Jean Laplanche

  • « Quelle nécessité de revenir aux fondements et quelle justification à les qualifier de «nouveau» ? La nécessité, pour moi, est claire : depuis 1969 à Paris VII cet enseignement se poursuit puis se recueille dans la série des Problématiques dont les sous-titres montrent bien de quoi il retourne. Il s'agit, à partir d'un thème d'apparence classique dans la psychanalyse  freudienne, de mettre en question, de mettre en cause, de mettre en problème. Mettre en problème c'est ébranler, mettre à l'épreuve jusqu'aux fondements toute l'expérience analytique. » Ce volume conclusif des Problématiques, de « critique incessante des concepts dits fondamentaux... qui fondent la psychanalyse », est l'occasion pour l'auteur de repréciser ses positions sur la pulsion, le narcissisme, le langage et bien d'autres thèmes, d'en montrer l'articulation, de revenir au geste fondateur de Freud quand il instaure la psychanalyse, un retour sur Freud qui implique un « travail sur l'oeuvre et travail de l'oeuvre, travail qui met l'oeuvre à la question ». Jean Laplanche, ancien élève de l'École normale supérieure, ancien interne des hôpitaux psychiatriques, professeur émérite à la Sorbonne (Université Paris VII), est docteur honoris causa des Universités de Lausanne, Buenos-Aires et Athènes. Il dirige aux Puf les collections Bibliothèque de psychanalyse et Voix nouvelles en psychanalyse. Il est directeur scientifique des oeuvres complètes de Freud - ocfp en français et auteur de nombreux ouvrages, en particulier le Vocabulaire de la psychanalyse (avec J. B. Pontalis), La révolution copernicienne inachevée - Entre séduction et inspiration, l'homme - Sexual, ainsi que la série des Problématiques (7 volumes).

  • " Réfractées ou représentées selon des modalités sans doute différentes, ni la vie ni la mort ne sont références directes pour la pratique psychanalytique. Cette constatation vaudra, pour nous, mise en garde : interroger sans précaution l'acte psychanalytique au regard d'une conception de l'existence qui, pessimiste ou optimiste, rapporte la vie humaine à sa finitude, ce serait au départ refuser de tenir compte de la remise en question qu'exige la découverte de l'inconscient et des motions qui s'y déploient. " Les développements ici présentés sont, précise l'auteur, des étapes dans une réflexion sur la pensée freudienne et dans une tentative pour dégager une problématique de l'objet de la psychanalyse. Ils sont organisés autour de trois thèmes, la sexualité, le moi et la pulsion de mort.

  • Recueil d'articles parus de 1992 à 1998 Séduction, persécution, révélation, 1993 -- Notes sur l'après coup, 1992 -- Court traité de l'inconscient, 1993 -- La didactique, une psychanalyse sur commande, 1993 -- Les forces en jeu dans le conflit psychique, 1994 -- Responsabilité et réponse, 1994 -- La psychanalyse dans la communauté scientifique, 1995 -- La soi-disant pulsion de mort : une pulsion sexuelle, 1997 -- Buts du processus psychanalytique, 1997 -- La psychanalyse comme anti-herméneutique, 1995 -- La psychanalyse, mythes et théorie, 1997 -- Narrativité et herméneutique : quelques propositions, 1998 -- Sublimaion et / ou inspiration, 1998 Table des matières Introduction, 3 I. Séduction, persécution, révélation (1992) II. Notes sur l'après-coup (1992) III. Court traité de l'inconscient (1993) IV. La didactique : une psychanalyse " sur commande " (1993) V. Les forces en jeu dans le conflit psychique (1994) VI. Responsabilité et réponse (1994) VII. La psychanalyse dans la communauté scientifique (1994) VIII. La soi-disant pulsion de mort : une pulsion sexuelle (1995) IX. Buts du processus psychanalytique (1996) X. La psychanalyse comme anti-herméneutique (1994) XI. La psychanalyse : mythes et théorie (1996) XII. Narrativité et herméneutique : quelques propositions (1998) XIII. Sublimation et/ou inspiration (1999)

  • « Nous avons vu l'intérêt majeur de ces symbolisations des rituels d'initiation. Par plus d'un aspect, elles inaugurent quelque chose d'original par rapport au complexe de castration. Elles introduisent un symbolisme beaucoup plus ambigu, ambivalent, voire bisexuel, que ce que Freud n'avait voulu d'abord y voir. À la différence de la logique et du symbolisme castratif qui ne reconnaît qu'une opposition : un symbole et son absence, ces rituels semblent reconnaître et inscrire deux symboles : un symbole masculin évidemment, mais aussi un symbole féminin positif. Ces symbolisations ne peuvent être réduites à la seule soustraction : elles sont également création d'une ouverture, elles introduisent une logique qui est davantage celle de la marque que celle de la différence. » (Jean Laplanche) Jean Laplanche, ancien élève de l'École normale supérieure, ancien interne des hôpitaux psychiatriques, professeur émérite à la Sorbonne (Université Paris VII), est docteur honoris causa des Universités de Lausanne, Buenos-Aires et Athènes. Il dirige aux Puf les collections « Bibliothèque de psychanalyse » et « Voix nouvelles en psychanalyse ». Il est directeur scientifique des oeuvres complètes de Freud - OCF-P en français et auteur de nombreux ouvrages, en particulier le Vocabulaire de la psychanalyse (avec J.-B. Pontalis).

  • La série des sept volumes des problématiques regroupe l'enseignement prononcé par jean laplanche dans le cadre de l'uer des sciences humaines cliniques à l'université paris vii.
    Elle aboutit tout naturellement au volume conclusif : nouveaux fondements pour la psychanalyse (puf, 1987). ce volume rassemble les cours des années 1975-1977 consacrés à la sublimation. " la sublimation nous est proposée comme le modèle (un modèle peu développé d'ailleurs) d'un destin non-défensif de la pulsion, un destin en tout cas sans refoulement. or la plupart des exemples qui sont proposés impliquent malgré tout le refoulement du sexuel.
    Si l'on considère que le refoulement est un mécanisme qu'on peut schématiser comme une métaphorisation, au sens que passe dans les dessous de la métaphore, dans ce qui n'est pas à la disposition de la conscience, le contenu sexuel, eh bien il apparaît effectivement que la plupart des modèles de sublimation sont des modèles liés à un refoulement. "

  • Des analyses de la pulsion et de la sexualité qui font autorité. L'ordre vital souvent occulté dans la clinique et la pratique est étudié dans trois domaines, la sexualité, le moi et le sadomasochisme. Cet ouvrage offre cinq nouveaux textes dans cette édition. Une version légèrement abrégée de l'édition originale.


  • la série des sept volumes des problématiques regroupe l'enseignement prononcé par jean laplanche dans le cadre de l'uer des sciences humaines cliniques à l'université paris vii.
    elle aboutit tout naturellement au volume conclusif : nouveaux fondements pour la psychanalyse (puf, 1987). ce volume reprend l'enseignement de l'année 1990-1991. on a beaucoup glosé sur l'après-coup, notion freudienne, et ceci pour mettre l'accent sur la seule dimension rétroactive, celle de la soi-disant " resignification " ainsi est laissée de côté la double orientation du processus, d'une part dans le sens de la " flèche du temps ", d'autre part à l'opposé de celle-ci.
    après une étude minutieuse de l'ensemble des textes freudiens concernant la question, il est proposé une interprétation qui, dans le sens de la théorie de la séduction généralisée, articule l'avant-coup du message de l'autre et l'après-coup de la traduction de ce message par le sujet.

  • Ces volumes regroupent l'enseignement public donné par Jean Laplanche en tant que professeur à la Sorbonne puis à l'université Paris Diderot entre 1970 et 1992. Il y poursuit une démarche problématique et interprétative le long de certains axes majeurs de la théorie psychanalytique. Les thèmes des années successives s'enchaînent selon une logique qui n'a rien de délibérée : le parcours est commandé à la fois par le contenu et par l'évolution personnelle de l'auteur. À travers cette façon de rendre problématique la doctrine, mais aussi l'histoire et la clinique, c'est une nouvelle thématique qui se dégage, pour cerner plus rigoureusement la genèse, l'énergie, les configurations et les destins de cet « inconciliable » qui attaque l'être humain de l'intérieur et qui constitue l'objet propre de la psychanalyse.

  • Ces volumes regroupent l'enseignement public donné par Jean Laplanche en tant que professeur à la Sorbonne puis à l'université Paris Diderot entre 1970 et 1992. Il y poursuit une démarche problématique et interprétative le long de certains axes majeurs de la théorie psychanalytique. Les thèmes des années successives s'enchaînent selon une logique qui n'a rien de délibérée : le parcours est commandé à la fois par le contenu et par l'évolution personnelle de l'auteur. À travers cette façon de rendre problématique la doctrine, mais aussi l'histoire et la clinique, c'est une nouvelle thématique qui se dégage, pour cerner plus rigoureusement la genèse, l'énergie, les configurations et les destins de cet « inconciliable » qui attaque l'être humain de l'intérieur et qui constitue l'objet propre de la psychanalyse.


  • la série des sept volumes des problématiques regroupe l'enseignement prononcé par jean laplanche dans le cadre de l'uer des sciences humaines cliniques à l`université paris vii.
    elle aboutit tout naturellement au volume conclusif : nouveaux fondements pour la psychanalyse (puf, 1987). ce cours de l'année 1991-1992 traite de la genèse du sexuel infantile. il remet à une place subordonnée la notion d'étayage et, par une argumentation serrée, montre que celle-ci est bouleversée par l'intervention première de l'autre adulte et de sa sexualité dans le psychisme naissant de l'enfant (théorie de la séduction généralisée).
    en ce sens, l'étayage pourrait lui-même constituer un ultime fourvoiement du freudisme. une conférence prononcée à buenos-aires, sous le titre biologisme et biologie, complète le volume et montre que dénoncer un fourvoiement biologisant de freud n'est nullement dénoncer la biologie dans l'être humain. c'est au contraire lui restituer une place positive et non plus mythologique.


  • la série des sept volumes des problématiques regroupe l'enseignement prononcé par jean laplanche dans le cadre de l'uer des sciences humaines cliniques à l'université paris vii.
    elle aboutit tout naturellement au volume conclusif : nouveaux fondements pour la psychanalyse (puf, 1987). ce volume rassemble les enseignements des trois années (1970-1973) consacrés à l'angoisse. les thèmes abordés sont successivement : l'angoisse dans la névrose - l'angoisse dans la topique - l'angoisse morale. dès la discussion primordiale sur le terme allemand angst, qui veut dire à la fois angoisse et peur, se dessine une délimitation qui relègue comme défense secondaire la référence à la peur, y compris la peur de castration, pour privilégier la théorie libidinale.
    chez freud l'angoisse est fondamentalement un succédané de l'attaque interne du sexuel.

  • Jean laplanche, ancien élève de l'ecole normale supérieure, ancien interne des hôpitaux psychiatriques, professeur émérite à la sorbonne (université paris vii), est docteur honoris causa des universités de lausanne, buenos-aires et athènes. il dirige aux puf les collections bibliothèque de psychanalyse et voix nouvelles en psychanalyse. il est directeur scientifique des oeuvres complètes de freud - ocfp en français et auteur de nombreux ouvrages, en particulier le vocabulaire de la psychanalyse (avec j. b. pontalis), entre séduction et inspiration, l'homme et ses cours publiés dans la série des problématiques.

  • «Ce volume rassemble mes principaux articles, parus dans diverses revues depuis 1967. Dans leur succession, on ne trouvera pas de rupture, mais on pourra reconnaître un mouvement que j'aime à figurer par une spirale : passer, de façon cyclique, à la verticale de certains points problématiques, chaque spire prenant un peu plus de distance par rapport à la précédente et dessinant plus nettement les options et les différences.
    C'est au sein de l'expérience inaugurée par Freud, expérience indissolublement clinique et théorique - je dirai : philosophique - que se situe ma pensée ; non pas pour en polir les angles ou en perfectionner les détails mais pour la faire travailler et, au plein sens des mots, lui faire "rendre l'âme".
    Tâche évidemment infinie et que le texte inaugurant ce volume ne peut avoir pour objet de conclure : il est au contraire une méditation sur la nécessité de sans cesse rouvrir la brèche originaire, jadis ouverte par l'étrangèreté de l'autre.
    Si ce n'était là le vif de notre pratique et le nouveau de son (re)commencement, la psychanalyse ne serait qu'une pauvre et déjà obsolète ingénierie de l'âme.» J. L.

  • On a dit que je mettais en danger l'équilibre de la pensée freudienne, ce qui interroge aussitôt le type d'équilibre en question ; équilibre d'une pensée en général, mais spécialement de celle-là.
    S'agit-il d'un édifice, d'un bel édifice, dont il ne faut enlever aucune aile, aucune partie ? Faut-il donc l'accepter en bloc - faute de quoi on est déviationniste - comme on a accepté pendant des siècles la pensée aristotélicienne, et comme on continue, dans certains cercles, à agir avec les textes sacrés ? S'agit-il d'être talmudiste ?

  • le présent volume comprend la plupart de mes écrits, au cours de la période 2000-2006.
    comme les volumes précédents, la révolution copernicienne inachevée et entre séduction et inspiration, l'homme, les articles ne sont pas classés par thèmes. certains articles ont une visée novatrice en matière de théorie (métapsychologie), comme " trois acceptations de l'inconscient " et aussi " le genre, le sexe, le sexual ". ce dernier mot m'amène à justifier mon titre : ce que je nomme sexual (par différence avec sexuel), c'est tout ce qui est du ressort de la théorie freudienne de la sexualité élargie et au premier plan de la sexualité infantile dite " perverse polymorphe ".
    une fois qu'on a compris l'élargissement apporté par freud à la notion, par rapport à la simple union des deux sexes (au point que le sexual peut souvent être auto-érotique), on reste sceptique devant l'allégation faite de tous côtés d'une " liberté sexuelle ", moderne enfin conquise, éventuellement au-delà de freud. bref, " sexual " n'est pas tout à fait ce que l'on croit. c'est bien plus complexe, plus refoulé aussi, enfoui parfois dans des fantaisies à peines formulées.

  • Quelle nécessité de revenir aux fondements et quelle justification à les qualifier de "nouveau" ? La nécessité, pour moi, est claire : depuis 1969 à Paris VII cet enseignement se poursuit puis se recueille dans la série des Problématiques dont les sous-titres montrent bien de quoi il retourne. Il s'agit, à partir d'un thème d'apparence classique dans la psychanalyse freudienne, de mettre en question, de mettre en cause, de mettre en problème. Mettre en problème c'est ébranler, mettre à l'épreuve jusqu'aux fondements toute l'expérience analytique. Ce volume conclusif des Problématiques, de " critique incessante des concepts dits fondamentaux... qui fondent la psychanalyse ", est l'occasion pour l'auteur de repréciser ses positions sur la pulsion, le narcissisme, le langage et bien d'autres thèmes, d'en montrer l'articulation, de revenir au geste fondateur de Freud quand il instaure la psychanalyse, un retour sur Freud qui implique un " travail sur l'oeuvre et travail de l'oeuvre, travail qui met l'oeuvre à la question ".

  • La théorie de la séduction généralisée doit rendre compte, à travers le mécanisme du refoulement, de la constitution et de la permanence d'un inconscient, ainsi que de l'effet " pulsion " qui en est indissociable. Mais elle doit aussi inclure dans son modèle ce qu'on nomme la " cure ", ses effets comme ses limites. Le schéma général, ... c'est la mise en confrontation d'un individu, dont les montages somato-psychiques se situent de façon prédominante au niveau du besoin, avec des signifiants émanant de l'adulte, liés à la satisfaction de ces besoins, mais véhiculant avec eux l'interrogation purement potentielle d'autres messages - sexuels. Ces messages énigmatiques suscitent un travail de maîtrise et de symbolisation difficile, voire impossible, qui laisse nécessairement derrière lui des restes inconscients, des fueros, disait Freud : ce que nous nommons les " objets-sources " de la pulsion.

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