Frédéric Hulot

  • Le maréchal Ney

    Frédéric Hulot

    Portrait de l'un des plus beaux héros de l'épopée impériale, homme de guerre hors pair qui sera de toutes les batailles : Ulm, Iéna, Friedland, l'Espagne, la Russie, l'Allemagne et acquiert la célébrité autant par son courage et son esprit d'initiative que... par son mauvais caractère.

  • Le marechal massena

    Frédéric Hulot


    Né en 1758 dans le comté de Nice, orphelin à 6 ans, André Masséna
    eut une enfance sans joie. Mis très tôt en apprentissage par sa grand-mère,
    il en échappa en embarquant comme mousse. Puis, à 17 ans, il
    s'engagea dans l'armée qu'il quitta comme sous-officier. Redevenu
    militaire sous la Révolution, il connut un avancement foudroyant.
    En 3 ans, il fut promu général de division et révéla des qualités de
    stratège et des talents de tacticien hors du commun. Jouant un rôle
    essentiel dans la première campagne d'Italie, il devint le sauveur de la
    patrie et se couvrit de gloire en écrasant Autrichiens et Russes à Zurich.
    Profondément républicain, il entretint avec Bonaparte des rapports
    toujours tendus et parfois hostiles. Nanti de titres et de richesses sous
    l'Empire, il se rallia du bout des lèvres au régime. Ce fut pourtant lui
    qui sauva l'armée de Napoléon à la bataille d'Essling. Mais, malade,
    il assista dans une quasi-retraite à la fin de l'Empire.
    Cet homme aux qualités extraordinaires eut de graves défauts : coureur
    impénitent, vaniteux, léger de scrupules. Il se remplit les poches
    au point d'être traité de brigand par Napoléon. Il n'en demeure pas
    moins un très grand soldat dont son adversaire, Wellington, a dit : «Il
    fut leur meilleur homme de guerre.»


  • Les pagès

    Frédéric Hulot

    Les Pagès, vieille famille auvergnate, ont fait fortune au XIXe siècle en exploitant les forêts des montagnes qui ceignent l'abbaye de La Chaise-Dieu. Mais les chambardements suscités par la conjoncture de l'entre-deux-guerres, puis de la Libération et des Trente Glorieuses, bouleversent profondément leur façon de voir et de vivre. À travers leur journal, trois personnages expriment tour à tour la manière dont ils vivent des événements lourds de conséquences : Anne-Marie, l'héritière, surnommée «la dame du Livradois», Mathieu, son oncle, et Dominique, sa fille. Anne-Marie est confrontée à un choix déchirant entre la direction de ses entreprises, qui sont sa raison d'être, et son bonheur personnel. Mathieu, cynique, jouisseur, intelligent, doté d'un profil d'aventurier, s'impose comme le sage conseiller et le mentor de sa nièce. La jeune Dominique, appelée à recueillir l'héritage familial, devra en assurer la pérennité. En sera-t-elle capable ? Autour d'eux gravitent leurs proches, leurs amis, sinon leurs ennemis. Sans oublier une meute de superbes bouviers bernois qui occupent les lieux en grands seigneurs ! En nous entraînant dans l'intimité de cette famille orgueilleuse et travailleuse, Frédéric Hulot a écrit le roman, minutieusement documenté, d'une vieille France en train de disparaître, celle de grands bourgeois contraints de s'adapter aux nécessités de la vie moderne.

  • Fils d'un chirurgien, Jean-Baptiste Jourdan naquit en 1 762 à Limoges.
    Il perdit très jeune ses parents. A la Révolution, embrassant les idées avancées, il s'inscrivit dans un club et, en 1791, rejoignit l'armée où ses capacités lui valurent d'être nommé colonel. Il connut alors une brillante carrière : en moins de deux ans, il fut promu général d'armée. Il remporta les batailles de Wattignies, de Fleurus, et conquit pour la France la rive gauche du Rhin. Ses idées jacobines étant mal acceptées par le Directoire, il se lança en politique.
    Elu député, il fit voter la loi d'organisation de l'armée. Il ne s'entendit pas avec Bonaparte qui jalousait son titre de sauveur de la patrie mais qui ne put faire autrement que de lui accorder le bâton de maréchal d'Empire. La Restauration le choya et Louis XVIII, répondant à ses voeux, l'anoblit. En le nommant à soixante-huit ans gouverneur des Invalides, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort en 1833, Louis-Philippe apporta une consécration à sa carrière.
    Scrupuleusement honnête, Jourdan ne s'enrichit pas du fruit de rapines. D'un caractère réservé, ne prenant ses décisions qu'après les avoir longtemps pesées, il fut un excellent chef, animé d'un ardent patriotisme.

  • Parcours de Louis-Gabriel Suchet (1770-1826), officier supérieur que Bonaparte maintient volontairement dans des fonctions subalternes, n'appréciant pas sa manière de commander. C'est en Espagne, avec son mariage à une nièce de Joseph Bonaparte, qu'il est placé à la tête d'un commandement important et c'est le seul des maréchaux de Napoléon à obtenir des succès durables.

  • Murat

    Frédéric Hulot

    Fils d'un maître de poste du Quercy, Joachim Murat né en 1767 fit, grâce aux protecteurs de son père, de solides études classiques. Séminariste par obligation, mais bientôt soldat par vocation, ce cavalier par instinct devint un pur produit de la Révolution. Bénéficiant de puissants appuis, il eut alors un étonnant début de carrière sans aller au feu une seule fois.
    Devenu par hasard un adjoint de Bonaparte, Murat se révéla très vite un entraîneur d'hommes intrépide et, en même temps, un génial tacticien de la cavalerie dans toutes ses utilisations. Grâce à lui, Napoléon concrétisa ses plus étincelants succès : les victoires d'Austerlitz, d'Iéna, d'Eylau n'auraient sans doute pas eu lieu sans son exceptionnel concours. Pourtant, et bien que Murat ait épousé la soeur du futur empereur, Caroline Bonaparte, les relations entre les deux hommes ne furent à aucun moment confiantes et détendues. Ils avaient besoin l'un de l'autre mais ne s'aimèrent jamais.
    Poursuivant son ascension (maréchal en 1804, grand-duc de Berg puis roi de Naples en 1808), frustre dans ses légitimes ambitions, continuellement bridé par Napoléon, Murat, esthète et soldat prodigieux, fut aussi, avec l'aide de son ami Agar, un excellent administrateur.
    Après avoir largement contribué à la gloire militaire de l'Empire, il estima que son devoir était désormais de se consacrer à la sauvegarde de son propre royaume. Homme complexe, il eut des divergences avec la politique de Napoléon sur son déclin, d'où sa position critiquée par beaucoup, mais largement incomprise, qui marqua les dernières années de son règne. Sa fin grandiose et tragique est à l'image parfaite de sa personnalité flamboyante.

  • «Moreau, chevalier de l'humanité». Telle est l'épitaphe que le tsar Alexandre Ier fit graver sur la tombe où repose le vainqueur de Hohenlinden (1800) dans la crypte de l'église Sainte-Catherine des Français à Saint-Petersbourg.
    Républicain libéral et patriote convaincu, Jean-Victor Moreau, ancien général en chef de l'armée du Rhin, n'a jamais trahi la France, contrairement à ce que s'efforcèrent d'accréditer Napoléon et les inconditionnels de sa gloire.
    Injustement exilé aux Etats-Unis après un procès inique, Moreau ne songea qu'à servir son pays et cela, jusqu'à son dernier souffle. Il obtint même du tsar Alexandre, dont il devint le conseiller militaire, l'engagement formel que la France conserverait, quoiqu'il arrive, ses frontières naturelles.
    Napoléon, le considérant comme un rival dangereux, beaucoup trop populaire et indépendant, puisqu'il refusait de cautionner son pouvoir personnel, le poursuivit sans cesse de sa vindicte. Il s'acharna même, au-delà de la mort de Moreau, intervenue à la bataille de Dresde en 1813, à ternir l'image de ce dernier et à persécuter sa famille.
    Frédéric Hulot, rétablissant la vérité historique, brosse ici le portrait d'un soldat d'exception n'éprouvant aucun goût pour l'intrigue, dénué de toute ambition politique. Disparu trop tôt, il n'est pas interdit de penser que le destin lui aurait réservé, dans les années difficiles qui suivirent l'effondrement de l'Empire, un rôle de premier plan. Louis XVIII fit remettre à sa veuve le bâton de maréchal de France.

  • Le marechal davout

    Frédéric Hulot

    Bourguignon, issu d'une famille de vieille mais de petite noblesse, qui donna toujours des soldats à la France, Louis Nicolas Davout choisit naturellement le métier des armes. Devenu officier dès avant la Révolution, il fut des rares qui n'émigrèrent pas.
    Présenté au général Bonaparte en 1798, il s'associa à la fortune de ce dernier, le suivit en Egypte, participa à presque toutes les campagnes et gagna notamment les victoires d'Auerstaedt et d'Eckmühl. Promu maréchal, il ne cessa de se montrer un exceptionnel chef de guerre et un très habile administrateur. Napoléon, qui avait toute confiance en lui, le nomma gouverneur du grand-duché de Varsovie.
    Mais ce soldat, au caractère rude selon les uns, chaleureux selon les autres, fut aussi profondément attaché à sa terre. Il n'eut pas de plus grand plaisir que de s'adonner aux joies de l'agriculture et d'être entouré de sa famille qu'il ne voyait que trop rarement.
    C'est cet homme à la glorieuse carrière militaire, qui devint l'un des premiers personnages de l'Empire, dont Frédéric Hulot retrace en historien rigoureux le destin.

  • Le marechal soult

    Frédéric Hulot

    Fils d'un notaire languedocien, Jean de Dieu Soult s'engagea jeune comme simple soldat dans l'armée de Louis XVI. A la Révolution, il connut un avancement rapide car, bien qu'il n'eût appartenu à aucune école militaire, il choisit le service d'état-major où il se distingua. Il fit toutes les guerres de la Révolution aux côtés de chefs prestigieux, tels Hoche, Jourdan, Masséna et Murat. Devenu maréchal de France, puis duc de Dalmatie sous l'Empire, il reçut de Napoléon d'importants commandements qui le conduisirent en Allemagne, en Pologne et surtout en Espagne. En 1813-1814, au cours d'une mémorable campagne dans le midi de la France, il contint l'Anglais Wellington malgré des forces très inférieures à celles de son adversaire.
    Exilé pendant la Restauration, il avait gagné l'estime de Louis-Philippe. Parvenu au trône, celui-ci en fit un ministre puis, à plusieurs reprises, un président du Conseil. Lorsque, honoré dans toute l'Europe, Soult mourut en 1852, il avait été promu maréchal-général de France. C'est cet exceptionnel chef de guerre, associé à l'épopée napoléonienne, mais aussi ce remarquable administrateur et homme politique que Frédéric Hulot ressuscite ici avec un scrupuleux sens de la vérité historique.


  • Napoléon eut quatre frères. Grâce à lui, ceux-ci connurent une
    prodigieuse fortune politique et un destin exceptionnel alors que rien,
    dans leur caractère ni leur éducation, ne les prédisposa à une telle
    renommée. Trois d'entre eux se virent propulsés sur les trônes de
    pays qu'ils ne connaissaient même pas (Hollande, Westphalie,
    Naples, Espagne) et se trouvèrent nantis de fonctions auxquelles
    ils n'étaient pas préparés. Mais, en voulant par intermittence agir à
    leur guise, parfois avec clairvoyance, ils ne comprirent pas que
    l'empereur les avaient placés là pour être seulement ses marionnettes.
    Seul Lucien montra un caractère bien trempé et une remarquable
    personnalité. Aussi se heurta-t-il de manière permanente à l'empereur
    qui, pourtant, lui devait beaucoup et il dut rester en exil.
    Les Bonaparte avaient le sang chaud : coureurs de jupons effrénés,
    ils eurent nombre d'aventures sentimentales, Jérôme en tête. A la
    chute de l'Empire qu'ils avaient vu venir, ils se montrèrent assez
    habiles pour se constituer de prestigieux établissements et vivre
    confortablement leur vieil âge. Grâce à sa longévité, Jérôme connut
    le Second Empire où il fut élevé à la dignité de maréchal de France.
    Ainsi ces hommes, grâce à la solidité de leur lien familial,
    vécurent d'extraordinaires existences. C'est leur pittoresque et les
    innombrables rebondissements dont elles furent marquées que relate
    Frédéric Hulot, spécialiste des grands personnages de l'Empire.



  • Parcours d'Alexandre Berthier, fils du géographe en chef des armées de Louis XVI, officier de celles de Napoléon. Avec la charge de l'organisation et de la logisitique des forces françaises, il participa aux guerres de l'Empire. L'Empereur le combla de bienfaits pour la tâche accomplie, dont la principauté de Neuchâtel. Il rallia Louis XVIII. Sa mort en 1815 reste énigmatique.


  • Leurs noms sonnent encore glorieusement à nos oreilles et ils ont baptisé nombre de grandes artères à travers toute la France. Issus de milieux très divers (apprenti, mousse, fils de chirurgien, membre de la petite noblesse, etc.), ils ont choisi très jeunes le métier des armes et, sans compter sur le moindre passe-droit, ils sont partis du bas de l'échelle sociale pour gravir peu à peu les échelons militaires uniquement par leurs actes héroïques.
    Honneur suprême, ils ont été remarqués par Napoléon Ier qui les a faits maréchaux. Plus ou moins honnêtes, plus ou moins scrupuleux, plus ou moins clairvoyants (mais toujours prêts à mener leurs troupes au combat et à braver les pires dangers), ils ont accumulé des richesses dans les territoires conquis et ont été pourvus de titres de noblesse qu'ils ont transmis à leurs descendants.
    Frédéric Hulot nous raconte ici leurs fabuleux destins : leur ascension, les grandes batailles qu'ils ont gagnées, les innombrables blessures qu'ils ont reçues pour la gloire d'un empereur qu'ils vénéraient, mais qu'ils ne pouvaient s'empêcher de critiquer.

  • D'un monde à l'autre ; le temps des consciences Nouv.

    « Nous ne traversons pas un moment de crise anodin, nous vivons un moment décisif pour l'avenir de l'humanité. Comment s'extraire d'une dynamique qui nous échappe et d'un système qui nous conduit dans une impasse ? Nous avons chacun éprouvé combien les résistances au changement sont grandes. Pourtant, comme tant d'autres, nous refusons de nous résigner.
    Un autre monde est à notre portée. Un monde fondé sur l'humilité, la sobriété et le partage. Un monde plus équitable, plus fraternel, davantage relié à la Terre. Ce monde n'est pas une utopie. Nous pouvons tous contribuer à le faire advenir. Mais cela ne sera possible que par une révolution des consciences. C'est à cette conversion de notre esprit et de nos modes de vie qu'aimerait contribuer modestement ce livre, fruit du partage de nos réflexions et de nos expériences.
    N.H. et F.L.
    Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir, forts de leurs parcours riches et singuliers, apportent ici un éclairage personnel, pratique et spirituel sur les enjeux majeurs qui nous concernent tous.

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