Christine Lagarde

  • Romancier dès l'âge de 23 ans, Jean Blanzat (1906-1977), instituteur converti à la critique littéraire, fut aussi un des piliers des maisons d'édition Grasset et Gallimard. Avec persévérance, dans l'ombre de ses amis prestigieux, tels Guéhenno, Mauriac et Paulhan, il construira une oeuvre très personnelle.


    Héritier d'un humanisme classique et d'une vision morale nourrie par la lecture de François Mauriac, en creusant son propre sillon, il finira par récuser cette filiation et dévoiler l'extrême singularité de son talent au détriment de certains codes romanesques. Parti d'un récit poétique, Enfance, pour se tourner vers des romans introspectifs, il orientera son écriture vers une esthétique de l'étrange pour mieux témoigner de l'opacité et de la complexité du monde. L'héritage initial est alors détourné dans le sens d'une attitude hérétique qui, voilée au début, se révèle ostensiblement dans ses dernières oeuvres.

    Mélange de conformisme et de rébellion, l'univers littéraire de Jean Blanzat s'apparente à une courageuse plongée dans les abysses de l'imaginaire et au dédale d'un moi polymorphe et déroutant. Cet ouvrage rend hommage à la quête insolite et fascinante d'un écrivain à la fois limousin par son attachement au terroir ancestral et universel par ses romans métaphysiques et poétiques qui ne cessent de surprendre le lecteur et de le questionner à l'infini.

  • La crise économique et financière que nous vivons depuis trois ans est la première de l'histoire à avoir frappé d'un coup le monde entier.
    Face à cette crise globale est né dans l'urgence le G20, composé de vingt pays aux économies puissantes, pour inscrire les réactions locales dans une coopération planétaire. Mais comment concilier des politiques toujours très nationales et une économie de plus en plus mondialisée? Comment harmoniser les intérêts des pays? Comment légitimer les décisions internationales? Une gouvernance mondiale est-elle indispensable ou s'agit-il d'une utopie sympathique mais irréaliste? Pour éclairer ces débats cruciaux, Jean-Marc Vittori a rencontré cinq grands acteurs d'une gouvernance mondiale en devenir : Christine Lagarde, ministre française de l'Economie ; Angel Gurria, patron de l'OCDE, le club des pays développés : Pascal Lamy, directeur général de l'Organisation mondiale du commerce ; François Bourguignon, directeur de la Paris School of Economics et ancien économiste en chef de la Banque mondiale ; et Michel Camdessus, ancien directeur général du Fonds monétaire international.
    Ces dirigeants racontent chacun à leur manière. de l'intérieur, les progrès de la coordination mondiale, ses ressorts cachés, ses jeux de rôle mais aussi ses difficultés quotidiennes. Et ils rêvent de ce qui pourrait être un monde doté des outils permettant de prévenir ensemble les risques géopolitiques, économiques et climatiques. Car nous n'avons qu'un seul monde. Un jour ou l'autre, il lui faudra une seule gouvernance.

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