Jean Favier

  • La guerre de cent ans

    Jean Favier

    • Pluriel
    • 31 Janvier 2018

    Fallait-il écrire l'histoire d'une guerre ? Jean Favier montre que ce conflit n'est pas seulement un phénomène en soi mais exprime les mouvements profonds qui animent la société médiévale : par-delà les batailles, où il arrive que le sort d'un royaume se joue en quelques heures, la guerre devient un facteur déterminant des infléchissements de l'histoire dès lors que le noble et le clerc, le bourgeois et le paysan pensent et se comportent en fonction de cette guerre.
    La guerre de Cent Ans a été le lot commun des individus comme des groupes humains, celui des féodaux encore pris dans leurs fidélités contractuelles, celui des officiers royaux découvrant le service de l'Etat à mesure qu'ils le conçoivent, celui de maîtres de l'Université que leurs engagements intellectuels mènent à des conflits qui n'étaient point les leurs. En un étonnant contrepoint, Jean Favier fait jouer les thèmes divers qui s'appellent le nationalisme naissant, la réforme de l'Etat ou encore l'unité de l'Eglise.

  • Charlemagne

    Jean Favier

    Successeur des Césars, Charlemagne (742-814) aura influencé la civilisation et la politique de l'Europe et de la Francia bien au-delà de son règne. Jean Favier brosse ici le plus magistral des portraits de l'empereur d'Occident.
    Il y a le Charlemagne de l'histoire et celui de la légende, l'homme qu'il fut et le personnage construit au fil des siècles. L'homme et son oeuvre sont d'une diversité qui touche au paradoxe. L'empereur à la barbe fleurie fut tout autant un chef de guerre sans piété et défenseur de la foi que l'initiateur d'une renaissance intellectuelle, d'un système monétaire qui dura mille ans et l'organisateur d'un véritable état. Pas un domaine n'a échappé à son ardeur réformatrice que ses conquêtes ont étendue à un énorme empire : tous les éléments d'une légende étaient réunis, le temps a fait le reste.

  • Philippe le Bel

    Jean Favier

    Le célèbre procès des Templiers laisse de Philippe IV le Bel l'image d'un « roi de fer » cruel et impitoyable. Jean Favier rétablit ici la vérité sur ce monarque au règne déconcertant.
    Ses combats en Flandre, contre le Saint-Siège et la féodalité, font de Philippe le Bel (1268-1314) l'un des premiers souverains modernes, à la tête d'un État fort et centralisé. Mais, affaibli par la prétendue malédiction lancée par le grand maître des Templiers et par le scandale de l'adultère de ses belles-filles, il meurt dans des conditions mystérieuses. Ses trois fils, qui lui succèdent sans descendance masculine, céderont finalement le trône de France aux Valois, entraînant le royaume dans la guerre de Cent Ans.

  • C'est un étrange ensemble que cet « empire » constitué en quelques années par Geoffroy Plantagenêt, comte d'Anjou, et son fils Henri II. Il est le fruit de conquêtes, mais aussi d'une habile diplomatie, de mariages avantageux et d'une bonne part de chance. Trois siècles durant, la dynastie des Plantagenêts (XIe-XIVe siècle) est parvenue à constituer un véritable empire, réunissant sous son giron l'Angleterre, l'Irlande, l'Aquitaine, la Normandie, et un temps l'écosse. De hautes figures traversent cette histoire : Aliénor d'Aquitaine, Richard Coeur de Lion, le Prince Noir, Thomas Becket ou Simon de Montfort. Si cet ensemble prospère n'a de cesse de se consolider, il conserve certaines faiblesses : la diversité des hommes, des territoires et des cultures condamne l'unité du gouvernement. Un paradoxe, enfin, le menace : la dynastie, souveraine en Angleterre, demeure la vassale des rois de France. De cette situation politique résultent plusieurs siècles de discorde entre les Plantagenêts et les Capétiens : la guerre de Cent Ans en sera le plus violent aboutissement.

  • Entre le temps des foires de champagne et des premières audaces au-delà de gibraltar et celui des médicis et des fugger, le marchand médiéval s'est mué en homme d'affaires. ses horizons se sont élargis, ses ambitions ont dépassé le monde de la marchandise, ses techniques se sont enrichies. il a appris à connaître et à maîtriser ses affaires, il a créé ces formes du crédit qui vont devenir le jeu bancaire, il sait prendre et limiter ses risques. il s'est fait organisateur de la production. il a inventé le capitalisme et intégré l'économie dans la vie politique.
    A l'heure de la renaissance, il y a toujours du monde dans la boutique et l'atelier, mais l'or et les épices auront donné à l'europe des princes et des mécènes.

    Jean favier est né en 1932. membre de l'institut, directeur général des archives de france, il est aussi professeur à l'université de paris-sorbonne et directeur d'études à l'ecole pratique des hautes etudes. il s'est fait connaître par de nombreux travaux sur les finances médiévales et sur les structures économiques et sociales de paris à la fin du moyen age. ses livres sur philippe le bel, sur la guerre de cent ans, sur françois villon ont tous connu un grand succès. il dirige l'histoire de france (fayard) dont il a lui même écrit le tome ii, le temps des principautés.

  • Louis XI

    Jean Favier

    Dauphin pendant de trop longues années, Louis XI devint roi en 1461 à l'âge de 38 ans. Jusqu'en 1483, son règne cherche à renforcer la France en introduisant des ferments de modernité dans le royaume de la diplomatie aux infrastructures commerciales, de la monnaie à la poste aux lettres, des fondements du gallicanisme à ceux de l'unité politique du royaume. Pour dessiner son portrait, celui de l'exilé du Dauphiné, du captif de Péronne, du vainqueur de Charles Le téméraire et de la Bourgogne, Jean Favier explore les archives et les témoignages des contemporains. Ce grand médiéviste, comme à son habitude, nous présente ici une biographie exemplaire.

    De Montaigne à Stendhal, de Montesquieu à Voltaire, en passant par Victor Hugo, Walter Scott ou Lavisse, la réputation de Louis XI traversa longtemps les siècles flanquée d'une légende noire. La caricature qu'on nous a longtemps imposée était celle d'un tyran laid, cruel et fourbe, enfermant ses ennemis dans d'étroites cages de fer, ou se promenant déguisé dans les rues pour savoir ce qu'on racontait sur lui, celle d'un bigot lâche, inculte et obscurantiste. Jean Favier nous rappelle qu'avant toute chose, Louis XI fut l'un des grands hommes d'Etat français. L'un des fondateurs de l'unité et de l'indépendance du royaume, qui moyennant un demi-million d'écus et économisant ainsi bien du sang, des guerres et des larmes, mit fin à la guerre de Cent Ans pour léguer à son fils Charles VIII un pays pacifié, vidé de ses querelles féodales.

    Quand meurt Louis XI, en 1483 à l'âge de 60 ans, Machiavel a 14 ans, et pourtant on jurerait parfois que le souverain avait lu le penseur florentin. Il y a du Richelieu, du Mazarin avant l'heure chez cet homme pour qui la fin justifie tous les moyens. Et s'il est passé à côté de la Renaissance, négligeant l'effervescence intellectuelle qui règne dans les autres cours d'Europe, sa science du gouvernement laisse pantois tous les ambassadeurs. " Son principal défaut aura été de ne pas savoir se faire aimer, mais était-ce bien nécessaire ? ", s'interroge Favier.

  • C'est au Moyen Âge, particulièrement du XIIIe au XVe siècle, que Paris est devenue un géant démographique (1re ville d'Europe) et la tête pensante et dirigeante du royaume. Cette percée est due à une classe nouvelle, la bourgeoisie. Que celle-ci s'adonne à des activités économiques et marchandes (artisanat et commerce), financières (en lien avec la montée en puissance de la monarchie) ou politiques (les fameux légistes bâtissent plusieurs corpus de droit), sa richesse et son mode de vie lui confèrent à la fois la puissance et le prestige social.
    De Saint Louis à Louis XI, le bourgeois de Paris est le véritable artisan du recul, considérable, de la féodalité. De la même façon, c'est lui qui supplante progressivement l'Église dans son rôle culturel : il s'empare d'une bonne partie de la création artistique en la portant et en la finançant. Fort d'une intime connaissance de son sujet et servi par une plume devenue légendaire, Jean Favier signe là l'un de ses livres majeurs sur une question jusque-là méconnue.
    Une réussite exemplaire, un succès commercial assuré !

  • Les papes d'Avignon

    Jean Favier

    • Fayard
    • 13 Septembre 2006

    Tout pousse Clément V, le Gascon sujet du Capétien et fidèle du Plantagenêt, à retarder son voyage vers Rome. Porté à la temporisation, effrayé par les troubles qui ne cessent d'agiter Rome, soucieux d'en finir d'abord avec tant d'affaires qui concernent

  • C'est un étrange ensemble que cet « empire » constitué en quelques années par Geoffroy Plantagenêt, comte d'Anjou, et son fils Henri II. Il est le fruit de conquêtes, mais aussi d'une habile diplomatie, de mariages avantageux et d'une bonne part de chance. Trois siècles durant, la dynastie des Plantagenêts (XIe-XIVe siècle) est parvenue à constituer un véritable empire, réunissant sous son giron l'Angleterre, l'Irlande, l'Aquitaine, la Normandie, et un temps l'Écosse. De hautes figures traversent cette histoire : Aliénor d'Aquitaine, Richard Cour de Lion, le Prince Noir, Thomas Becket ou Simon de Montfort. Si cet ensemble prospère n'a de cesse de se consolider, il conserve certaines faiblesses : la diversité des hommes, des territoires et des cultures condamne l'unité du gouvernement. Un paradoxe, enfin, le menace : la dynastie, souveraine en Angleterre, demeure la vassale des rois de France. De cette situation politique résultent plusieurs siècles de discorde entre les Plantagenêts et les Capétiens : la guerre de Cent Ans en sera le plus violent aboutissement.

    Jean Favier (1932-2014) a été professeur à la Sorbonne, directeur général des Archives de France, président de la Bibliothèque nationale de France et membre de l'Institut. Il a publié plus d'une vingtaine de livres à succès sur le Moyen Âge. Citons Louis  XI («?Texto?», 2012), Charlemagne («?Texto?», 2013) et enfin Le Bourgeois de Paris au Moyen Âge («?Texto?», 2015).

  • Les grandes decouvertes

    Jean Favier

    • Pluriel
    • 1 Septembre 2010

    Curiosité intellectuelle, maîtrise des techniques de la navigation, mais aussi soif de l'or et des richesses, et volonté d'évangélisation furent à l'origine des grandes découvertes de la fin du Moyen Age.
    En replaçant cette histoire dans le temps long de l'exploration de la terre par l'Occident, le livre de Jean Favier nous restitue la totalité de l'aventure qui commença dans l'Antiquité avec la mesure de la planète, les intuitions beaucoup plus précoces qu'on ne le croit de sa rotondité, les impulsions politiques et religieuses qui animèrent les premiers grands voyageurs. Il fait revivre le mélange de connaissances, de courage et d'ambition que chacun d'entre eux a dû rassembler : Alexandre, Marco Polo, Vasco de Cama, Christophe Colomb et Magellan, pour ne citer qu'eux, sont les héros de cette histoire passionnante.

  • Le roi René

    Jean Favier

    • Fayard
    • 1 Octobre 2008

    Etonnant personnage que ce rené d'anjou, et étonnant destin. prince des fleurs de lis puisqu'il descend de jean le bon, il paraît devoir jouer un rôle de premier plan sur l'échiquier européen. des héritages le font duc d'anjou et comte de provence, duc de bar, mais aussi roi de jérusalem et de sicile, ce qui veut dire roi de naples. son mariage le fait duc de lorraine. il se verra roi d'aragon, voire de hongrie. et il est le beau-frère de charles vii, l'oncle de louis xi. il se montre courageux à la guerre. c'est un chevalier. mais la chance n'est pas pour lui. il ne lui restera que l'anjou et la provence.
    C'est là qu'il trouve le bonheur, entre angers et saumur, entre aix et tarascon. un bonheur simple fait des demeures qu'il construit et qu'il aménage, des promenades en des jardins fleuris et peuplés de biches et de paons, des ménageries où l'on admire ses lions et ses léopards, des parties de bateau et de pêche en rivière. il se soucie de tout dans le détail, de la rédaction de la coutume comme de la qualité de son bétail, de l'entretien des forêts comme de la plantation des vignes, du décor des chambres comme de l'adduction d'eau courante. attentif aux besoins des plus humbles, il laissera le souvenir du « bon roi rené ».
    Il aime la fête, la musique, les parures somptueuses. des tournois qu'il organise, il fait un livre à la gloire de la chevalerie. s'entourant d'artistes parmi les plus grands, il inspire les peintres et les enlumineurs comme les brodeurs et les orfèvres. il passe commande, il achète, il offre. poète de talent, il compose un livre du coeur d'amour épris dans la tradition de l'amour courtois, mais où la quête de la dame se déroule en un roman d'aventures riche de portraits vigoureux et d'épisodes pittoresques.

    Chartiste et universitaire, professeur à la sorbonne, directeur général des archives de france, président de la bibliothèque nationale de france, membre de l'institut, jean favier a mené de front une vie d'historien et une carrière d'administrateur. s'ajoutant à ses travaux d'érudition, nombre d'ouvrages, de philippe le bel et de paris, deux mille ans d'histoire à louis xi et aux papes d'avignon, souvent couronnés des prix les plus prestigieux, l'ont fait connaître d'un très large public.

  • Ce livre est le fruit tardif d'un vieux rêve, non moins que d'une conversation déjà ancîenne. Il y a plus d'un demi-siècle, l'enfant que j'étais découvrait le monde grâce au superbe cadeau qu'on lui avait fait, un dictionnaire fort usuel qui constituait à lui seul, par l'épaisseur, la moitié de sa bibliothèque. Quelques années passèrent. Lycéen, je commençais d'être fasciné par le monde médiéval et j'avais entrepris de lire quelques ouvrages dont le vocabulaire passait souvent au-dessus de mon entendement. Je pris un carnet, notai quelques noms qui correspondaient à des institutions pour moi déroutantes. Je tentai d'en trouver des définitions. J'en rédigeai une, qui me satisfit mal. Je sais aujourd'hui que je m'étais fâcheusement attaqué à un mot qu'on ne trouve que dans les romans, à une notion vague, à une inutilité moyenageuse. Le mot est ici traité en une demi-ligne. Sur le moment, je renonçai a ma grande entreprise et consacrai mes forces au programme du baccalauréat.

  • Cauchon, c'est le parangon de l'ignominie. Le traître à la France.
    Le bourreau de Jeanne d'Arc. À lui seul, il est la respectabilité salie de l'Université. Et Pierre Cauchon émerge à peu près seul parmi les coupables presque anonymes de cette machine judiciaire qui envoya au bûcher du Vieux Marché l'héroïne d'Orléans et de Reims.
    Deux écueils guettent l'historien. Le premier, c'est l'anachronisme.
    En ce qui concerne Cauchon, il consiste à former des jugements inspirés en leur fondement ou en leur vocabulaire par une référence implicite à des personnages tenus pour malfaisants en une époque récente. Le second, c'est l'oubli du contexte. On ne saurait s'attacher au comportement d'un Pierre Cauchon comme s'il n'appartenait à une France et à un corps que perturbent en l'espace d'une génération des affaires aussi graves que le Grand Schisme d'Occident, l'assassinat de deux princes, la guerre civile et la domination anglaise. On ne peut parler de Cauchon sans voir qu'il est témoin ou acteur d'une Église divisée par l'élection de deux papes, qui créait une Eglise sans pontife, d'une apologie du tyrannicide, d'un traité de Troyes qui bradait la Couronne et d'un autre qui réconciliait deux France séparées par deux assassinats.
    Et on ne saurait ignorer que l'évêque Cauchon a eu part au gouvernement de Paris comme à celui de la Normandie.
    Réduire l'action de Cauchon au seul procès de Jeanne d'Arc et ne voir dans l'affaire de 1431 que le seul Cauchon, homme de paille qui surgit du néant, cela condamne à ne pas comprendre ce qu'il vient faire dans l'histoire.

    Jean Favier Chartiste et universitaire, professeur à la Sorbonne, directeur général des Archives de France, président de la Bibliothèque nationale de France, membre de l'Institut, Jean Favier a mené de front une vie d'historien et une carrière d'administrateur. S'ajoutant à ses travaux d'érudition, nombre d'ouvrages, de Philippe le Bel et de Paris, deux mille ans d'histoire à Louis XI et aux Papes d'Avignon, l'ont fait connaître d'un très large public.

  • Qu'il s'agisse de l'administration, des questions fiscales et monétaires, du conflit avec la papauté, des affaires flamandes ou encore du procès du Temple, Philippe le bel, intransigeant sur ses prérogatives et secret dans ses démarches, se montra bien un « roi de marbre » froid et impénétrable, comme l'a un jour remarqué un envoyé du roi d'Aragon. Un roi aussi qui s'entoura de conseillers dont, n'en déplaise aux légendes malveillantes, il n'a nullement été le jouet : le livre définitif de jean Favier, paru en 1978, tord le cou à ce cliché et à bien d'autres.

    Quant au travail remarquable qu'au début de sa carrière (1963) le grand médiéviste a consacré au dernier des grands serviteurs de Philippe le Bel, le chambellan Enguerran de Marigny, quasi-« vice-roi » à la fin du règne, il n'était plus disponible depuis des décennies. Il fournit un précieux contrepoint à la biographie du souverain.

  • Le mouvement est naturel à l'homme. Depuis des millénaires, les peuples vont vers de meilleures terres, de meilleurs climats. Vers des mirages, aussi. D'Alexandre à Tamerlan, des empires se sont constitués, se sont écroulés.

    On le sait depuis deux mille ans, la terre est une sphère. Mais les terres connues n'en font que le quart. Qu'y a-t-il au-delà de l'océanoe Où est, après l'équateur, le " passage " vers les épices de l'Indeoe Où est l'or qui pousse comme les carottesoe Ne parle-t-on pas d'une chrétienté oubliée au-delà de l'Islamoe L'Orient est aussi à l'ouest, mais à quel prixoe Il faudra de l'invention et des finances, une boussole et des coques, des gréements et des cartes, et la maîtrise des vents et des courants. Ce sera une longue aventure de l'esprit, autant que l'audace d'un homme, Colomb, qui a beaucoup lu et écouté, et qui sait regarder la mer.

    Les Indes qu'il découvre en 1492 ne sont pas l'Inde, et il ne peut imaginer l'Amérique. Mais d'autres sont déjà partis. Le tour de la terre sera bouclé...

    Jean Favier a consacré de nombreux ouvrages au Moyen Age. Son Philippe le Bel est un classique. Professeur à la Sorbonne et directeur général des Archives de France, il est membre de l'Institut.

  • Né à Paris en 1932, major de l'École des Chartes, agrégé d'histoire et docteur ès-lettres, Jean Favier poursuivit une double carrière d'universitaire et de serviteur de l'État. Enseignant successivement à la Faculté de Rouen, à l'École pratique des hautes études et à la Sorbonne, il est l'auteur de très nombreux ouvrages qui ont touché un vaste public et ne cessa d'écrire jusqu'à sa mort en 2014.
    Travaillant sur les administrateurs de l'État médiéval, il fut lui-même un grand administrateur : dès 1975, il devint un des acteurs de premier plan de la politique culturelle de la France, à la tête des Archives nationales (1975-1994) qu'il modernisa largement, contribuant notamment à la rédaction de la loi de 1979 sur les Archives, puis à la tête de la Bibliothèque nationale de France (1994-1997), où il prépara l'ouverture du nouveau site, avant d'être nommé président de la Commission nationale française pour l'Unesco.
    Tenant un journal de manière continue, il rédigea au cours des dernières années de sa vie ces mémoires, qu'il intitula Les Palais de l'histoire, laissant à ses enfants le soin de décider de leur publication, ainsi que de nombreux fragments autobiographiques, que nous rassemblons ici afin de retracer le parcours de cet historien hors norme.
    L'ensemble livre un témoignage unique sur près d'un demi-siècle d'histoire et de politique culturelle de la France.

  • De l'an mil aux débuts de la Renaissance, c'est l'histoire de cinq siècles aux couleurs bien diverses. C'est le temps des dynamismes que manifestent les défrichements, le réveil des villes, l'élargissement des horizons politiques, la floraison des ordres monastiques, la naissance des universités et l'ampleur nouvelle des grandes cathédrales. C'est aussi le temps des épreuves et des maturations, des crises et des épidémies, des guerres et des luttes civiles. La France passe de l'anarchie féodale à l'absolutisme monarchique, à travers la construction politique des grandes principautés. Et l'on va, dans ce même temps, des chansons de geste aux premiers fruits de l'humanisme en passant par l'aristotélisme de Thomas d'Aquin et l'universalisme encyclopédique du Roman de la Rose.

    Jean Favier est né en 1932. Il est aujourd'hui professeur à l'université de Paris-Sorbonne et directeur général des Archives de France. Il s'est fait connaître par de nombreux travaux sur les finances médiévales et sur l'histoire de Paris à la fin du Moyen Age, notamment sur l'histoire des structures économiques et sociales de la capitale. Le public a fait un succès à ses études sur le règne de Philippe le Bel, sur la guerre de Cent Ans et sur François Villon.

    Texte intégral.

  • Paris 2000 ans d'histoire

    Jean Favier

    • Fayard
    • 23 Avril 1997

    Deux mille ans d'histoire ont fait Paris. Au départ, il y a le carrefour des fleuves et des routes. Il y a la Seine et ses îles. Peu à peu, le site s'impose. Mais c'est la capitale qui donne à la ville un destin d'exception, celui d'une ville où tous les Français ont une part de leur histoire, et où se retrouve le monde entier. Tout un pays a nourri la croissance de sa capitale, et le monde a formé une société parisienne aux mille facettes.

    Ce livre n'est pas un simple récit, qui eût été celui d'une histoire de France vue de Paris. C'est l'analyse d'une construction politique, économique, intellectuelle et sociale dans un espace organisé pour ces fonctions qui n'ont cessé de se conjuguer.

    S'attachant d'abord aux structures qui émergent lentement dans l'espace comme toutes les couches de la société, l'auteur en vient à ce qui compose, selon les moments, l'exception parisienne. Puis il décrit la vie du Parisien au jour le jour, sa vie chez lui, dans sa rue et dans son quartier, depuis le lointain Moyen Age jusqu'à nos jours. Une dernière partie est consacrée à une relation de ces moments où l'histoire de la France se fait à Paris, même si ceux qui la font sont plus souvent des Parisiens d'adoption que des Parisiens de souche.

    Jean Favier est né en 1932. Il a été conservateur aux Archives nationales, professeur aux universités de Rennes, de Rouen et de Paris-Sorbonne, directeur général des Archives de France, président du Conseil international des Archives et président de la Bibliothèque nationale de France. Membre de l'Institut, il est aujourd'hui président de la Commission française pour l'Unesco. Il est l'auteur de plus de vingt ouvrages, dont Philippe le Bel, La Guerre de Cent Ans, Les Grandes Découvertes et le Dictionnaire de la France médiévale (Fayard).

  • Francois villon

    Jean Favier

    • Fayard
    • 2 Septembre 1982

    Un homme comme les autres, dans le futur quartier Latin des années 1450. Il ressemble à quelques milliers d'écoliers plus riches d'illusions que de bagage ou d'emploi. En ce temps de dynamisme retrouvé au sortir de la guerre, il y a des places à prendre, mais la société, déjà, se défend des nouvelles ambitions: beaucoup de places sont prises, ou réservées.

    Clerc et célibataire par opportunité, amoureux par tempérament et misogyne par résignation, il hésite entre les femmes et les filles. Il n'hésite pas moins entre l'école et la taverne. Sa science est courte, tout juste propre à fournir les références indispensables en une époque où mieux vaut s'appuyer sur les autorités que faire preuve d'originalité.

    Le malheur fond sur l'écolier sans emploi. Il tue, il vole, il s'essaie à la vie de cour et se retrouve sur les grands chemins. On veut le prendre. Est-il un banditoe Est-il un amuseur qui joue au truandoe Villon est en tout cas le témoin passionné d'un temps et d'un monde. Un historien ne pouvait qu'être tenté de l'interroger. Comprendre Villon, c'est comprendre ceux qu'il a côtoyés, entrevus, jalousés. Pourquoi ne pas écouter un poète lorsqu'il parle de lui et des autres, lorsqu'il règle son compte avec la société et avec son propre personnageoe Des écoles aux tavernes, du port en Grève au cimetière des Innocents, de la cour chevaleresque du roi René au bouge de la Grosse Margot, les véritables héros de ce livre sont la vie et la mort, Dieu et la Fortune, l'amour et la haine, la justice et la misère. Mais l'oeil du poète est malicieux, et il a cent facettes.

    Jean Favier est né en 1932. Membre de l'Institut, directeur général des Archives de France, il est aussi professeur à l'université de Paris-Sorbonne et directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes. Il s'est fait connaître par de nombreux travaux sur les finances médiévales et sur les structures économiques et sociales de Paris à la fin du Moyen Age. Ses livres La Guerre de Cent Ans, Philippe le Bel, La France médiévale, De l'or et des épices ont tous connu un grand succès. Il a dirigé l' Histoire de France (Fayard), dont il a lui-même écrit le tome II, Le Temps des Principautés.

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