Sciences humaines & sociales

  • "Je suis une fille de déportée. En relisant ces mots, j'ai un sentiment d'étrangeté et d'irréalité. Ma mère a été déportée". Comment dire cette enfance singulière, ces parents qui parlaient avec un accent, ces toutes petites familles déracinées, ces traces de la Shoah sur la deuxième génération qui n'a pas connu les camps, mais a grandi dans le traumatisme de cette tragédie ? Danièle Laufer a recueilli les témoignages d'une vingtaine de femmes et d'hommes, comme elle nés de survivants des camps nazis.
    Tous ont estimé que l'heure était venue pour eux de parler afin de transmettre la mémoire de ce qui les a "à la fois détruits et construits" . Avec une grande sensibilité, elle a tissé ensemble leurs histoires, leurs émotions et les siennes. Venir après se lit comme le roman de vies hantées par des fantômes, où surgit malgré tout la joie d'être là.

  • Le choix du conjoint reflète nos expériences affectives, nos aspirations inconscientes, nos failles, nos manques. De son côté, notre partenaire trouve en nous un écho de sa propre quête. Nous nous voyons à travers les yeux de l'autre comme nous aimerions être. Nous voyons l'autre comme nous aimerions qu'il soit. Vient ensuite le moment de se différencier, de retrouver le réel, de réaménager la relation et le pacte sur lequel le couple s'est fondé. C'est souvent là que surgit la première " crise ", essentielle. Projections, accusations, désillusions, reproches, malentendus, remettent en cause le fantasme du couple parfait. Le couple est une danse qui se nourrit de ses propres crises. Celle-ci impose son rythme indépendamment de chaque partenaire. Chacun vit alors un déchirement intérieur car il a le sentiment de perdre son individualité. A travers des histoires de couples au bord de la rupture venus le consulter, Serge Hefez raconte et explique ce pas de deux qui confronte, entrechoque et fait valser deux personnes, décidées à faire vivre leur relation.

  • Toutes les femmes ont en tête l'image d'une mère idéale à laquelle elles s'efforcent de ressembler. Mais oubliant que cet idéal est un fantasme, elles se culpabilisent de ne pas être à la hauteur. Dans la réalité, les choses sont beaucoup plus simples: pour un enfant, la mère parfaite, c'est toujours la sienne.

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