Christophe Vendries

  • Cet ouvrage permet de définir les caractéristiques organologiques des différents instruments à cordes (Lyre, cithare, harpe, luth, monocorde et autres cordophones hybrides), de comprendre leur technique de jeu et de présenter le vocabulaire gréco-latin instrumental et musical en usage depuis la fin de la République jusqu'à l'Antiquité tardive. L'auteur aborde ensuite les conditions d'introduction de ces instruments à Rome et les raisons de leur inégal succès.

  • On entend aujourd'hui par caricature une "image tendant, par déformation ou accentuation des traits d'un modèle, des caractères d'une scène, à les rendre grotesques ou risibles" (La Grande Encyclopédie Larousse). Qu'en est-il pour les sociétés de l'Antiquité ? La plupart des spécialistes modernes de la caricature ont considéré qu'il s'agissait d'une invention de la fin du XVIe siècle, inadaptée aux cultures et aux sociétés du monde antique. Confrontant pour la première fois sur ce sujet les points de vue de spécialistes des textes et des images, cet ouvrage a pour ambition de partir à la recherche d'une possible caricature antique, en discutant ses conditions d'existence, en essayant d'identifier des auteurs d'oeuvres caricaturales, des domaines et des genres artistiques et littéraires plus particulièrement propres à la production de caricatures, en mettant en relief aussi des problèmes de sources ou de catégorisations.

  • Cinq grandes trompettes courbes que les Romains nommaient cornua ont été mises au jour au XIXe siècle dans les ruines de Pompéi. Cet ouvrage reprend l'intégralité du dossier dans toute sa diversité : histoire des découvertes et des restaurations, muséographie, mise en série avec les autres vestiges connus, iconographie, lexicographie, usages sociaux. L'analyse métallurgique et l'étude acoustique permettent de mesurer l'apport des nouvelles technologies dans la restitution sonore. À travers les cornua, c'est tout un pan de la culture musicale des Romains qui est aujourd'hui restituée.

  • Pendant très longtemps, les travaux historiques ont largement ignoré la dimension sonore des religions du monde ancien.
    Il est banal de dire que la musique était omniprésente dans les religions de l'Antiquité mais pourquoi était-elle, selon la formule de l'écrivain latin Censorinus, " agréable aux dieux " ? D'Apollon à Dionysos en passant par Athéna et Cybèle, des spécialistes de la civilisation grecque et romaine entreprennent pour la première fois de faire " chanter les dieux ". Seize chercheurs nous livrent ici le résultat de leur enquête, revisitant certains textes que l'on croyait bien connus, interrogeant les inscriptions, explorant les arcanes de l'iconographie religieuse des vases attiques aux autels romains.
    On mesure alors les ramifications et la complexité des manifestations sonores des cultes publics grâce à l'étude des rapports du dieu musicien avec son instrument, du sens de la musique dans les rites (prière, sacrifices et processions), des formes du répertoire musical, de certains usages musicaux spécifiques (dans les mystères ou le ménadisme) et de la mise en perspective de ses acteurs, porteurs du sacré, dans l'exécution du rituel.
    On apprendra par exemple qu'Apollon utilise sa lyre comme un arc ; que la fable de Marsyas et de l'aulos, n'est pas, contrairement aux idées reçues, un témoignage du rejet de cet instrument ; que l'imagerie des vases attiques ne donne pas forcément la même image de la musique des dieux que celle de la littérature ; qu'à Rome, l'interruption de la musique du tibicen lors du sacrifice équivaut à l'annulation pure et simple de la cérémonie ou encore que les initiées du culte de Cybèle devaient " manger au tambourin et boire à la cymbale ".
    C'est donc à une véritable tentative de lecture musicale des religions antiques que le lecteur est ici convié.

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