France-empire

  • - Aussi surprenant que cela puisse paraître, les relations entre la langue et l'économie n'ont jamais été examinées à fond, dans toute leur ampleur, toutes leurs dimensions, tous leurs aspects théoriques et pratiques, avec tous les enjeux capitaux que sous-tend la bataille des langues à l'heure de la mondialisation.

    - S'il est vrai que l'anglais est largement utilisé dans le monde affaires, il est faux de prétendre qu'il est le seul à pouvoir bien exprimer les phénomènes et les réalités économiques. Pourtant, cette idée reçue, ce crédo contestable court le monde et nul ne s'était jusqu'à présent avisé de la contester avec brio et force arguments contondants.

    - Alfred Gilder s'est attelé à cette redoutable tâche avec la foi et l'endurance d'un moine bénédictin. Cet ancien haut fonctionnaire de Bercy l'a entreprise sous le double regard expert de l'économiste et du linguiste, et cela non sans humour.

    - L'auteur conduit sa démonstration spectrale avec une éloquence convaincante. Il nous persuade que l'économie peut et doit se dire en français. À cet effet, notre langue en partage possède toutes les ressources et toutes les capacités créatives.

    - Tel dans la tempête un marin aguerri, l'auteur tient bon le cap et mène avec sûreté sa barre parmi les récifs nombreux que jette sur la route du français la langue unique. Pour mener à bon port la langue française, il vante à juste titre les vertus et les bienfaits du travail des commissions ministérielles de terminologie. Leur labeur immense a permis de donner à notre langue des milliers de mots nouveaux utiles dans un monde où apparaissent sans cesse de nouveaux objets, procédés et techniques, qu'il faut nommer lorsque le vocabulaire existant n'y suffit pas.

    - Au total, l'hymne d'Alfred Gilder au français, langue de l'économie et des affaires' mérite d'être écouté religieusement.

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