Romans & Nouvelles
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À la fin des années 1970, à Buenos Aires, deux adolescents passionnés de musique, inséparables et complices à la vie à la mort, fondent un magazine sportif artisanal. Armés d'un vieux magnétophone, l'enthousiasme de la jeunesse en bandoulière, ils partent interviewer leur idole, un certain Fangio.
Faster, c'est le récit de l'enfance, de l'amitié, des alliances, des vocations et des choix pour la vie. C'est aussi le roman des modèles et des idoles, héritées ou choisies en opposition à son histoire, à sa famille.
Eduardo Berti s'amuse de la réalité toute fictionnelle du souvenir des lieux et des époques, pour nous confier un roman émouvant sur ce qui marque la fin d'une adolescence et l'entrée dans l'âge adulte.
D'abord écrit en espagnol - et publié aux éditions Impedimenta en Espagne, et aux éditions Hibrida en Argentine -, Faster a été réécrit en français par son auteur, qui en a créé une version subtilement différente. -
"Je ne pense pas à Une Présence idéale comme un livre qui parle de la mort. Je voulais écrire un livre qui parle de la vie : de la vie professionnelle et personnelle d'un groupe de soignants." Eduardo Berti C'est d'une résidence « littéraire-médicale » dans le service des soins palliatifs du CHU de Rouen qu'Eduardo Berti a tiré la matière pour ce roman choral.
Aides-soignant.es, infirmières, médecins, bénévoles, brancardiers... chacun.e prend la parole et raconte : le quotidien, les soins du corps, l'accompagnement des malades en fin de vie, les moments beaux, les terribles, les familles, les annonces...
C'est qu'il faut trouver cette « présence idéale » qui fait les bons soignants, plutôt que la « distance idéale » que l'on recommande trop souvent aux praticien.nes.
Pour rester au plus proche des propos qui lui ont été confiés, Eduardo Berti a ressenti le besoin d'écrire ce texte directement en langue française, décrivant avec justesse des situations profondément touchantes -
La lecture peut être un cercle magnifiquement vicieux, un cercle à l'intérieur duquel il nous arrive de trouver autant de façons de lire qu'il y a d'individus. On a dit (Sartre l'a dit) que chaque livre est une toupie que le lecteur met en action ; or chaque lecteur fait que la toupie dessine des tours différents, des orbites particulières. Voici donc un "cercle de lecteurs" qui se manifeste comme une sorte de catalogue plus ou moins insolite, hilarant ou mirobolant, mais surtout comme l'illustration que la lecture est fondamentalement un acte créatif.
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De Buenos Aires à Madrid, en passant par Paris et le Kent, ce roman nous entraîne au coeur des questionnements sur l'identité, la transmission, l'exil et l'écriture.
Fils d'un immigré roumain installé à Buenos Aires, le narrateur, écrivain, décide de partir vivre à Paris. C'est dans un café qu'il prend l'habitude de lire les lettres que son père lui envoie, se remémorant l'histoire de sa famille.
Quand il apprend que son père est lui aussi en train d'écrire un livre, il se sent dérouté. Et voilà que vient s'intercaler une autre histoire, celle de Józef et de son épouse, Jessie, tous deux installés en Angleterre. Tiens donc, Józef est écrivain lui aussi, d'origine polonaise, exilé en Angleterre : l'immense écrivain Joseph Conrad pourrait bien être le personnage du prochain roman de notre narrateur argentin.
Avec ces histoires qui s'imbriquent, Eduardo Berti tisse une toile particulièrement fine et prenante. Son sens de la formule et son humour créent une narration dynamique qui emporte le lecteur.
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« Est-il vraiment imaginaire ce pays où un étonnant projet de loi prétend décider des droits et des devoirs des écrivains et des lecteurs ? Où un cercle d'admirateurs veut contraindre les romans de leur écrivain favori à devenir réalité ? Où une étrange maladie se déclenche après la lecture d'une célèbre nouvelle de Kafka, et un complot modifie les ouvrages empruntés dans les bibliothèques ? Et où, bien entendu, le service météorologique prévoit des températures toujours comprises entre 12 et 23 degrés ?
Dans un subtil et ludique agencement, Eduardo Berti entremêle et fait dialoguer les nouvelles de ce drôle de pays, en même temps (calme, forcément) qu'il célèbre l'importance de la lecture comme acte d'intelligence, de connaissance et de plaisir. »
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tous les funes est, au meilleur des sens, un roman littéraire, et il s'alimente de ses propres sources.
dans la tentative du professeur octogénaire de cataloguer tous les funes de la fiction en langue espagnole, il y a une reconnaissance de ce qui est commun, d'une vision du monde partagée grâce aux mots, mais aussi de la banalité de tels travaux par ceux qui croient qu'ajouter une histoire de plus aux bibliothèques du monde pourrait nous aider à le comprendre dans toute son immense absurdité. de tous les funes rassemblés par funès, le plus célèbre est sans doute celui de borges, l'héritier (ainsi que le fait remarquer le professeur funès) du memory de hitchcock dans les trente-neuf marches, un jeune homme qui, dans sa pauvre cabane de la campagne uruguayenne, vers la fin du xixe siècle, est condamné à se souvenir de tout, jour après jour et nuit après nuit, jusqu'à sa mort précoce à l'âge de vingt et un ans.
[. ] tous les funes est un palais des miroirs autoréférentiel, un recensement magique qui, dans sa tentative d'inclure tous les funes, doit à un certain moment s'inclure lui-même, filant en spirale vers l'infini, pour notre joie et notre ravissement.
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Inventaire d'inventions (inventées)
Eduardo Berti, Monobloque
- La Contre Allée
- La Sentinelle
- 18 Novembre 2017
- 9782917817711
Quelque part entre le fameux Catalogue des objets introuvables de carelman, le Dictionnaire des lieux imaginaires de Manguel, et un inventaire à la manière oulipienne, Eduardo Berti s'émerveille de multiples inventions dont recèle la littérature comme le pianocktail de Boris Vian, le Baby HP - un engin capable de transformer en force motrice l'inépuisable vitalité des enfants - du mexicain Juan José Arreola, le GPS sentimental d'Hervé Le Tellier, la Kallocaïne de l'écrivain et pacifiste suédoise Karin Boye, le superficine - sorte de pommade miraculeuse qui s'applique sur les murs et qui a pour effet de rendre les pièces plus spacieuses - du polonais Sigismund Kryzanowski...
Des textes courts pour en imaginer des fonctions secondaires et en tenter la description. A quoi pourraient bien ressembler la machine à arrêter le temps, les boucles d'oreille-réveil, le traducteur chien-humain, le livre infini, la machine à prier, l'appareil de critique littéraire, l'effaceur de mémoire ...
Eduardo Berti est épaulé par le collectif Monobloque qui en produit les esquisses.
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"tout autour des grands chefs-d'oeuvre de la littérature, on trouve des chefs-d'oeuvre modestes et merveilleux, longs d'une seule ligne parfois, poussant parfois jusqu'à une page ou deux, dans lesquels semble concentrée l'essence du récit ou de la poésie.
(. ) un recueil de textes tel que la vie impossible implique, de la part de son auteur, une bonne dose de générosité. les écrivains sont avares en ce qui concerne leurs histoires. quand la romancière canadienne marian engel racontait une anecdote rare ou décrivait un événement curieux, elle ajoutait souvent "c'est pris !" à l'instar des enfants qui revendiquent la possession d'un siège, d'un livre ou d'un morceau de gâteau, pour signifier que c'était son bien et qu'elle le développerait sans doute dans un roman ou un récit.
Berti n'a pas de ces prétentions. au contraire, il étale devant le lecteur un trésor de romans à l'état d'embryons, de semences de récits qui, comme si elles avaient été saisies dans l'ambre, n'ont nul besoin de se développer davantage pour nous réjouir et nous étonner. ".
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Rétrospective de bernabé lofeudo
Eduardo Berti, Jean-marie Saint-lu
- Actes Sud
- Un Endroit Où Aller
- 30 Janvier 2007
- 9782742764600
Voici les aventures cinématographiques et personnelles d'un cinéaste argentin imaginaire, Bernabé Lofeudo, sévissant dans les années 1920, l'âge d'or du cinéma muet. Relevant le défi que lui lance un ami boxeur, le cinéaste spécialisé jusque-là dans les bovins de la pampa argentine oriente en effet son oeuvre vers la sensualité et l'érotisme. La rencontre avec la pétillante Nelly Marchi est décisive. Jouant les biographes sérieux, l'auteur pointe avec malice et tendresse la destinée tragicomique d'un raté magnifique, incompris par les producteurs et délaissé par ses actrices favorites.
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Pendant dix ans, deux hommes passent six mois de l'année à casser des pierres dans une carrière isolée. Seul le courrier rompt la monotonie de cette rude existence, mais subitement l'un n'en reçoit plus. Il achète alors une lettre à son compagnon et devient propriétaire d'une missive qui ne lui était pas destinée et qui pourtant ne parle que de lui. Une lectrice de journaux, plus qu'assidue, tient le journal de ses lectures exhaustives de l'intégralité des quotidiens disponibles. La manie tourne à l'obsession et tout ce qui ne figure pas dans un journal échappe au champ du réel. Une vieille femme se presse de se mettre au lit tous les soirs car la voix qui provient du dentier flambant neuf posé sur sa table de nuit lui permet de revisiter sa bibliothèque, de retrouver le contenu de livres qu'elle a oubliés à mesure qu'elle perdait ses dents. Quelques exemples suffisent pour révéler la trame sous-jacente qui unit ces contes, superbes de concision et de subtilité : l'inquiétant amalgame du quotidien et du fantastique, l'irruption de l'élément perturbateur qui, en déplaçant les frontières du familier, pointe l'absurdité du réel. L'héritage des maîtres argentins est manifeste dans ce jeu constant entre fiction et réalité, mais là où ses illustres prédécesseurs (Borges, Cortázar, Bioy Casares) privilégiaient le subterfuge de l'érudition travestie, Eduardo Berti choisit d'ancrer ce jeu dans une culture plus populaire, créant ainsi pour le lecteur une proximité déroutante entre deux univers.
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Les petits miroirs ; los pequenos espejos
Eduardo Berti
- Éditions Verdier
- Meet
- 7 Juin 2007
- 9782911686474
eduardo berti réinvente cet exercice de style cher aux miniaturistes et aux moralistes que sont les aphorismes.
dans chaque forme brève, ou dans le puzzle que construit l'ensemble, on peut soupçonner la promesse de récits à inventer. il avait tant de choses à raconter qu'il envoya un perroquet voyageur.
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Histoire d'amour filial et d'idolâtrie dans la Chine des années 1930. Une adolescente de treize ans, curieuse de la vie et résignée au monde, succombe au charme d'une fille à la peau couleur de lune.
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Pendant les années soixante-dix à buenos aires, un archiviste du congrès régale tous les soirs ses garçons de l'histoire de justino qui, loin des strass hollywoodiens, a tout d'un rocky argentin : le regard doux et franc, le sourire candide.
Son fait d'arme : l'unique victoire par ko sur un adversaire qui deviendra champion national et à qui, toujours, il a refusé la revanche en raison d'une promesse faite à son épouse. cette revanche a peut-être eu lieu, les variantes abondent, mais si le récit plaît tant c'est que l'énigme sportive se double d'une intrigue qui concerne les enfants au premier chef. l'ex-boxeur, reconverti en serrurier horloger, est au coeur d'un autre combat, amoureux celui-là, que se livrent les tantes des enfants, deux vieilles filles aigries jusqu'à la moelle qui cachent de frémissants secrets sous une irrésistible bigoterie.
Seule la vieille horloge de la famille, entretenue autrefois par justin, pourrait combler les lacunes de l'histoire. les garçons devenus adultes en retrouvent la clef, mais le temps grippe tous les mécanismes. la parole collective, qui circule savamment entre les fils, densifie les symboles pour mettre au jour les rapports fraternels, l'amour et ses promesses, le paradis perdu de l'enfance et la complaisance d'une génération face à la dictature.
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paisible fonctionnaire et terne époux, m.
wakefield décide un jour de s'absenter : il jette quelques affaires dans une valise, prétexte la nécessité d'un court voyage et disparaît. les jours passent, m. wakefield ne revient pas et mme wakefield découvre bientôt qu'il s'est installé... de l'autre côté de la rue ! pensant qu'il ne tardera pas à revenir à la raison, elle attend. et les années s'écoulent... cette brillante réécriture du conte de nathaniel hawthorne, wakefield, se place du côté de l'épouse avec un ton cocasse et cruel, brocardant le conformisme puritain de mme wakefield tout en s'amusant de son exemplaire fidélité à l'incompréhensible mari.
un volume manque dans la bibliothèque du fugueur, se peut-il que ce livre constitue le début d'une explication oe
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En 1920, dans un hameau peu accueillant du centre du Portugal, Vila Natal Luis Agua, représentant d'une compagnie d'électricité, tente de convaincre les habitants des vertus de la lumière artificielle. Très vite Agua comprend que sa proposition divise l'opinion publique. Il découvre que dans le village et dans le vieux château qui le domine se cachent des secrets, entre autres celui d'une noble veuve, prisonnière d'un testament cruel.
Une trame minutieuse, aux enchevêtrements presque mathématiques, permet la confrontation de personnages et de circonstances en apparence inconciliables : un château et un émule de Charles Lindbergh, une épidémie ravageuse et un extravagant "Catalogue des fesses"...
Dans cette histoire à la fin inattendue, on croise l'amour, la vengeance, le burlesque, la mort, l'avarice, l'aventure... Nous assistons en définitive - d'un point de vue privilégié -, à la fin d'une ère et au début d'une autre. -
Avec cette histoire qui se déroule au début du XIXe siècle, Eduardo Berti réécrit une page classique de la littérature : Wakefield, le conte de Nathaniel Hawthorne, que Borges considérait comme l'ancêtre direct de Kafka.
Madame Wakefield est une respectable femme au foyer londonienne. Son mari, sombre et mystérieux, lui annonce qu'il doit partir quelques jours pour un bref voyage d'affaires. Les semaines passent et il ne revient pas. Un jour, sa femme croit le voir dans le quartier, commence à le suivre et découvre une vérité absurde : Monsieur Wakefield est allé vivre dans la rue d'à côté. Véritable stratège de la vie quotidienne, Madame Wakefield essaie de se sortir de la situation délirante dans laquelle son mari l'a mise.
Elle apprend à mesurer le passage des jours et le poids de la vie. Elle cherche ses propres marques dans un Londres à la Dickens peuplé d'individus anonymes : c'est une époque de grandes transformations où les ouvriers brisent les machines, espérant ainsi réduire le chômage. Avec une perspective nouvelle et émouvante, l'auteur revisite l'action du point de vue de la femme abandonnée qui attend toujours le retour de Wakefield, pour décrire l'étrange relation qui unira ce couple au cours des vingt années qui vont suivre.
Un roman d'une grande délicatesse. Un regard très actuel. Une prose cristalline. Eduardo Berti est un écrivain de l'inclassable doté d'un sens aigu de l'observation et d'un humour qui n'appartient qu'à lui.