Arnaud-Dominique Houte

  • L'auteur est arrivé, après des premiers travaux sur la gendarmerie et les questions de sécurité publique, à une étude originale : moins l'histoire du vol et des voleurs qu'une histoire des sensibilités sociales au vol, de 1800 à 1970. Il y a, durant cette période, une certaine permanence de la société rurale et de la société bourgeoise classique, avant le triomphe des classes moyennes et plus récemment, de la mondialisation. La richesse des sources est impressionnante : archives de police à l'échelle nationale ou départementale, compagnies d'assurances, archives bancaires, et bien sûr, presse, cinéma, théâtre. Le sujet, original, couvre un spectre large : celui des représentants de l'ordre, celui des victimes privées ou publiques, celui des objets, et en particulier, l'automobile, celui des formes de la délinquance, depuis les plus spectaculaires comme les braquages de grands magasins (Fauchon par exemple) et des banques (l'affaire Goldman...) jusqu'à la délinquance ordinaire des petits commerces et des appartements, sans oublier les vols d'épaves, ni l'histoire des protections comme celle de l'entreprise Fichet. Un aspect intéressant est à la fois la délinquance grandissante des lieux de patrimonialisation (musées, églises, gares, etc...) et à l'inverse, le vol de l'intime, avec un sentiment personnel d'intrusion, d'agression et de traumatisme. On y suit l'évolution des seuils de sensibilité et l'évolution des systèmes répressifs et de la loi. Après les années 1970, la sécurité devient une affaire nationale qui ne cesse de prendre, avec le XXIe siècle, des proportions planétaires, par exemple avec le vol des documents internationaux. Même si son centre de gravité est le XIXe-XXe siècle, l'ouvrage aborde un sujet presque sans frontières qui reste très actuel.

  • L'originalité de cette synthèse repose sur un triple choix : traiter à parts égales Paris, province et colonies ; accorder toute leur place aux destins individuels des hommes et des femmes ; articuler l'histoire sociale et culturelle au récit politique.
    Il s'agit de rendre leur éclat, leur jeunesse et leur indétermination aux débats et aux choix d'une République qui mûrit dans une France transformée par une modernisation accélérée.
    Ce livre parle donc d'une société hantée par le spectre de la division et d'un régime qui se vit comme fragile et menacé. De 1871 à 1914, il raconte « le triomphe de la République », sans en occulter les limites ni en négliger les difficultés, mais en rendant justice tant à sa force combative qu'à son sens de la pédagogie et du consensus.

  • Comment les gendarmes, longtemps redoutés des populations, se sont-ils intégrés à la vie quotidienne des Français? Pour répondre à cette question, l'auteur étudie tous les aspects du métier de gendarme départemental dans la France provinciale du XIXe siècle : les enjeux politiques, l'organisation du service, la sociologie des hommes, leur vie professionnelle et privée, l'esprit (le corps, les représentations culturelles.
    L'enjeu est de taille, quand on sait que la gendarmerie (avec ses 20000 hommes) reste la principale force de sécurité du pays. A l'interface des populations - parmi lesquelles ils vivent - et des pouvoirs centraux - aux ordres desquels ils sont soumis - les gendarmes offrent un bel observatoire des transformations du XIXe siècle: la modernisation des campagnes, le renforcement de l'Etat, le développement d'une conscience nationale, la démocratisation, sont autant de phénomènes que l'on peut suivre à hauteur de bicorne.
    L'enquête s'appuie sur une base de données de plus de 3000 gendarmes et sur le dépouillement de toute la presse professionnelle. Elle s'enrichit également à la lumière des procès-verbaux, des notes de service, des rapports préfectoraux, etc. Elle se nourrit enfin de la riche moelle inédite des archives de la gendarmerie. L'auteur identifie trois modèles successifs. Impérieux et parfois violent, imprégné d'une culture guerrière, peu intégré à la société rurale, le soldat de la loi s'efface dès le milieu du XIXe siècle.
    Il cède place à un militaire professionnel nettement plus procédurier, discipliné et prudent. Les gendarmes de la fin du XIXe siècle infléchissent cependant cette nouvelle vision du métier en se plaçant plus franchement au centre de la société et au service du public. Le gendarme républicain est ainsi imprégné d'une culture d'obéissance qui coexiste tant bien que mal avec une éthique de responsabilité.
    A l'heure où l'on s'interroge de nouveau sur la place et sur l'attitude des forces de l'ordre, ce livre offre un éclairage historique qui espère contribuer au débat.

  • À quelques mois de la fin de son mandat, Louis-Napoléon Bonaparte provoque un Coup d´État qui va lui permettre de conserver le pouvoir alors que la Constitution lui interdisait de se représenter.Le récit palpitant du Coup d´État du 2 décembre 1851, date fondatrice et méconnue de notre histoire républicaine.

  • Ce rapport fournit des données détaillées sur le volume, la provenance and les types d'aide et d'autres apports de ressources attribués à chacun d'environ 150 pays en voie de développement. Les données statistiques couvrent les apports d'aide publique au développement et les autres financements publics et privés fournis à chaque pays bénéficiaire par chacun des membres du Comité d'aide au développement de l'OCDE, par les organismes multilatéraux ainsi que par d'autres pays donneurs. Des indicateurs socio-économiques de base sont présentés pour mémoire.
    Cette base de données est disponible en ligne via le site Internet du CAD sur le développement international à l'adresse www.oecd.org/dac/stats. Elle est également publiée chaque année dans le CD-ROM OCDE Statistiques sur le développement international, et en ligne via www.oecd-ilibrary.org.

  • 1815-1914 : révolution industrielle, affaire Dreyfus, urbanisme haussmannien, impressionnisme ou Art nouveau, Belle Époque...
    Ces mots évoquent immédiatement le xixe siècle. Après le choc qu'a été la Révolution française, c'est l'éclosion d'une nouvelle ère, qui oscille entre nostalgie du passé et projection vers l'avenir.
    - 1815-1851 : au lendemain du Premier Empire commence un combat pour les libertés. La société est fragilisée et divisée, mais les débuts de la modernisation apportent un début de croissance.
    - 1852-1879 : c'est le temps de la spectaculaire modernisation économique et sociale.
    - 1880-1914 : la Troisième République ouvre soixante ans de stabilité institutionnelle, malgré de nombreuses oppositions et tensions sociales.

    Les 80 cartes et infographies originales de cet atlas rendent ainsi compte des évolutions politiques, économiques et sociales de ce XIXe siècle français.

  • Plus de 80 cartes et documents pour comprendre la société française au XXe siècle, de la Grande Guerre à l'éclosion d'une nouvelle société.

    - Comment la France a traversé les deux guerres mondiales et s'est reconstruite.
    - La modernisation du pays malgré plusieurs crises économiques.
    - La mutation de la société : augmentation d'un tiers de la population et libéralisation des moeurs.
    - La place de la France au coeur de l'Europe et dans le monde.

    Cet atlas propose, de 1914 à 2002, un tour de France politique, économique et géopolitique et dresse un portrait de la société française dans toute sa diversité.

    Cartographie : Guillaume Balavoine.

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