Karl Laske

  • La mémoire du plomb

    Karl Laske

    • Stock
    • 7 Novembre 2012

    Ils vivaient à Milan. Jeunes, révoltés, marginaux, ces jeunes hommes n´avaient pas d´autre projet politique que la « vengeance prolétaire ». En quatorze mois, entre avril 1978 et juin 1979, ils ont exécuté quatre personnes et fait quatre blessés graves. Ces vengeurs ont pour la plupart purgé leurs peines, à l´exception de quelques-uns.
    Après son incarcération en France, puis sa fuite en 2004, Cesare Battisti - condamné à perpétuité - a finalement obtenu l´asile politique au Brésil, en 2011. Ce coupable parmi d´autres est devenu l´exemple du coupable.
    Malgré les remous suscités par l´affaire, le dossier judiciaire est resté confidentiel. Ce livre retrace l´histoire, criminelle tout autant que politique, de ces « Prolétaires armés », et celle de leur procès. Repentis, « dissociés », ou simples condamnés, leur mémoire reste, bien loin des légendes romantiques, marquée par le plomb, la mort et la culpabilité.L´irruption de la « doctrine Mitterrand » dans l´affaire est un autre secret. Cette politique d´accueil des réfugiés des années de plomb a été discrétionnaire, et inégalitaire. Certains fugitifs, auteurs directs d´attentats, ont été refoulés secrètement, quand d´autres étaient admis au séjour par la justice. Pour des raisons plus politiques qu´humanitaires. Aujourd´hui, les États européens sont unis dans l´action antiterroriste. Et les soldats perdus du communisme ne passent plus pour des héros. C´est pour cela peut être que Cesare Battisti plaide l´innocence.

  • L'affaire Elf et Alfred Sirven, l'Angolagate et Pierre Falcone, les frégates de Taïwan et Christine Devier-Joncour, le financement du RPF et Jean-Charles Marchiani... Autant de dossiers judiciaires et de personnalités que l'actualité associe sans que les rôles des uns et des autres ne soient clairement perceptibles.
    Les affaires de corruption qui ont éclaté au grand jour ces dernières années ont permis de dévoiler ces «intermédiaires» qui jusqu'alors préféraient les délices de l'ombre et de la dissimulation aux contraintes de la transparence. En Afrique, au Proche-Orient, en Asie, dans le tiers-monde, l'État français s'en est remis aux plus sulfureux d'entre eux. Ceux qui savent remercier les dictatures ou financer secrètement les guerres et, bien sûr, se servir au passage grâce à de substantielles commissions.
    Pris la main dans le compte en banque, ces hommes d'influences n'hésitent pas à se recommander des plus hautes autorités, des services spéciaux ou des dirigeants des plus grandes entreprises (publiques ou privées) pour légitimer leur activité. Ils ont fait la pluie et le beau temps dans nos relations avec l'étranger. En retour, ils ont rempli certains portefeuilles et ont compromis politiques et fonctionnaires.
    Enquête sur ces profiteurs dont les coffre-forts sont si richement remplis.

  • De la part du calife Nouv.

  • Sarkozy-Kadhafi : le grand récit de l'histoire secrète, par les deux journalistes à l'origine du scandale.
    Il ne s'agit pas d'une « affaire » comme les autres. Parce qu'au-delà de l'argent, il y a, cette fois-ci, une guerre. Fruit de six années d'enquête, Avec les compliments du Guide retrace pour la première fois, grâce à des témoignages et des documents inédits, l'histoire secrète de compromissions à visages multiples avec la Libye de Kadhafi, une dictature.

    Des accusations de corruption aux mensonges sur l'intervention militaire de 2011, des morts suspectes qui tétanisent les témoins aux dessous d'une enquête parsemée d'embûches pour les juges et les policiers, Fabrice Arfi et Karl Laske révèlent les coulisses d'un naufrage français sans précédent.

    /> Quand la France fait voler en éclats toutes ses valeurs sur l'autel de l'argent sale et de la raison d'État...

  • Il ne s'agit pas d'une "affaire" comme les autres. Parce qu'au-delà de l'argent, il y a, cette fois-ci, une guerre. Fruit de six années d'enquête, Avec les compliments du Guide retrace pour la première fois, grâce à des témoignages et des documents inédits, l'histoire secrète de compromissions à visages multiples avec la Libye de Kadhafi, une dictature. De la corruption aux mensonges sur l'intervention militaire de 2011, des morts suspectes qui tétanisent les témoins aux dessous d'une enquête parsemée d'embûches pour les juges et les policiers, Fabrice Arfi et Karl Laske révèlent les coulisses d'un naufrage français sans précédent.
    Quand la France fait voler en éclats toutes ses valeurs sur l'autel de l'argent sale et de la raison d'Etat...
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  • Le Canard enchaîné écornait les pouvoirs, n'était lié à aucun parti, ne dépendait d'aucun budget publicitaire et n'avait d'autre souci que de railler un temps d'ordre et de censure. Au tournant des années 1970, l'hebdomadaire se mue en un périodique d'investigation et d'influence et soutient les socialistes qui vont accéder au pouvoir. Ou comment un journal d'influence devient influencé... * Animateurs du collectif de journalistes d'investigation Victor Noir, Karl Laske, journaliste à Libération, et Laurent Valdiguié, journaliste à Paris-Match, ont déjà coordonné deux enquêtes sur Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal : Nicolas Sarkozy ou le Destin de Brutus (2005) et Putsch au PS (2007) aux éditions Denoël. Cette enquête sur Le Canard enchaîné a mobilisé d'autres journalistes de la presse quotidienne et hebdomadaire.

  • La filière laitière est à un moment clef de son histoire. Après 50 ans d'encadrement par la PAC, les quotas laitiers ont disparu. Le pouvoir politique se désengage au profit d'un encadrement économique par le marché et " l'autorégulation ". Au détriment des éleveurs et des consommateurs. Les publicités préconisant la consommation de " trois produits laitiers par jour " nous le rappellent sans cesse : " Le lait, c'est la vie ".
    En réalité, le lait, c'est avant tout un vaste marché et des firmes qui en profitent. Avec la fin des quotas laitiers d'avril 2015, les industriels et leurs lobbyistes ont promis un avenir radieux aux éleveurs, qu'ils ont appelés à se regrouper en grandes fermes, pour investir et produire plus. La grande distribution et les multinationales du lait ont ainsi imposé leur modèle, l'exploitation intensive, sans se soucier des nuisances environnementales ni de voir disparaître 5 000 fermes françaises chaque année.
    Les géants français du lait (Lactalis, Bongrain, Danone, Bel ou Senoble), imités par les mastodontes de la coopération (Sodiaal, Agrial, Lai¨ta), collectionnent les marques et impriment leurs méthodes sur la profession. L'une d'elles s'appelle " l'entente ". C'est le jeu secret des cartels constitués par les industriels pour se partager les marchés, décider des hausses de prix aux distributeurs, ou maintenir au plus bas le prix d'achat aux éleveurs, de plus en plus exsangues.
    Leur objectif : faire fi des petits producteurs et des consommateurs, comme des pouvoirs publics. En 2015, le prix du lait s'est finalement effondré sous l'effet de la surproduction et de " la volatilité " des cours mondiaux, entraînant grèves et blocages des travailleurs de l'agriculture. Les lobbyistes du lait, politiques, syndicalistes et industriels, rasent les murs. Le temps qu'une nouvelle vague d'éleveurs endettés mette la clef sous la porte, et que le lait reparte à la hausse.
    Le moment est peut-être venu de laisser les éleveurs et la société civile réinventer un modèle de développement plus équitable.

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