du présent et de la transparence.L'ethnologue, ici, raconte donc à grands traits certains épisodes de sa vie intellectuelle. À ses yeux, l'essentiel tient dans trois nécessités étroitement complémentaires : celles de ne pas renoncer à la pensée du temps, de ne pas ignorer la relation et d'écrire pour être lu.Marc Augé est l'auteur en collection Manuels/Payot de Pour une anthropologie de la mobilité et en collection Petite Bibliothèque Rivages, de L'Impossible voyage (PBR nº214), Les Formes de l'oubli (PBR nº333), La Communauté illusoire (PBR nº 669) et Éloge de la bicyclette (PBR nº685)

  • « La perte du lieu, c'est comme la perte d'un autre, du dernier autre, du fantôme qui vous accueille chez vous lorsque vous rentrez seul ».

    Il suffit d'avoir déménagé une ou deux fois dans sa vie pour pouvoir imaginer sans trop de mal les effets destructeurs qu'entraîne la perte des repères spatiaux-temporels. Ce n'est plus seulement la psychologie qui est en cause dans la situation des sans-logis, mais directement le sens de la relation, de l'identité et de l'être. Candide ou le Persan de Montesquieu étaient des personnages d'ethnofiction, mais ils regardaient le monde pour s'en étonner. C'est en se regardant lui-même, aujourd'hui, que le personnage d'ethnofiction découvre la folie du monde.

  • Dans son Carnet de route et de déroutes, tenu de septembre 2008 à juin 2009, le temps d'une année scolaire, Marc Augé, au gré des événements et de ses déplacements dans le monde, réagit à l'actualité et donne libre cours à ses émois, ses colères et ses interrogations. Quelques thèmes récurrents (les communautés, l'urbanisme, la laïcité, la religion, l'art, la crise...) y font écho aux fracas médiatiques de l'histoire au jour le jour. Ce carnet de route au mois le mois, personnel mais non intime, relève ainsi, à quelque distance des urgences apparentes du quotidien, d'un genre intermédiaire entre mémoires et histoire.

  • Le 1er avril 2018, le jour de Pâques, le pape prononce trois mots qui sidèrent instantanément chrétiens, juifs, musulmans, agnostiques, athées, et déclenchent un tsunami mondial.

    C'est le début d'une folle semaine qui va embraser la planète et bouleverser l'avenir de l'humanité.

    Mais qu'est-ce qui a bien pu pousser le souverain pontife à une intervention aussi intempestive ?

    Au fil des pages de ce conte contemporain, cocasse et insolent, qui maintient jusqu'au dénouement le lecteur en haleine, on entend résonner, sous le délire joyeux d'une invention littéraire, les accents d'une foi, héritée des Lumières, dans la raison et la fraternité humaine.

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