Christian Bouyer

  • " Le temps des isles " évoque une époque révolue et romanesque.
    Ayant bravé le vaste océan, des hommes audacieux accostent des îles paradisiaques, aux quais chargés de produits exotiques, exhalant senteurs et parfums inconnus. La vie y est délicieuse et insouciante... " Au temps des isles " nous fait découvrir des réalités bien différentes. Du XVIIe au milieu du XIXe siècle, les entreprises coloniales françaises dans le Caraïbes sont avant tout synonymes de commerces triangulaire, l'infâme trafic négrier.
    C'est également le temps des grandes compagnies maritimes qui, depuis la Guadeloupe, Saint-Domingue, les Saintes, Saint Christophe ou la Martinique font parvenir en France des produits inconnus : tabac, sucre, café et cacao. Dans cette période complexe ou se télescopent spéculations humanistes et considérations mercantiles les " isles " constituent un véritable laboratoire sociologique. On y voit cohabiter grands planteurs fortunés, petits blancs besogneux et agités, affranchis en quête de respectabilité ou esclaves.
    Bien évidemment, cette fresque serait incomplète sans les pirates et autres corsaires qui écument les mers, pour le Roi ou pour le gain, et dont la littérature, les chansons de marins et le cinéma épique se sont emparés.

  • Le pain. Quelle charge symbolique s'est accrochée,au fil des siècles, à ce produit de première nécessité pour les hommes. Véritable phénomène de civilisation, il s'est répandu depuis la plus haute Antiquité aux régions les plus extrêmes de la planète humaine. Le pain, c'est aussi un métier : celui du boulanger qui a livré un exceptionnel folklore. Personnage charismatique, il travaille la nuit et dort le jour, mène une vie à l'envers mais n'oublie pas, même aux temps de disettes, de compter ses écus. Mais l'homme est protégé : Saint-Honoré veille sur lui.

  • De toutes les femmes que Louis XIV a côtoyées, sa cousine Anne-Marie-Louise d'Orléans, duchesse de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle, est sans nul doute celle qui lui a donné le plus de fil à retordre. Cette petite-fille de Henri IV entre dans la Fronde, fait tirer les canons sur les troupes du jeune souverain en train de reconquérir son royaume. Richissime, pétrie d'orgueil et de grandeur, elle ne se refuse aucun caprice et s'aménage de magnifiques demeures. Auteur prolixe, elle rédige d'innombrables mémoires, portraits littéraires, romans, écrits spirituels et lettres. D'un tempérament exubérant, elle s'éprend à l'âge mûr du futur duc de Lauzun qu'elle épouse secrètement, et sa passion désordonnée sème le trouble à la cour.
    Excentrique, intelligente, bouillonnante, la Grande Mademoiselle éclaire tout le XVIIe siècle. C'est cette personnalité hors du commun que Christian Bouyer restitue dans sa plus entière vérité.

  • Les reines de France

    Christian Bouyer

    • Perrin
    • 6 Septembre 2007

    Un outil indispensable pour qui veut connaître l'histoire et la personnalité des reines mérovingiennes, carolingiennes et capétiennes ayant régné sur la France, soit 114 notices.
    De Basine, mère de Clovis, à Marie-Amélie de Bourbon-Sicile, femme de Louis-Philippe et dernière reine, que savons-nous des 114 souveraines qui furent les premières dames du royaume oe
    La loi salique, en 1328, a confirmé leur rôle d'épouse du roi. Mais si le trône leur était refusé, leur image symbolique fut immense, leurs privilèges étendus, et leur influence souvent majeure : par les terres qu'elles apportaient en dot à la couronne, les alliances politiques qu'elles contribuaient à créer, les héritiers qu'elles donnaient à la dynastie, leur participation aux réalisations culturelles ou religieuses ; et par leur relation directe avec le roi, officielle ou secrète, mais presque toujours déterminante. Certaines ont même dirigé l'Etat comme régentes.
    Christian Bouyer déroule une galerie de portraits -43 mérovingiennes, 22 carolingiennes, 49 capétiennes- comme autant d'épisodes romanesques, vivants, émouvants, inatendus. Tableaux, illustrations, statistiques sur l'origine géographique des souveraines, sur la durée de leur mariage et leur fécondité complètent ce livre foisonnant, qui ressuscite des pans célèbres ou oubliés de l'histoire de France.

  • Depuis 5000 ans, les hommes écrivent ! Et certaines lettres, par leur autorité, leur audace, leur originalité, ont changé l'Histoire. Celle de Louis XVI convoquant les États généraux à Versailles, d'où jaillit la Révolution française, ou le J'accuse ! de Zola comptent parmi les plus célèbres. Mais Christian Bouyer en rappelle d'autres qui, tout en étant confinées à la sphère de la vie privée ou ayant appartenu à l'histoire de la littérature, restent capitales pour mieux nous faire comprendre un événement, une époque, une personnalité.
    Voici douze lettres palpitantes pour revivre de grands moments de l'Histoire.

  • Le roi-soleil ! versailles ! la famille royale ! quelle charge symbolique imprègne ces mots ! le potentat versaillais est le chef de la maison de france, en l'occurrence les bourbons depuis trois générations.
    Et si celle-ci comprend les descendants en ligne directe, elle compte aussi la branche d'orléans et les princes du sang que sont les condé, conti et même les vendôme. enfin, comme son grand-père le vert-galant, louis xiv réserve une place de choix à ses enfants illégitimes, issus de mademoiselle de la vallière et de madame de montespan, au point d'envisager leur accession au trône en dernière extrémité, après que la mort a fauché prématurément les héritiers.
    Si la famille royale a bénéficié des rangs et grâces du souverain, ses membres n'en furent pas moins sujets de sa majesté. l'obéissance, pour eux aussi, était de rigueur. chacun se savait mobilisé, à tout instant, pour " le service de l'état ". dans cet esprit, louis xiv a veillé scrupuleusement à l'éducation des princes, à leurs alliances matrimoniales, aux services dus et rendus à la monarchie, en particulier aux armées.
    à travers ce panorama minutieusement documenté, nous découvrons un pater familias attentionné, à l'écoute des siens, prolixe en bons conseils et très affectionné.

  • De Henri IV à la Troisième République triomphante, l'auteur passe au crible les grandes fortunes, qu'elles soient établies ou provisoires. Des diamants de Mazarin aux Hôtels particuliers des maréchaux d'Empire, sans oublier les milliers de tableaux accumulés, c'est tout le gotha de la fortune française qui défile. Plus qu'un véritable recensement, ce livre démontre les mécanismes de la réussite. On y côtoie les parvenus italiens arrivés dans les fourgons des reines Médicis, les financiers enrichis par les guerres et les grands serviteurs de l'Etat. Une histoire originale des vrais maîtres de la France.

  • Flamboyante et baroque, rebelle et passionnée, Marie de Rohan, duchesse de Chevreuse, est l'un des personnages les plus étonnants de la première moitié du XVIIe siècle. Tout chez elle évoque la démesure.
    Amie intime de la reine Anne d'Autriche, ennemie jurée de Richelieu puis de Mazarin, elle se bat contre toute forme d'absolutisme et s'impose comme l'une des grandes figures de la Fronde.
    Ses intrigues, ses cabales et ses complots incessants la conduisent pendant dix-huit ans en exils successifs. Elle se réfugie alors en Lorraine, aux Pays-Bas, en Espagne et en Angleterre. Les innombrables coups qu'elle reçoit paraissent à chaque fois décupler son ardeur : elle relève le moindre défi. Rien ne l'abat, pas même la mort de ceux qu'elle aime.
    Sa vie, aussi fertile en batailles qu'un roman de cape et d'épée, n'en laisse pas moins une large place à l'amour. Car, faisant fi des convenances, cette maîtresse femme qui aime séduire se livre à la violence de ses sens avec une gourmandise effrénée.
    A l'âge mûr, toujours imprévisible, elle étonne encore ses contemporains en se retirant du monde sans amertume, pour aller finir ses jours dans une paisible et discrète retraite.

  • Monsieur, duc d'Orléans et frère de Louis XIV, est un personnage controversé de l'Histoire de France. Elevé comme une fille dès sa naissance par sa mère, la régente Anne d'Autriche, il acquiert très vite le goût insatiable des parures, des rubans et des bijoux puis celui des garçons auprès desquels il s'affiche ouvertement. Cet entourage de favoris, plus ou moins intrigants et vénaux, ne l'empêche pas d'engendrer une nombreuse progéniture avec ses deux épouses, la jolie Henriette d'Angleterre puis celle qui est restée dans l'Histoire sous le nom de Princesse Palatine et avec laquelle il s'entend fort bien. Il devient ainsi le père du futur Régent.
    Louis XIV, embarrassé par ce frère dispendieux, imprévisible et goûtant immodérément le faste et les arts, ne cesse de l'accabler de petites humiliations. Une brillante et inattendue victoire du duc sur les troupes néerlandaises, qui révèle chez lui d'incontestables qualités de stratège, ne fait qu'attiser la jalousie du roi: celui-ci s'emploie désormais à le tenir éloigné des armées.
    La vie du duc d'Orléans, affranchie des préjugés, tranche singulièrement sur celle de ses contemporains. Cet homme d'une indéniable intelligence mais systématiquement écarté des allées du pouvoir par son frère n'en finit pas d'étonner. C'est ce destin surprenant que nous raconte avec verve Christian Bouyer.


  • La princesse Palatine demeure l'un des personnages les plus étonnants du XVIIe siècle. Princesse européenne par l'étendue de ses relations, elle incarne la flamboyance et le baroque de son siècle, sa truculence et sa bonhomie, sa culture et son usage du franc-parler.
    Sa formation allemande, fondée sur un caractère bien trempé, lui a dicté, à la cour de France, un comportement empreint d'une grande dignité. Sa position était difficile: son mari, le duc d'Orléans, était un jouisseur que sa passion pour les mignons et les rubans occupait à plein temps. Elle réussit cependant à s'y accoutumer et, devenue mère de plusieurs enfants, à mener une vie familiale pleine de bonté et de générosité. Tandis qu'elle vouait un véritable culte au monarque, elle entretenait une haine farouche à l'égard de son épouse secrète, l'habile madame de Maintenon.
    Avec sa verve habituelle, Christian Bouyer nous raconte le destin exceptionnel de cette femme haute en couleur et toujours imprévisible.


  • Elle est morte à vingt-six ans dans l'éclat de sa jeunesse, comme si le mauvais sort s'acharnait sur la famille royale des Stuart dont elle est issue. Malgré sa vie brève, la belle-soeur de Louis XIV incarne dans les mémoires l'un des astres les plus brillants parus à la cour de France. C. Bouyer raconte ici son destin exceptionnel.



  • La biographie de Gaston d'Orléans, fils d'Henri IV et de Marie de Médicis, frère cadet de Louis XIII. Considéré par ses contemporains comme un prince rebelle et tumultueux, complotant contre le roi et ses ministres, il obtint pourtant toujours le pardon royal et bénéficia du soutien inconditionnel de sa mère, Marie de Médicis.



  • voici racontée, d'une plume alerte et joliment troussée, d'un ton vif et ardent.
    l'histoire avec un grand. a ! un a comme amour, bien entendu, car les chapitres dont il est question ici n'échappent aux champs de bataille que pour mieux trouver refuge dans des alcôves voluptueuses, protégées des regards par de lourdes tentures. henri iv et gabrielle d'estrées, marie stuart et bothwell, voltaire et la marquise du châtelet, naturellement héloïse et abélard. certes, on n'en finirait pas de dresser la liste des amants célèbres.
    mais christian bouyer fait mieux que cela : il laisse parler son coeur pour célébrer, avec une érudition empreinte de gourmandise quatorze passions dévorantes. que tout commence, comme avec louis xv et la marquise de pompadour, " au détour d'une allée forestière " n'est en rien pour nous étonner. que la jeune frédégonde entrée au service de la reine à l'âge de quinze ans, n'ait pas froid aux yeux est un secret de polichinelle.
    mais qui pourrait dire comment elle s'y prit pour lui dérober son époux chilpéric ? enfin, comment ne pas comprendre zoé du cayla d'avoir délaissé pour maints amants, puis pour louis xviii, un époux connu pour être un " ours farouche et mal léché qui ne sortait pas de sa tanière ". christian bouyer nous révèle tout cela en trempant dans l'encrier la flèche de cupidon. c'est un régal ! rien d'étonnant de la part d'un écrivain et historien salué par une vingtaine de prix et auquel on doit, parmi de nombreux ouvrages.
    les reines de france (perrin), louis xiii (tallandier) et la grande mademoiselle (pygmalion).

  • En 987, Hugues Capet inaugure une célèbre dynastie royale qui va perdurer du Xe au XIXe siècle. Les trois branches régnantes qui la composent ? Capétiens directs, Valois et Bourbons ? ont bénéficié d'une remarquable continuité successorale. Cependant, à huit reprises, l'héritier du trône fut mineur. La tradition monarchique impliqua la mise en place d'une régence. Ce fut le cas pour Philippe Ier, Louis IX, Charles VI, Charles VIII, Charles IX, Louis XIII, Louis XIV et Louis XV.
    D'emblée, trois questions se posèrent. À qui revenait officiellement le pouvoir ? Quelle était l'exacte autorité de son détenteur momentané ?
    Quand devait s'achever cette régence ?
    Il est clair, par exemple, que quatre reines mères ? Blanche de Castille, Catherine de Médicis, Marie de Médicis et Anne d'Autriche ? eurent bien du mal à restituer à leur fils la totalité de ses attributions de souverain lors de sa majorité effective.
    Avec son talent habituel, Christian Bouyer nous raconte ces moments cruciaux de l'histoire de France.

    12-X P Création Studio Flammarion Alexis Simon Belle, Louis XV enfant, huile sur toile, 1723, Châteaux de Versailles et Trianon © AKG-Images / Erich Lessing

  • Les Condé

    Christian Bouyer

    Les Condé constituent l'un des plus fameux lignages aristocratiques de la France d'Ancien Régime. Ducs de Bourbon à l'origine, issus d'un fils de Saint Louis, ils ajoutent à ce titre celui de prince de Condé en 1546 lorsque les circonstances les placent au rang de cadets dans leur propre famille. Plusieurs de leurs chefs porteront le titre de Monsieur le Prince.
    Cette position secondaire dans la généalogie familiale n'atténue en rien leur volonté farouche d'affirmer leurs prétentions dans les arcanes du pouvoir monarchique.
    À partir de 1530 et durant trois siècles, neuf représentants se succèdent dans un parcours aussi riche que contrasté qui met en lumière des personnages fort divers. Souvent rebelles dans les guerres de religion (XVIe siècle) et de la Fronde (XVIIe siècle), le retour d'exil en 1660 du Grand Condé, vainqueur à la bataille de Rocroi, marque un tournant. Puis, dans l'établissement de son règne personnel, Louis XIV impose la docilité aux grands seigneurs. Les Condé entrent alors dans une démarche de soumission largement consentie. Au fi l des générations, ils se retirent fastueusement dans leur magnifique domaine de Chantilly, jusqu'à l'extinction tragique de leur dynastie en 1830. Avec son talent d'historien reconnu, Christian Bouyer nous raconte ce destin familial exceptionnel de notre histoire.

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