Franck Steffan

  • Plus de cent cinquante ans après la publication du célèbre ouvrage de Darwin, De l'origine des espèces, Jean-Marie Pelt s'emploie à récuser la fameuse « loi de la jungle » qui, dans une nature réputée « cruelle », serait le seul moteur de l'évolution. Il existe bien une raison du plus faible : tout au long de l'histoire de la vie sur terre, des premières bactéries jusqu'à l'homme, là où les plus gros n'ont pas su résister aux cataclysmes et aux changements climatiques, ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. Notre société humaine, dans laquelle règne un esprit de compétition exacerbé, court à la catastrophe si elle n'entend pas cette leçon de la nature qui fait de l'égoïsme la maladie mortelle des puissants et de la solidarité la force des faibles. Un ouvrage fourmillant d'anecdotes puisées au coeur du monde végétal et animal.

  • Un livre sur les légumes ! Certes, mais pas n'importe lesquels : les légumes d'autrefois, ceux de nos grands-parents, dont on retrouve avec délectation les saveurs presque oubliées ; les légumes venus d'ailleurs, dont on découvre les saveurs exotiques parfois inattendues. Fini les légumes punition pour les enfants à table, les légumes sont de retour et ils sont appréciés, car ils sont bons !
    De la patate douce à l'igname, du manioc à l'épeautre, du chou chinois au topinambour en passant par le quinoa, la lentille, l'oca du Pérou, la stévia, la roquette, la spiruline et bien d'autres encore, Jean-Marie Pelt nous invite à une plongée dans le passé de nos nourritures terrestres et à un voyage autour du monde. Il insiste particulièrement sur leurs qualités nutritionnelles et gustatives, sans oublier leurs vertus médicales, intégrant les connaissances les plus récentes en ce domaine, car il y a beaucoup de nouvelles données scientifiques sur les légumes, justifiant pleinement la fameuse règle des « cinq fruits et légumes par jour ».

    Mêlant son savoir de botaniste à ses qualités de conteur, Jean-Marie Pelt nous raconte ici la merveilleuse aventure de ces légumes d'ailleurs et d'autrefois.

  • Ce nouveau livre de Jean-Marie Pelt veut mettre en lumière les profondes convergences des grandes traditions philosophiques, spirituelles et religieuses du monde sur des points essentiels de la sensibilité moderne : nécessaire sobriété écologique pour limiter l'épuisement des ressources naturelles, alliance de l'homme et de la nature pour maintenir les grands équilibres biologiques et climatiques, enfin, mise en cause du rêve prométhéen où sciences et techniques, étroitement liées au capitalisme, emmènent l'humanité au pas de charge dans un rêve de puissance et de domination, au mépris de toute modération et sagesse. Nature et spiritualité nous invite donc à observer les relations des grandes religions du monde avec la nature. Ainsi l'hindouisme, le taoïsme, le bouddhisme, l'islamisme, le judaïsme, le christianisme nous disent que le sort de l'homme et celui de la nature sont étroitement liés. Raison de plus pour ne pas oublier que l'homme est doué de potentialités spirituelles et que le réduire à ses seules dimensions économiques et sociales serait l'amputer des valeurs qui font la singularité et l'honneur de l'humanité. Pour Jean-Marie Pelt, une nouvelle éthique s'impose, celle d'une écologie spiritualiste, seule voie porteuse d'avenir. Ce livre empreint d'une grande sensibilité et souvent très émouvant recèle un puissant témoignage d'espérance.

  • Il y a vingt ans Jean-Marie Pelt publiait avec un franc succès son Tour du monde d´un écologiste. Il remet ici ses pas dans les siens, non plus pour dénoncer les déprédations subies par la planète, mais pour nous faire partager l´émerveillement du savant face à l´infinie diversité de sa parure végétale, liée à la disparité des sols et des climats rencontrés. Son périple le conduit de l´Afghanistan en guerre à l´ensemble du Proche et Moyen-Orient où il cherche en vain la trace des roses d´Ispahan, de l´Afrique subsaharienne où, initié au vaudou, il fait connaissance avec les pouvoirs des plantes hallucinogènes, à ces précieuses réserves que constituent les îles et archipels, des Seychelles aux Maldives, de Maurice aux Canaries, avant de rentrer, tel Ulysse, dans son canton aux trois frontières à deux pas de Schengen, où un " gisement d´orchidées unique par la richesse de ses espèces " donne l´occasion au botaniste d´épiloguer sur les moeurs comparées de ces étranges végétaux et de ce non moins singulier animal qu´est l´homme. À quatre-vingts ans sonnés, plus « vert » que jamais, Jean-Marie Pelt, « l´homme qui aimait les plantes », livre là toute la mémoire de ses savoirs et de ses émerveillements face à une nature dont il s´est fait l´inlassable défenseur.

  • Ce nouveau tour du monde d'un écologiste se veut positif, porteur d'espoirs. Face aux scénarios-catastrophes qui se multiplient avec l'annonce des bouleversements climatiques, l'épuisement de certaines matières premières, l'accroissement des disparités entre Nord et Sud, il dresse un inventaire impressionnant des expériences de « développement durable » qui ont fait leurs preuves et qui démontrent qu'une autre voie est possible. Un développement durable, équitable et solidaire appelant les riches à plus de sobriété, dispensant aux pauvres un peu plus de prospérité, dans le respect des grands équilibres de la nature et de la vie. Du problème de l'eau douce (irrigation au goutte-à-goutte, épuration par phytorestauration (jardins filtrants ou lagunage) à la préservation de la biodiversité en relation avec les populations locales, de l'agriculture durable aux villes écologiques, des biocarburants brésiliens aux chiffonniers d'Emmaüs, Jean-Marie Pelt envisage ce que pourrait être le monde de l'après-pétrole.

  • Compétition pour la lumière dans la forêt où les arbres les plus chétifs meurent étouffés par les plus forts ; conquête massive de territoires par de redoutables envahisseurs ; déploiement d'armes chimiques sophistiquées : les plantes ont mille manières de se faire la guerre. Mais nul ne dirige ces entreprises belliqueuses, car les plantes sont un monde sans chef.

    Les animaux s'affrontent pour la nourriture, le territoire, le partenaire sexuel, la protection des petits. Mais, à travers l'évolution, la nature a inventé d'habiles stratagèmes visant à réguler leur agressivité ; on les voit se mettre en place et se perfectionner chez les poissons, les oiseaux et même les loups. Ils échouent malheureusement chez les rats. et chez les humains. En effet, nous sommes loin de nos cousins les Bonobos, ces grands singes qui, fidèles au slogan de mai 68, font l'amour mais pas la guerre.

    Les humains ont tenté de tout temps de maîtriser leur agressivité qui menace si dramatiquement notre espèce, mobilisant à cette fin les philosophies, les religions, la psychologie, la sociologie. Force est de constater qu'ils n'y sont point parvenus. Y parviendront-ils et comment ? Peut-être en s'inspirant des modèles que nous offre la nature...

    Jean-Marie Pelt est professeur émérite de biologie végétale et de pharmacologie à l'Université de Metz et président de l'Institut européen d'écologie. Il a notamment publié chez Fayard De l'Univers à l'être, Dieu de l'univers : science et foi, Le Tour du monde d'un écologiste, Au fond de mon jardin, Des légumes, Des fruits, Le Jardin de l'âme, Les Plantes transgéniques, La Terre en héritage, Les Nouveaux Remèdes naturels, Les Langages secrets de la nature, Les Epices et L'avenir droit dans les yeux.

  • Une évidence : quand on a parcouru l'ensemble du système solaire, la Terre est bien notre seule oasis. Le nouveau tour du monde de Jean-Marie Pelt débute à Tenerife, aux Canaries, où l'on découvre les conditions ayant présidé aux origines de la vie. Parcourant cette île du littoral jusqu'au sommet du volcan, se succèdent des zones de végétation comme empilées les unes sur les autres au fur et à mesure qu'on prend de l'altitude. Tenerife représente une sorte de planète en miniature, une magnifique leçon d'écologie, avec ses plantes extraordinaires.
    Des étranges mares salées de Lorraine aux vastes prés salés du Mont-Saint-Michel et, de là, aux marais de Kaw en Guyane, on suivra ensuite le travail de ces hommes engagés dans de minutieuses enquêtes afin de comprendre le fonctionnement de la nature. Comment vivent, par exemple, d'étranges oiseaux et d'énormes caïmans à Kaw, dans une région où aucun homme ne s'était jamais aventuré. Ailleurs, où il s'est au contraire trop aventuré, la nature est mise à mal. L'Espagne, qu'un écureuil pouvait jadis traverser en sautant d'arbre en arbre des Pyrénées à Gibraltar, est devenue, en certains lieux, un désert. La Grèce également, et Platon déjà s'en désespérait. De même Nauru, dans le Pacifique, Haïti, la mer d'Aral ont été dévastées. Seul miracle, le petit royaume du Bhoutan, coincé entre l'Inde et la Chine, reste un véritable Eden écologique.
    Ce nouvel ouvrage de Jean-Marie Pelt fait suite au Tour du monde d'un écologiste paru en 1990. On y découvre concrètement, à l'aide de multiples exemples, ce qu'est l'écologie dont on parle tant mais que l'on connaît si peu.

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