Alain Dautriat

  • Pour qui aime se promener dans paris à la recherche de ceux qui y ont vécu, cet ouvrage est d'abord un guide des noms illustres, célèbres ou inconnus, dont le souvenir, bref, apposé sur les murs, confère à nos quartiers un supplément d'âme.
    On les rencontre par hasard. on s'arrête. on lit. la personne arrive sur le devant de la scène ! et l'on voit qu'au 60, rue monsieur-le-prince, balzac, il y a 30 ans, achetait ses cigarettes et son café, que dans le passage du commerce-saint-andré, habitèrent marat, et son ami du peuple, schmidt qui fabriqua la première guillotine et danton, jusqu'à son arrestation !
    Dans cet inventaire aussi, par des rapprochements inattendus, anachroniques, au hasard des rues et des pages, l'espace bouscule le temps.
    Les plaques, minutes éparses du jugement de l'histoire, ne forment plus qu'un seul monument : il nous suggère que la mémoire est juste mais oublieuse ; il nous invite à penser au présent, et surtout à l'avenir.

  • Dans la France prospère des années 60, même si celle-ci distribue inégalement ses richesses, Deux enfants, Daubert et le narrateur, connaîtront des existences d'une densité et d'une durée différentes.

    Daubert, le maltraité doué, aimera Garance, sans jamais l'avouer. Elle épousera Albin.

    Il se souviendra pourtant, dans sa tragédie, d'un banal serment d'enfance.

    Une analyse de tous les gestes, parfois insignifiants, qui façonnent pourtant une vie.

    Le panorama d'un demi-siècle, du Limousin à Paris, en passant par la Bourgogne, l'Auvergne et Londres.

    Écrit avec de vraies tendresses et de réelles cruautés.

  • De vraies pensées poétiques avec des monstruosités condamnables.C'est un document de travail pour faire un discours en sortant des sentiers battus, pour briller en société, pour rédiger un courrier de compliment ou d'injure, car le livre regorge de vérités bien observées et autant d'efficaces cruautés.Quelle élégance, chaque fois, dans le ton et dans le style ! Il convient donc aux hommes politiques de tous bords, aux dirigeants, aux étudiants, aux professeurs de Lettres et aux penseurs.Peu d'auteurs depuis Léonard de Vinci, Jules Renard et Sacha Guitry ou Pierre Desproges, ses maîtres, se sont illustrés dans des formules ciselées qui se lisent au hasard, pour s'endormir, dans un train, ou avant un travail d'écriture.On peut parfois s'y reconnaître et s'en sentir flatté ou honteux. C'est plus rare. Dans tous les cas, il faut les lire comme l'oiseau boit : en levant la tête pour faire couler.

  • Pensées de sel poivrées

    Alain Dautriat

    • Edite
    • 11 Septembre 2010

    Suivons ce diable d'écrivain, qui aime capturer la réalité et nous la restituer comme un trophée.
    Mais attention ! En cours de route, ce que l'on croit acquis va s'inverser. Ainsi les gens et les mentalités révèlent leurs faces cachées, la boxe devient un spectacle positif et l'enfant est la forme achevée de l'homme...
    Sous un néon blafard, un miroir impitoyable réfléchit les mensonges et dissimulations de nos sociétés.
    Que de révélations ! Valeurs et illusions, le réel est décapé, nous apprenons que la charité n'est faite que pour les malvoyants ou malentendants, pas pour les malodorants...
    Evidemment on s'en doutait. Ces pensées nous font mal, comme le sel sur les plaies. Souvent, elles sont mauvaises à dire. Alors d'où vient qu'elles sont si délicieuses à entendre ?
    Alain Absire

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