Barbey D'Aurevi

  • Un homme, Marigny, pris entre une sylphide et une catin. La sylphide, c'est sa femme, Hermangarde ; la catin : Vellini, une Espagnole qui n'est même pas belle mais lui a empoisonné le coeur, le sexe et le sang. Marigny, retiré dans le Cotentin, s'est juré de rompre. Mais, un jour qu'il se promène à cheval le long de la mer, il retrouve Vellini ; et la pure Hermangarde, dans une des scènes les plus « diaboliques » de l'oeuvre de Barbey, sous une effroyable tempête de neige, assistera, collée à la fente d'une fenêtre, aux furieux ébats du couple et manquera d'en mourir. « Tu passeras sur le coeur de la jeune fille que tu épouses pour me revenir ! » avait prédit la Vellini.
    Publié en 1851, le roman fit scandale mais Théophile Gautier déclara : « Depuis la mort de Balzac, nous n'avons pas encore vu un livre de cette valeur et de cette force. »

  • Un des épisodes les plus romanesques de la chouannerie et le premier volet de cette " épopée normande " que barbey d'aurevilly songea toute sa vie à écrire.
    Après des débuts littéraires incertains, l'auteur des diaboliques trouve sa voie au moment où il retrouve son enfance, valognes, saint-sauveur-le-vicomte, le milieu familial où il a été élevé dans la nostalgie d'une culture qui est morte en 1789.
    C'est cette quête proustienne d'un temps, d'un monde perdu qui, par-delà les exploits des héros, donne au chevalier des touches son étrange miroitement poétique.
    " les poètes, comme les tortues, disait barbey, portent leur maison sur leur dos, et cette maison, c'est le palais des premiers songes. "

empty