Danielle Cohen

  • Ce cahier est conforme au programme et couvre l'essentiel des apprentissages du CE2 en mathématiques.
    Chaque notion est abordée en 3 temps :
    1. une leçon complète et détaillée qui présente la règle ou les connaissances à retenir ;
    2. des exercices progressifs pour s'entraîner et progresser ;
    3. une devinette pour aller plus loin en s'amusant.
    Avec des conseils et des astuces pour guider l'enfant.
    Avec aussi :
    - Pour les parents : un livret détachable avec tous les corrigés des exercices - Pour l'enfant : un mémo avec les repères-clés à retenir

  • Peut-on imaginer un dialogue entre un musicien contemporain et Beethoven ? La scène se passe dans l'atelier de Michaël Levinas, là où le pianiste travaille et explore depuis plusieurs décennies l'oeuvre de cet immense compositeur. Son incessante interprétation des Trente-deux Sonates, qu'il a jouées plusieurs fois en concert et auxquelles il a consacré une partie de son enseignement au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, est ancrée dans une tradition dont il remonte le temps et dans un avenir qui est encore à écrire. Ces entretiens sont l'occasion pour le lecteur, musicien ou mélomane, de suivre en temps réel le mouvement d'une lecture/relecture infinie.

  • L'impardonnable

    Danielle Cohen-Levinas

    • Cerf
    • 11 Mars 2021

    Passée le seuil du xxie siècle, la question juive n'est toujours pas réglée. L'antisémitisme est une question qui perdure, comme si, à l'échelle européenne et mondiale, on ne savait que faire des Juifs et du judaïsme. Entre haine, rejet, conversion, exclusion, persécution, extermination, l'antisémitisme revêt à travers l'histoire des formes d'une extraordinaire plasticité. La figure du Juif hante notre civilisation au point de contaminer tous les registres de l'existence. Chacun y va de sa réponse, alors même qu'aucun argument rationnel n'est jamais parvenu à combler la haine de l'autre homme. Ne pas être « dupe de la morale », comme l'écrit Emmanuel Levinas dans la préface de Totalité et Infini, cela ne signifie rien de moins que de suspendre la conscience morale, afin d'admettre que là où réside l'antisémitisme, il n'y a pas d'eschatologie de la paix et de la justice qui tienne. Dans un contexte historique marqué par l'expérience de la Shoah, a surgi après la Seconde Guerre mondiale une autre question : le pardon, comme un défi lancé à l'impardonnable et à l'irréparable.
    Danielle Cohen-Levinas opère dans son essai un retournement. Au travers de quelques figures majeures de la philosophie contemporaine et de la pensée juive, elle passe au crible la question de l'impardonnable, à savoir comme limitation aux multiples apories du pardon.

  • La relation entre les deux traditions du judaïsme et du christianisme a fait l'objet, depuis le début du xxe siècle, d'approches philosophiques fondamentales que le présent ouvrage s'efforce de réunir et de ressaisir. De Rosenzweig à Levinas, de Bergson à Maritain, de Péguy à Sartre et de Simone Weil à Ricoeur, c'est une constellation théorique singulièrement contrastée qui s'y manifeste, mettant en lumière une histoire philosophique inspiratrice de notre espace religieux et politique. Il ne s'agit cependant pas ici de rejouer philosophiquement les antagonismes historiques. Les textes rassemblés dans ce volume posent en effet de manière irréductible la question : qui est l'autre ? À quels types d'altérations et de complémentarités la pensée est-elle ici confrontée ? Il ne saurait donc être question d'autre chose que de trouver une orientation et une signification là où les déterminations historiques ont parfois recouvert ce qu'il est permis d'appeler l'exception judéo-chrétienne.

  • Depuis la parution - sous la direction de Peter Trawny - des fameux Cahiers noirs (2014), la pensée de Heidegger est une nouvelle fois le point de mire de la critique. Si Levinas n'a pu avoir connaissance de ces écrits, il a commencé très tôt une Auseinandersetzung avec une pensée qu'il jugeait aussi « géniale » que « diabolique ».
    Dans la continuité des ouvrages Relire Totalité et infini d'Emmanuel Levinas (Vrin, 2015) et Relire Autrement qu'être ou au-delà de l'essence d'Emmanuel Levinas (Vrin, 2016), ce livre se consacre aux rapports, fort complexes, entre Heidegger et Levinas. Si celui-ci a reconnu en divers endroits de ses écrits sa dette envers celui-là, il a concurremment engagé un débat fondamental avec lui à propos du sens et de la possibilité d'une « pensée de l'être ». C'est le sort de la philosophie première qui s'y trouve mis en jeu: la métaphysique peut-elle prétendre à être « neutre », ou n'engage-t-elle pas fondamentalement une prise de position éthique?

    Avec les contributions de D. Brezis, Ph. Capelle-Dumont, D. Cohen-Levinas, Fr. Dastur, C. Meazza, J.-Cl. Monod, K. Novotný, D. Pradelle, A. Schnell, Cl. Serban, L. Villevieille et J. Watin-Augouard.

  • Leo Strauss (1899-1973) a inscrit sa pensée dans l'héritage de la tradition grecque, mais également dans celui de la tradition biblique. Se rapportant au judaïsme comme à une révélation de la Loi (pour laquelle la dimension de la foi est secondaire), il fait retour à une pensée juive (Pourquoi nous restons juifs) et tente de prolonger la réflexion de Maïmonide dans les conditions nouvelles des temps présents.
    Il s'oppose ainsi à sa rénovation par l'approche phénoménologique de Franz Rosenzweig comme à la pensée de Martin Buber, tout en se tenant à distance de la réflexion sur le mysticisme juif de Gershom Scholem avec lequel il dialogue.
    Cet ouvrage interroge la manière dont Strauss pense les relations de corrélation et de conflit entre philosophie et judaïsme. En quoi la réflexion sur la Loi, dont il poursuit l'élaboration dans la lignée de la pensée médiévale et à contre-courant de la modernité des Lumières, représente- t-elle un approfondissement de la pensée juive et jette-t-elle une lumière crue sur la situation du judaïsme dans le monde ? Quels sont les termes du débat avec les penseurs contemporains du judaïsme avec lesquels il est en relation ? Quelles sont aujourd'hui les possibilités et les limites d'une telle réflexion pour la vitalité du judaïsme et de la philosophie ?
    Les études présentes ouvrent des voies différentes, voire divergentes, essentiellement heuristiques, sur les possibilités et les limites de la réflexion straussienne pour la vitalité du judaïsme et de la philosophie. Elles s'accompagnent de la parution d'un texte inédit en français : « La situation religieuse actuelle » (1930), qui représente un moment décisif de la réflexion de Strauss sur la question.
    Ont contribué à ce volume : Danielle Cohen-Levinas, Bruno Karsenti, Marc de Launay, Jean-Claude Monod, Géraldine roux, Gérald Sfez, Heinz Wismann.

  • Innombrables ont été les diverses formes d'antijudaïsme qui ont pu alimenter les fictions savantes véhiculées par les théologiens et les philosophes.

    L'Europe est dotée d'une histoire dynamique et plurielle, passant régulièrement de la commémoration à l'amnésie. Il n'est donc pas étrange de voir combien varient les récits de sa fondation décrivant les relations de parenté entre judaïsme et christianisme. On a pu ainsi, entre ignorance et exaltation ambiguë, attribuer au « peuple juif » des rôles et des fonctions répondant aux nécessités du moment.

    Dans ce numéro double du Genre humain,le choix a été fait de privilégier les réflexions sur l'antijudaïsme ou le philojudaïsme qui font partie de la théologie et de la philosophie européennes.

    Antijudaïsme, philosophie, théologie : les trois thèmes qui composent le titre de ce volume en cachent un quatrième, l'antisémitisme. Car, comme l'écrit Jean-Luc Nancy, le mot « antijudaïsme [...] semble destiné à limiter les dégâts en prétendant qu'il s'agit d'une opposition à la religion juive, et non au peuple. Le problème est qu'on ne sépare pas aussi facilement les deux, même lorsqu'il s'agit de Juifs sortis entièrement de la religion. [...] Quoi qu'il en soit, l'antisémitisme n'a été qu'un mot pour baptiser - si j'ose ironiser - ce qu'était depuis longtemps l'hostilité chrétienne envers les Juifs. »

  • En novembre 1998 disparaîssait un des compositeurs les plus importants de sa génération, Gérard Grisey. Ce volume collectif qui lui rend hommage, nous invite à une expérience quasi proustienne de la musique. L'oeuvre de Gérard Grisey, profondément arrimée à la perception et aux lois acoustiques du phénomène sonore, élabore ce que l'on pourrait appeler une écriture du temps et de l'écoute, devenue une des esthétiques les plus irréductibles dans les années quatre-vingt. Gérard Grisey concevait le son "comme une nouvelle peau. Comme une zone de contact presque tactile entre l'auditeur et l'oeuvre".

  • Le chant a un statut à part dans l'art musical : c'est comme si la musique, en composant des sons, cherchait à créer par là une voix, à prendre modèle sur la voix humaine. Dès lors, le chant se présente comme la musique par excellence et comme un sujet particulièrement riche de réflexion. S'appuyant sur une analyse des Lieder de Schubert, des pièces d'opéras contemporains ou des musiques d'Orient, l'auteur saisit la complexité du chant en explorant sa proximité avec le cri et son rapport au silence.
    Rythmée par différentes lecture du mythe d'Orphée, cette étude présente une philosophie inédite de l'art vocal.

  • Dans la continuité de l'ouvrage Relire Totalité et infini (Vrin, 2015), ce livre se consacre à la lecture et à l'interprétation d'Autrement qu'être ou au-delà de l'essence (1974). Emmanuel Levinas y radicalise sa pensée par rapport à Totalité et infini (1961) en déplaçant l'accent sur la question de la diachronie du temps et en montrant comment l'humain est travaillé par une intelligibilité immémoriale qui n'appartient plus à l'ordre de la manifestation et qui n'est plus commandée par la question de l'être constituable par la conscience. Si l'on y retrouve des thèmes chers au philosophe déjà abordés dans sa thèse de doctorat, ces derniers sont comme hyperbolisés. Levinas reprend le fil de sa réflexion sur la diachronie du temps, qui n'est plus récupérable dans la patience du concept. Le présent de la conscience porte toujours la trace d'un événement déjà passé, en se situant dans un temps plus ancien que tout passé remémorable. La figure éthique de la subjectivité porte la trace de cet événement irrattrapable. Comment dès lors penser l'articulation entre immanence et transcendance, entre essence et autrement qu'être, entre l'assignation à la responsabilité et l'exigence de justice, entre l'exposition à l'autre et l'inspiration par l'autre, entre le Dire et le Dit?

    Ont collaboré à ce volume : S. Bancalari, J. Benoist, J. Bierhanzl, D. Brézis, D. Cohen-Levinas, J. Colette, J.-F. Courtine, N. Depraz, S. Facioni, E. Ferrario, N. Garrere-Tolbert, F. Guibal, R. Moati, K. Novotný, A. Schnell, L. Tengelyi, J. Watin-Augouard.

  • Nili Pincas, née à Tel-Aviv, vient à Paris en 1960. Depuis les années 1980, elle expose très régulièrement des personnages singuliers et universels, portés par ses aspirations d'un monde apaisé. À la fois proches et lointains, ses personnages sont préservés de toute violence, même si s'insinuent quelques monstruosités tenues à distance. Hommes et femmes, jeunes filles, mères et enfants entourés de leurs animaux fétiches, chats et oiseaux, ont le pouvoir poétique de réconciliation. Rien n'entame la détermination de Nili à poursuivre son observation du corps dans des attitudes d'abandon au repos, à la toilette ou à la rêverie. Dans son atelier, calme et lumineux, Nili modèle la terre selon ses envies et un rythme de travail régulier. Elle façonne avec minutie les traits de chaque visage, grave et peint les saynètes avec plaisir et patience. Nili puise en elle la capacité d'introspection qu'elle prodigue à ses créatures. Entre réels et imaginaires, leur fraîcheur touche notre âme d'enfant.

  • Cet ouvrage est issu d'un colloque qui s'est tenu en mars 2006 au Collège international de philosophie à l'initiative de Danielle Cohen-Levinas et de Bruno Clément et qui entendait, au moment du centenaire de la naissance du philosophe, faire entrer l'oeuvre de Levinas dans son " ère posthume ". Il réunit aussi bien des spécialistes reconnus de Levinas que des chercheurs, des philosophes, des écrivains ayant, à un moment de leur parcours personnel, rencontré cette pensée, affronté cette oeuvre, lui adressant des questionnements qui en renouvellent grandement la lecture. Les contributions se distribuent en cinq " territoires " : l'altérité ; le tiers ; le politique ; l'esthétique ; l'herméneutique. Le livre comporte en outre un texte inédit d'Emmanuel Levinas.
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  • La spécificité de ce volume est de confronter le corpus des textes juifs, à la fois canoniques et secondaires, à des registres de la pensée spéculative et conceptuelle qui ont vécu longtemps dans la méconnaissance du judaïsme et de ses grandes traditions intellectuelles, notamment en Europe. Les spécificités intrinsèques à la religion biblique étant redevables d'un corpus essentiellement narratif, le monothéisme juif s'est déployé dans l'immédiateté d'une conscience religieuse plutôt que dans la tradition philosophique occidentale qui a nourri envers le judaïsme intellectuel un sentiment d'étrangeté mêlé de proximité.
    Certains de ces textes ont été prononcés en 2011 à l'occasion du séminaire "La pensée juive à l'épreuve de la philosophie", illustrent chacun et dans des registres très différents ce mouvement de sortie de l'histoire universelle qu'implique la confrontation féconde entre le propre de ce que l'on appelle le Lernen juif d'un côté, et la philosophie occidentale de l'autre. Etudier, enseigner, transmettre requiert toujours pour le judaïsme une dimension de traduction, voire de traductibilité.
    Levinas le dira autrement. Il s'agissait pour lui d'énoncer en grec des principes que la Grèce ignorait. Pour l'essentiel il s'agit d'ouvrir la patience du concept, non plus à une vérité absolue, mais au mouvement même d'interrogation et d'interpellation des textes dont les significations ont transmis à notre civilisation leurs langues et leurs cultures.

  • Aujourd'hui, et ce contrairement aux présages d'un Adorno, plus personne n'ose mettre en cause ce genre lyrique qu'est l'opéra. Le propos de l'auteur est d'interroger ce phénomène de survivance à partir du paradigme de renouveau. Cette force de renouvellement - ce retour à l'opéra et de l'opéra - serait-elle peut-être même inhérente au genre? Si le temps de l'opéra est le récit, quels sont alors les rapports entretenus entre texte et musique, et plus précisément entre narrativité et musique? C'est dans une proximité étroite avec les analyses de Walter Benjamin que l'auteur met en lumière la dimension métaphysique de la narrativité musicale, dans la relation au logos qui lui est propre. C'est en effet l'aspect utopique de l'opéra qui permet à ce genre de se critiquer tout en se sauvant. Comme le dit l'auteur : « l'opéra marche à reculons vers son avenir ».

  • Mystique et philosophie dans les trois monothéismes présente un travail d'enquêteur, sur les traces du concept de « mystique ». La notion de « mystique » est le plus souvent associée à une expérience indicible, incommunicable, celle d'une union à une entité supérieure, qu'elle soit transcendante ou non. Le but de ce recueil est de redéfinir non seulement l'expérience mystique, mais aussi son écriture et ses représentations, ou tout au moins de les examiner et de les questionner. Qu'en est-il des questions religieuses et spirituelles face à ces deux massifs, au regard tantôt convergent, tantôt divergent, qui mettent résolument à l'épreuve l'histoire, les traditions, les langues et les cultures dont nous sommes aujourd'hui les héritiers ? Comment le discours philosophique rend-il compte de cette expérience sans pour autant la ramener à un déjà-su et à un déjà-vécu ? Ne peut-on concevoir une modification de la rationalité elle-même, ou de son mode opératoire, induit par la percée mystique ? Le projet de cet ouvrage est d'élaborer à travers les siècles des proximités entre les différents idiomes philosophiques, théologiques et anthropologiques. Géraldine Roux, enseignante et docteur en philosophie, est directrice de l'Institut universitaire européen Rachi. Elle est notamment l'auteur de Du prophète au savant. L'horizon du savoir chez Maïmonide (2010).

  • Ce livre est l´histoire d´un cheminement à travers des idiomes qui sont autant de formes, de rythmes, de noms, dans la multiplicité des questions posées pour dire ce qu´est l´impatience des langues. Ce cheminement philosophique va de la patience du concept à l´impatience de son refus. Il est comme l´incessant recommencement du « refus de la patience du concept » dans l´entrelacs de langues aussi prometteuses que menaçantes, puisqu´elles accueillent l´aléatoire du temps tout en demeurant exposées à la ruse exorbitante du concept. Sur le chemin de l´impatience des langues, des questions se pressent. Y a-t-il un temps de la politique ? À quels usages des langues et de leurs entre-traductions est assigné ce temps ? Peut-on penser une justice sans destin et sans téléologie ? Pourquoi et comment l´amour vient-il faire effraction dans ces mouvements ? La mémoire oublieuse et infidèle est-elle une condition du partage et de la promesse ? Et le messianisme, pourquoi en parler aujourd´hui ? Quelles langues, pour quelle éthique ?

  • Luciano Berio est mort le 26 mai 2003. Ce volume de textes rend hommage à un des plus grands compositeurs de sa génération, dont les traces indélébiles ont fondé un véritable langage et une véritable pensée du XXe siècle. Luciano Berio a désenclavé au plus haut niveau l'oeuvre musicale de sa Tour de Babel, en s'inscrivant au coeur de la réflexion esthétique et des pratiques transversales. D'où son lien indélébile avec le théâtre, la poésie, la littérature, la scène, la technologie et la philosophie.

  • Qu'est ce qui fonde les relations entre philosophie et musiqueoe Qu'est-ce qui légitime leur proximité et leur désaccordoe Peut-on parler d'une esthétique musicale en vigueur dans l'histoire de la philosophie antique, classique, moderne et contemporaineoe Ce recueil a pour vocation d'interroger les modalités de réflexions et de représentations de ces deux disciplines unies depuis l'Antiquité par ce que l'on pourrait appeler une intimité résonnante et absolument singulière.

  • En quel sens la musique est-elle une langue, et en quel sens les langues sont-elles différentiables musicalement ? A l'aide de la terminologie musicale, des techniques et les pratiques du chant, avec un recul historique, ce livre nous invite à une immersion. Une première partie nous convie à découvrir avec Aristote, Darwin, Roland Barthes, la ou les manières dont la voix se dit en langues. Une seconde sur la disparité des lexiques de la voix.

  • Le souci de l'art tel que Levinas nous invite précisément à le penser dans ses formes héritières du chaos, à peine pensables, à peine avouables, représente un moment décisif de la réflexion esthétique de la seconde moitié du XXe siècle.
    A la fois témoignage, philosophie critique et horizon de vérité qui viendraient comme dissimulés sous les oripeaux de l'intériorité. Les textes réunis dans ce volume tentent chacun une incursion dans une région de la pensée de Levinas qui ne se laisse pas réduire à des figures ou à une théorie critique. Nous avons tenu à ce que figurent des textes portant autant sur la littérature et la poésie que sur la peinture, voire la musique, tant deux de ces domaines - la littérature et la poésie - échappent pour Levinas au jugement sévère et à la méfiance éthique qu'il affiche dès lors qu'il est question d'art, comme objet qui s'érige en vrai sans le recours au verbe et à la parole.

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