Daniel De Bruycker

  • Trois jeunes archéologues soviétiques tentent de mettre au jour, au Tadjikistan, la sépulture d'un homme de Neandertal. L'un d'entre eux relate dans son Journal le patient travail d'exhumation, les petites péripéties quotidiennes, les minuscules trouvailles et les amples conjectures. Car creuser cette tombe c'est traverser l'épaisseur des siècles, descendre à la rencontre d'un gisant de quarante-huit mille ans. C'est aussi tenter de comprendre le sens de l'inhumation dans l'histoire humaine. Chaque soir ou presque, un bref poème permet au narrateur d'exprimer le vertige de son âme inquiète, hantée par le temps et l'être.
    Réflexion poétique sur l'aube de l'humanité, ce premier roman d'une étonnante maturité a été récompensé par le prix Victor-Rossel.

  • Neuvaines 7 a 9

    Daniel De Bruycker

    « À quoi rime d'écrire des poèmes ? » se demande Daniel De Bruycker en posant un point final à ce troisième volume de 9 Neuvaines, un parcours en neuf livres comprenant chacun neuf suites de neuf poèmes de neuf vers. Et c'est soudain comme si cette architecture poétique, aussi vertigineuse et fragile qu'un jeu de mikado, révélait sa profondeur : quelle est ma place dans le monde ? Écrites au jour le jour, dans le quotidien ascétique du poète, les Neuvaines, à la fois méditatives, concrètes et drôles, questionnent le sens de l'écriture, du beau, de la vie et de l'univers. En une quête perpétuelle de sens, elles nous invitent à chercher notre propre « neuvaine », calme et réfléchie, dans un monde incertain.

    Chantal Deltenre

  • Eitô

    Daniel De bruycker

    Eitô, "Lampe d'ombre", est le nom de plume dont un inconnu a signé ces lignes retrouvées au dos d'un vieux manuscrit bouddhiste provenant du temple Gokoku à Hiroshima.
    Protégé par son coffret de bois laqué, le "Sûtra de la Grande Compassion", qui se chante en guise d'exorcisme après les catastrophes, nous a ainsi transmis, tel le revers de cette pieuse médaille, un témoignage sur les jours qui ont suivi l'explosion atomique du 6 août 1945 à Hiroshima. A travers ce document que lui-même aurait traduit et annoté, Daniel De Bruycker fait entendre dans ce roman la voix bouleversante d'un rescapé - combien provisoire - du désastre, marchant parmi les ruines, avec l'innocence stupéfaite d'un miraculé, sur le chemin d'une douloureuse réconciliation avec le monde.

  • Du plus loin qu'on s'en souvienne, Zelbes et Trestovars ont toujours vécu en bonne intelligence dans la ville de Treste.
    Un jour pourtant, la famille (zelbe) du jeune Dizoût a, pour d'indiscernables raisons, dû s'installer dans la cave de l'immeuble où elle occupait naguère un appartement. C'est de cette "caverne" que Dizoût envoie ses lettres à sa correspondante parisienne, mademoiselle Douzemai, à qui il décrit sa ville désormais aussi peu visible qu'est illisible le nouveau destin qu'il partage avec les siens. Convoquant le souvenir, l'interprétation ou le rêve, c'est tout un univers qu'au fil de sa correspondance recrée pour sa lointaine étrangère un jeune garçon plein d'une candeur ardente que le soupçon vient peu à peu éroder : car limites et murs ont apparemment redessiné la physionomie de l'incomparable cité de son enfance ...
    Bouleversante célébration des pouvoirs de la fiction, superbement écrite et conduite, cette fable puissante qu'habitent les fantômes des heures les plus sombres de notre Histoire - passée et présente - rend aux opprimés et aux exclus le plus magnifique des hommages et s'affirme comme une interrogation majeure sur l'intolérance et la liberté.

  • Un étudiant au coeur tendre, obsessionnellement épris d'une belle inaccessible.
    Un scribe obscur, exilé aux confins de l'empire des T'ang et du désert de Gobi.
    Un poète à mille lieues de son époque, mort à vingt-cinq ans pour s'être rêvé Mongol. Le héros mythique d'un piètre roman pour jeunes filles.
    Qui fut vraiment Hou Dang Yeoe Que nous est-il aujourd'hui ?
    Ses poèmes, sans doute, recueillis çà et là avec passion par l'auteur, détiennent seuls la clef de l'énigme.


  • dans vent des royaumes, michael taylor évoque victor segalen " découvrant un jour que, durant tout ce temps, sa constante obsession du vide n'était rien autre que le sentiment de l'absence de dieu, et que si on peut la ressentir, cette absence, si profondément, si durablement, c'est bien la preuve que dieu existe.
    " la science nous a montré depuis lors que l'univers n'est pas vide - mais la formule peut aussi bien se retourner comme un gant, et s'appliquer dès lors à tout l'homme : sa constante obsession de dieu ne serait-elle qu'une inconsolable nostalgie du néant ? de même dans prière les mains derrière le dos, oú le poète explore, tour à tour ironiquement, tendrement ou désespérément, une " mystique du manque ", l'écho intérieur d'un vide en nous, appelant sa réponse.


  • Un ghazâl, du Maroc jusqu'en Inde, est un chant, un poème à chanter ou un air de chanson sauf à Distân, où les ghazâls sont des poèmes tissés.
    Encore fallut-il qu'un marchand de tapis inspiré, Bur eddîn al-Çekery (1854-1908) de Nayshapûr, découvre ces livres-tapis, en déchiffre le code et traduise en persan les Ghazâls des Hu,témoignage d'une tribu nomade de l'Hindukush, aujourd'hui disparue.
    D'où venaient les nomades ? C'est leur secret. Où sont-ils partis ? C'est leur mystère.
    Que cherchaient-ils ? Ce que tout homme espère : la vie, les uns ici, dans l'attente immobile, ce sont les sédentaires ; les autres ailleurs, dans l'errance éternelle, ce sont les hommes de l'horizon, les marcheurs sous le ciel, les piétons de l'au-delà.

  • Neuvaine : série de neuf choses quelconques, notamment d'exercices spirituels quotidiens.
    Règle (de l'auteur) : 9 séries (en trois volumes, dont celui-ci est le premier), chacune comprenant neuf cycles de neuf poèmes de neuf vers.
    Règle (du lecteur) : qu'en chaque cycle il se sente libre de recombiner à sa guise ces neuf brèves méditations, pour en tirer une dixième, la sienne - à jamais mon mystère, et son propre secret.

  • « Pourquoi m'est-il si difficile de comprendre qui je suis ?

    Le coucou fait 'coucou' le pinson fait 'cuicui' :
    Tout est clair ils n'en font pas mystère un cri et c'est dit Pourquoi écrire un poème est-il soudain si compliqué ? » Neuvaine : série de neuf choses quelconques, notamment d'exercices spirituels quotidiens.
    Trois volumes, englobant neuf séries de neuf cycles de neuf poèmes, chacun de neuf vers. En voici le second volet : le projet se poursuit, se confirme, de page en page m'assurant - comment en eussé-je été certain ? - que j'en verrai la fin. C'est bien.
    Mieux : il évolue, se renouvelle, se déploie, et c'est un meilleur signe encore : vivre aussi procède ainsi.
    Je vis.
    D. D. Br.

  • Les Wu-sun des monts du Ciel, petit peuple pastoral de Haute-Asie, enclavé parmi des tribus turco mongoles mais proche, par son type et par sa langue, des Celtes des finistères européens, furent longtemps considérés comme un peuple sans écriture.
    Ceci, jusqu'à ce que le linguiste d'origine croate Ilan Precjev-Ilan (1927-2015) révèle leur destin tourmenté, leur étrange écriture «végétale» et le touchant trésor de leur « poésie mémorielle », ici présentée pour la première fois en français.
    Du IXe siècle à nos jours, ces quatre-vingt-dix-neuf brefs poèmes-testaments, oeuvres d'éleveurs montagnards, de guerriers ou d'artisans, posent et reposent au ciel lointain la même éternelle question : «Voici qui je fus. Montrez-moi où aller maintenant.»

  • Le présent ouvrage trouve son origine dans un Congrès ayant pour thème "Quelle politique d'immigration pour l'Union européenne ?" organisé par le Réseau académique Odysseus d'études juridiques sur l'immigration et l'asile en Europe en vue de faire le bilan du traité de Maastricht et de dresser les perspectives du traité d'Amsterdam. Si elles en constituent les actes, les contributions qui y figurent ont été considérablement enrichies en comparaison des rapports oraux présentés lors du Congrès et, surtout mises à jour afin de tenir compte des développements aussi continus que rapides de la politique européenne d'immigration jusqu'au début de l'année 2003.

    Le Réseau Le Réseau académique d'études juridiques sur l'immigration et l'asile en Europe a été crée en 1999 avec le soutien de la Commission européenne au travers du programme Odysseus. Il rassemble dans chacun des Etats membres de l'Union européenne des juristes spécialisés qui unissent leurs efforts pour, d'une part, approfondir les connaissances en droit des étrangers dans la perspective de la politique européenne d'immigration et d'asile qui se met progressivement en place, d'autre part, diffuser ces connaissances le plus largement possible grâce à l'emploi des nouvelles technologies (le réseau peut être joint par courrier électronique à l'adresse suivante : odysseus@ulb.ac.be). Dans ce but, le réseau réalise des études (notamment de droit comparé) et effectue des expertises; il organise également chaque année un cours d'été sur la politique migratoire européenne et a ouvert un site internet à l'adresse http://www.ulb.ac.be/assoc/odysseus.

  • Couper ici

    Daniel De Bruycker

    " passants pressés passés présents / à peine entrés déjà sortis d'où tout restait à faire - / roulés sur la paume du temps, sous l'oeil / tantôt clair tantôt noir de la lumière; / venus sans trace, restés sans face, passés sans place / précaire chapelet de noms, de lieux, de jours " A tout poème, son début et une fin - ouverte.
    A tout poète, son élan jusqu'au point de rupture, qui laisse apparaître le lecteur. Le poème condense les splendeurs et la métaphysique du monde, le poète témoigne d'un impossible achèvement, pour l'homme comme pour l'oeuvre. De même qu'il s'agit d'éprouver que le temps nous traverse, que le miroir inverse et que les fleuves passent en deux sens, il faut accepter la séparation pour célébrer la rencontre, tourner le dos pour s'exposer encore et envisager le voyage pour que grandisse le cheminement.
    Avec Couper ici, Daniel De Bruycker inaugure une réconciliation entre l'horizon et ses labyrinthes.

  • Des tercets pour décrire un exode, la recherche d'un lieu, ou bien est-ce la recherche de soi-même. Des hommes et des femmes avancent, page après page, accompagnés dans leur marche par des paysages désertiques, des oasis captés par le photographe. Y trouveront-ils refuge.

  • Voici 150 façons de goûter l'expérience du voyage, savourer ses émotions multiples et se laisser émerveiller par l'effervescence d'un départ, le charme d'une rencontre, l'étonnement d'une découverte, le bonheur d'un retour...
    Des petits textes à lire au hasard de vos envies, à poser puis à reprendre, pour entrer en voyage par la littérature ou la poésie, l'histoire ou la mythologie, le cinéma ou la peinture, l'ethnologie ou l'aventure, les croyances et les rêves...
    Cet ouvrage est comme un cabinet de curiosités, qui séduira tant l'intrépide explorateur du bout du monde que le contemplatif plongé dans ses livres.
    Un vade mecum pour une suite de périples réels ou imaginaires. Et pour comprendre ce qui pousse depuis toujours voyageuses et voyageurs à prendre la route.

  • Ici tout n'est qu'ombre et lumière, où se cachent les fauves comme dans un manteau, où évoluent des corps drapés de couleurs. L'écriture du poète touche à l'essentiel, à la chair du monde. L'oeil du photographe lui dépeint un horizon qui réunit les quatre points cardinaux, qui égraine toutes les nuances, même celles que nul ne voit. Un dialogue lumineux. Une illumination.

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