Littérature générale

  • Le roman des Rouart

    David Haziot

    • Pluriel
    • 21 Octobre 2020

    Une biographie de la famille Rouart, qui fut au coeur de la vie artistique et culturelle du pays de 1870 à nos jours. On y croise Degas, Manet, Berthe Morisot, Mallarmé, Renoir, Gide, Chausson, Paul Valéry, Maurice Denis...
    Henri Rouart a deux vocations. Polytechnicien en 1855, ingénieur et industriel, il est également fou de peinture. Il a comme maîtres Corot et Millet, et peint dans ses loisirs, exposant au Salon à plusieurs reprises. Mobilisé en 1870, il retrouve un vieux camarade du lycée Louis-le-Grand, perdu de vue depuis 17 ans, le peintre Degas.
    Une amitié profonde naît aussitôt et une histoire extraordinaire commence pour la famille Rouart qui va se trouver au coeur de tous les mouvements artistiques et littéraires français de l'époque. Par le jeu des mariages et des amitiés, la famille compte dans ses rangs ou dans ses intimes Degas, Manet, Berthe Morisot, Mallarmé, Renoir, Gide, Chausson, Debussy, Paul Valéry, Maurice Denis... Mais les Rouart s'adonnent aussi avec talent à la peinture comme Henri, Ernest, Julie, Augustin, ou à la littérature comme Eugène, Louis et Jean-Marie. Henri réunit une fabuleuse collection de tableaux, tandis qu'Alexis et Paul éditent les musiciens de la riche école française du début du XXe siècle.
    Scandée par les grandes secousses historiques, étayée par des analyses des oeuvres des uns et des autres, riche en portraits d'hommes et de femmes peu ordinaires par leur passion, leur démesure et leur destinée parfois tragique, l'aventure des Rouart se déroule ici comme un roman.

  • Vin de la liberte (le)

    David Haziot

    • J'ai lu
    • 27 Septembre 2002

    Roman «Hortense se sentait écartelée. Elle aimait Louis, il était son homme, elle en défendrait l'accès de toutes ses forces mais quitter Paris où chaque jour apportait une moisson de paroles, d'actes et de nouvelles, pour aller à Bordeaux ou dans le Médoc, lui semblait difficile, voire inconcevable.» 1789 est-il un bon cru pour l'amour ? En dépit de la Révolution et de ses menaces, Louis d'Estournel, noble propriétaire terrien, tente de donner naissance à un grand vin qui soit l'égal des Lafite et des Latour. Une oeuvre qui le retient à Cos, lui qui ne rêve que d'Hortense. De son côté, Hortense, plongée dans les affres de la Révolution, vit un prodigieux feuilleton à Paris en compagnie d'Olympe, une féministe avant l'heure. En les forçant à vivre chacun de leur côté, les circonstances vont-elles mettre en péril leur destinée commune ? Louis le sait bien, le temps leur est compté. Cueilli trop tôt ou trop tard, le raisin ne donne que du mauvais vin...

  • Elles

    David Haziot

    « Les femmes couraient en ligne dans la forêt, l'arc à l'épaule, attentives, inquiètes. La reine du village et de l'île était morte. Celle qui intercédait auprès de la Déesse-Mère, qui connaissait les herbes et les secrets de l'invisible, leur mère à toutes en quelque sorte, n'était plus, tuée par son roi qui avait pris la fuite. Et elles étaient parties à la poursuite du meurtrier, en tunique de peau, la poitrine protégée par une cuirasse plaquée de cuivre martelé, un casque de cuir sur la tête qui leur masquait le visage jusqu'au nez. » Les femmes ont détenu le pouvoir. Quelque part. Sans doute en Méditerranée orientale, vers la fin du néolithique. Probablement bien avant, peut-être un peu après.
    /> Matriarcat, dit-on... Stratégie de survie, surtout, pour se protéger des morsures de la faim et des hommes. Science, intelligence et fards pour tenir en respect la sauvagerie des mâles en liberté.
    Un meurtre originel et la divulgation d'un secret font basculer ce monde, au départ fait pour elles. Anya et Sigur, amants et ennemis, se battront et s'enlaceront désormais en mille endroits du monde connu. Jusqu'au saccage. Jusqu'à l'abolition d'elles.

  • Chemins sans issue selon van gogh Nouv.

  • Paris, septembre 1788. A la Comédie-Française commence la lecture de la pièce Charles IX, machine de guerre contre la monarchie. On le sait peu, les théâtres menèrent durant la Révolution une lutte acharnée pour la liberté, contre tous les régimes. On le sait moins encore, nombre d'artistes de la Comédie-Française furent sauvés par un homme, véritable Schindler de la Terreur, qui épargna la guillotine à une foule de condamnés. Danton, Robespierre, étaient des spectateurs assidus. Le théâtre, y compris érotique, fut le lieu où s'élaborèrent les fantasmes de la Révolution, il apporta l'élan imaginaire indispensable pour agir. Jamais abordée dans un roman, cette histoire de fureurs et de passions, qui évoque le monde des théâtres avec truculence, est racontée ici à un rythme de plus en plus haletant jusqu'à son finale échevelé, en restituant sa vérité, sa folie, son horreur. De Robespierre au bourreau Sanson, de Talma, génie de la scène, à Charles Labussière, son pareil en dérision, avec l'affaire Saint-Amaranthe et ses dessous maçonniques, ce récit jette un regard neuf sur la Révolution et la Terreur, sans mythes ni langue de bois, au carrefour de l'action et du rêve. Le bonheur peut-il s'atteindre par la violence déchaînée de tous les fantasmes en acte ? Et n'obtient-on pas alors un Théâtre d'ombres sans avenir ?

empty