José Luis Munoz

  • Babylone Vegas

    José Luis Munoz

    Ça fait dix ans que Mike Demon se coltine les déserts de Californie, du Nevada et de l'Arizona pour vendre des polices d'assurances agricoles. Ce jour-là, il en a encore une à fourguer avant de rentrer chez lui à Los Angeles. C'est l'anniversaire de la mort du King, il fait quarante-cinq degrés, on a retrouvé deux vieux grillés dans leur voiture et le moteur de la vieille Taurus commence à fondre.
    Demon prend la première sortie. Bienvenue à Las Vegas.
    Au garage, on lui annonce deux jours de réparation, mais pour Demon ça veut surtout dire deux jours à rester coincé dans le temple de la perdition. Et quand on est le fils d'un puritain qui s'est ruiné au jeu avant de se suicider, ça fait deux jours de trop. Alors quand les pièces de la Taurus tardent à arriver, Demon cède à son tour aux sirènes de la Grande Tentatrice et entre dans une frénésie de jeu, d'alcool et de sexe. Des lumières aveuglantes des salles de jeu climatisées aux chambres d'hôtel où la Bible côtoie le bottin des prostituées, Demon plonge lentement dans un enfer dont Las Vegas n'est peut-être que l'antichambre.

  • Dans ce roman, dont l'intrigue précède chronologiquement Babylone Vegas, Mike Demon est déjà vendeur d'assurances. Il mène une double vie. D'un côté une existence de bon Américain moyen (un mariage sans histoire, un fils, une jolie maison et une belle voiture dans une banlieue californienne), de l'autre des escapades amoureuses ou simplement sexuelles lors de ses tournées pour fourguer des polices d'assurance agricoles aux fermiers de la région.
    À l'occasion de l'une d'elles, il passe une nuit à Tijuana dans les bras d'une prostituée sublime dont il va tomber follement amoureux, au point de lui promettre de lui faire passer la frontière.
    C'est sans compter Fred Vargas, un flic mexicain violent et véreux, qui utilise les prostituées pour faire chanter les bons pères de famille yankee venus s'encanailler de l'autre côté de la frontière...
    Avec cette double intrigue menée de main de maître, José Luis Muñoz signe un western noir sursaturé de violence et de sexe.

  • cuba, une île asphyxiée par le blocus.
    a la havane, les habitants vivent de petits boulots et de débrouille. pour les touristes, le tableau est pittoresque : soleil, immeubles peints en couleurs pastel et prostituées un peu partout, illégales mais tolérées puisque l'économie locale dépend en grande partie d'elles. un inspecteur féru de littérature, fanatique de faulkner et d'hemingway, amateur de vieux films américains, évolue dans ce milieu.
    bien que chargé de la traque aux maisons clandestines, il est en contact avec les maquerelles et apprécie ces filles dont corps et culs remuent comme nulle part ailleurs. amoureux de minerva, il accepte plutôt mal les hommes qui tournent autour d'elle. il en deviendrait presque méchant... chargé d'enquêter sur la découverte d'un tronc de femme décapitée, il aimerait entraîner son collègue vladimir dans sa vie de déglingue.
    entre les maisons lépreuses dans les ruelles humides et moites, la fin inéluctable sera surprenante et plus violente qu'aurait pu le laisser supposer la pourriture tranquille.

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