Glasner

  • Les guides belles lettres des civilisations proposent un voyage dans le temps et l'espace (egypte, grèce, rome, inde, chine, japon.
    ) et s'adressent aux étudiants, aux curieux d'histoire et de civilisations, aux voyageurs. ouvrages pratiques et raisonnés de culture générale sur les principales civilisations anciennes qui nous ont laissé une trace écrite, ils proposent au lecteur les clés nécessaires pour comprendre un texte ancien ou un livre d'histoire, ils l'aident à en déchiffrer les allusions, à en élucider les difficultés.
    Oubliée pendant de longs millénaires, l'histoire de la mésopotamie est reconstituée progressivement par les chercheurs depuis le milieu du xixe siècle.
    Loin du despotisme oriental et des fastes exotiques, trois civilisations, sumer, assur et babylone, revoient le jour grâce aux efforts conjugués des historiens et des archéologues. ce livre propose une rencontre avec des hommes d'un autre temps.
    Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons : soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise.
    Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
    Les guides belles lettres des civilisations ne sont pas des dictionnaires. toute information recherchée s'y trouve replacée dans le contexte des mentalités de chacune des civilisations étudiées. car il n'est pas possible de comprendre un événement, une loi morale ou le caractère d'un personnage si rien n'est restitué des valeurs qui les justifient.
    J. -n. r.

  • Insensiblement, au cours des dernières décennies, le regard sur l'histoire de l'écriture a changé.
    Les historiens ont mieux pris conscience que l'écriture développe un domaine spécifique de signification par rapport à la langue parlée. ils sont de plus en plus nombreux à cesser d'analyser l'histoire de la " raison graphique " en liaison étroite avec ce qui pourrait apparaître comme son sommet : l'invention de l'alphabet. jean-jacques glassner est de ceux-là. il s'emploie dans ce livre magistral à déterminer les origines de l'écriture cunéiforme, réfutant les théories pictographique ou comptable.
    L'invention de l'écriture suppose un concept qui est la condition même de son existence ; elle résulte de la mise en oeuvre de ce concept, faisant appel à une gestuelle spécifique et à des artefacts, des supports et des outils pour écrire ; elle s'actualise dans un système de signes logographiques et phonétiques motivés. mais puisqu'il faut aller jusqu'à comprendre à quelle demande du monde sumérien cette écriture répond, l'auteur envisage également l'ensemble de ses usages, les métiers et les hommes qu'elle mobilise, le tour de penser qu'elle dévoile.

  • Si l'on en croit Franz Kafka, il ne subsisterait de l'antique Mésopotamie qu'une fosse, une empreinte négative, autrement dit rien ! Elle a existé, cependant, et elle existe toujours.
    D'aucuns l'ont rencontrée. Boris Vian en parle avec enthousiasme, dans L'Automne à Pékin, même s'il lui préfère un autre nom, celui d'Exopotamie. L'autobus 975 y conduit. On y mange des sauterelles. On y fait des fouilles archéologiques. On y construit une ligne de chemin de fer. On y fait l'amour. Ce livre se veut un voyage à travers le temps et l'espace, la Mésopotamie en bandoulière. Il donne à voir l'image que s'en sont faite les hommes de lettres, les artistes et les érudits, mais aussi le public, en Occident et en Orient, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours.
    Avec la redécouverte scientifique de la Mésopotamie, son écriture cunéiforme et son architecture de terre, par les archéologues et les épigraphistes, au cours du XIXe siècle, cette image subit une profonde modification. Au passage, le mythe biblique de la tour de Babel, tout particulièrement, est revisité. Où l'on voit que la Mésopotamie accompagne le XXe siècle dans ses errances. Si elle n'offre pas de recettes pour résoudre : les problèmes du monde contemporain, elle apprend toutefois à envisager autrement le rapport entre soi et le monde.

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