Alain Duault

  • Une femme de feu : le roman de la Malibran Nouv.

    Maria Malibran a été la Callas du XIXe siècle. Espagnole née à Paris, devenant la plus grande diva de son époque et vivant une passion amoureuse brisée par une mort tragique à vingt-huit ans : son destin est celui d'un personnage de roman. Durant les dernières semaines de sa vie, elle se raconte dans cette autobiographie imaginaire décrivant une femme, avec ce feu qui brûle en elle, une époque, avec ses mille et une transformations, et un milieu, celui de l'opéra et de la société qui gravite autour avec ses flamboiements et ses ombres.

  • " Suivez-moi dans ce parcours intime de l'opéra, de tout ce qui en constitue la chair, dans ce manège des voix les plus touchantes et les plus virtuoses, dans ce dédale des rôles et des airs, dans cette visite de ses décors, de ses rites, de ses coulisses et de son histoire. L'opéra est à la fois un mystère et une évidence : mystère du mariage des voix avec les sonorités de l'orchestre et le souffle des choeurs, tout en racontant une histoire à travers une mise en scène qui l'éclaire, et évidence d'une émotion qui mêle tout en un seul mouvement puissant, un mouvement qui soulève, qui ravit, qui emporte loin du réel quotidien. C'est cette expérience de l'opéra que je veux vous faire partager, avec mes choix et mes partis pris, avec mes coups de coeur et mes découvertes, avec ma passion et mes passions, afin que, vous qui ne connaissez pas l'opéra, vous n'y résistiez plus, et vous qui l'aimez déjà, vous y nourrissiez votre boulimie d'amour. " A. D.
    Alain Duault, poète, écrivain, " Monsieur musique classique " sur France 3, animateur de deux émissions sur Radio Classique, éditorialiste à Classica, rédacteur en chef d'Opera Online, directeur artistique de Viva l'opéra ! dans les cinémas UGC, est l'un des meilleurs connaisseurs de l'opéra en France.

  • C'est un Alain Duault moins cérémonieux que son titre ne l'annonce, mais fidèle à lui-même et au meilleur de sa forme poétique que nous retrouvons dans ce recueil. Partagé entre les émerveillements de l'amour et les tristesses et inquiétudes de l'âge, le poète nous entraîne dans ses voyages, ses passions, ses rêveries aussi bien que dans ses angoisses et les questions qui le tourmentent. Il le fait avec ce lyrisme léger entre bucolique et élégie qui est sa marque, dans un rythme qui balance entre chanson et sonate, avec cette voix claire qui coule sans jamais se forcer.

  • À Vienne, la valse a un nom : Strauss ! De Johann père à Johann fils en passant par Josef ou Eduard, c'est aussi l'histoire d'une famille où tout n'a pas été bleu comme le Danube et où le chic et la chance ont parfois croisé le douloureux et le sordide sans se calquer, loin s'en faut, sur le célèbre rythme à trois temps. En parcourant l'histoire du XIXe siècle (Johann Strauss père naît en 1804, Johann Strauss fils meurt en 1899), c'est une sorte de roman de Vienne, au prisme de l'étonnante aventure de cette dynastie, que retrace le livre. En complément, on retrouve, comme toujours dans la collection "Classica", une bibliographie et une discographie, ainsi qu'une chronologie détaillée de ce siècle des Strauss.   

  • «Le choix d'entrer en poésie découle d'une étreinte conflictuelle ou inapaisée avec le monde. Il prend sa source dans une affliction, un manque ou une inquiétude. Tout poète perçoit la vie comme livrée à l'énigme, exposée à d'imprévisibles assauts ou à d'absurdes turbulences. Sa mission relève du "qui vive?". Factionnaire inassouvi, incrédule et insoumis, il ne se résout pourtant pas à jouer à la sentinelle immobile, au veilleur d'ombres hébété. L'auteur s'extrait de ses guérites pour explorer les chemins de crête, les venelles sans âge et les sentiers jusque-là esquivés, entre le désir d'épouser les beautés du réel et l'amertume de ne glisser que sur ses éphémères surfaces. D'où un déchirement, celui d'une perplexité anxieuse qui se force à la ferveur, celui d'une chasse à "ce qui reste après l'oubli", quand la mémoire a consumé tous les grimoires et toutes les vieilleries mentales. "Non rien ne naît si fort que du mot qui l'invente et choisit / L'aube ou la nuit tout lui appartient tout est permis l'eau / Rouge l'aveu le sable mauve ou le rêve fou de deux reines..." Telle est la dualité que psalmodient les recueils d'Alain Duault. Le coeur blessé est aux aguets, pour résister au vertige ou à la dépression, pour déchiffrer les arcanes d'une incohérence obsédante et pour y capter, vaille que vaille, des lumières d'espérance, trouant les ombres, irradiant semences et promesses. Sa parole est ardente, animée, pleine de sève, car qui chante son mal l'enchante. On a parfois l'impression qu'elle joue un rôle d'autopersuasion, comme si elle voulait, coûte que coûte, entre épicurisme frugal et total enivrement, transcender un désarroi et narguer de stériles récriminations. Elle est cette "folie qui fait écrire comme / Ces papillons qui vibraient dans la tête de Schumann". Elle commence donc par se défier de toute ratiocination et d'un intellectualisme asséchant, pour exalter les sensualités que nous pouvons fugacement posséder. Elle largue les amarres, en bateau ivre. Le tragique affleure partout mais sa componction est ici refoulée : la méditation sur la perte et sur la mort, lancinante comme une basse obstinée, se métamorphose en parole de revanche et de célébration. La seule terre promise est là, ici-bas, précaire et frémissante.» Xavier Darcos.

  • Chopin

    Alain Duault

    Les images que l'on a de frédéric chopin sont le plus souvent convenues, mièvres ou fausses.
    Se range-t-il vraiment, comme le voudraient les vers de musset, parmi "les pleurards, les rêveurs à nacelles, les amants de la nuit, des lacs, des cascatelles" ? en fait, chopin est un personnage complexe et un compositeur rien moins qu'uniforme : classique et romantique, polonais et français, mondain et mélancolique, virtuose et poète du piano, chopin n'est pas celui que l'on croit connaître. suivre les étapes de sa carrière, les chemins de son apprentissage, les détours de sa vie d'homme et d'artiste permettra peut-être de l'entendre mieux en le connaissant mieux - et en l'écoutant plus justement.

  • Qu'est-ce que la poésie, quelle fonction est assignée au poète et quels rapports entretient-il avec la beauté, le silence, l'amour, la vérité, la mort ? Voilà quelques-unes des questions traitées par l'auteur dans ce livre qui n'est pas un essai, mais plutôt une méditation poétique.
    Avec l'enthousiasme qui le caractérise, Alain Duault développe une réflexion personnelle à partir de sa pratique de la poésie, enrichie d'exemples pris dans les arts, qu'ils soient poétiques, picturaux ou musicaux. Il s'interroge enfin sur ce désir de poésie qui le tient et qu'il appelle « le poésir ».

  • Robert Schumann

    Alain Duault

    La vie de Robert Schumann est secouée de bourrasques, comme sa musique : c'est une vie parfaitement romantique, jusque dans sa fin tragique.
    Pourtant Schumann ne suscite pas la même adhésion que, par exemple, Schubert, l'autre grand "romantique allemand" (bien qu'il soit autrichien alors que Schumann, lui, est réellement allemand !...). Pourquoi ? Peut-être parce que la musique de Schumann est plus secrète, plus du côté des ombres énigmatiques, plus du côté des abîmes insondables, plus du côté de la folie qui l'emportera. C'est aussi une musique qui ne referme pas les plaies, qui ne donne pas de réponse ; c'est au contraire une musique qui dit : "Pourquoi ?"

  • Au départ, ce n'est que le fils de modestes aubergistes d'un hameau du duché de parme.
    A la fin, au bout d'une vie jalonnée d'éclats et de déchirures, c'est le plus grand compositeur italien, celui qui a révolutionné l'opéra et qui, reprenant le flambeau du bel canto, a traversé l'épopée romantique jusqu'à atteindre aux rives de la modernité lyrique. mais la composition de ses vingt-huit opéras a une histoire, souvent mouvementée, une histoire qui parfois croise l'histoire. car verdi a aussi été partie prenante du combat pour l'unification de l'italie : son nom même a servi de slogan politique ! c'est ce destin hors du commun, porté par une passion qui ne s'est jamais relâchée, qu'alain duault raconte, mettant en perspective ce lyrisme qui est la marque même du génie d'un compositeur dont la musique et les drames qu'elle colore demeurent profondément contemporains.

  • «Je suis revenu sur cette place sans plus savoir quelle rue / Prendre quelle rue rendre à la bourse des souvenirs vous / Aviez quoi là une barque un vélo des roses je ne sais plus / Aidez-moi à marcher dans ces rues basses j'ai la mémoire / Lavée je cherche des seins tendres une douceur framboise / Peut-être la beauté.»

  • 1er septembre 1977, Maria Callas est chez elle, dans son grand appartement parisien de l'avenue Georges-Mandel, seule. Rideaux tirés, elle regarde les photos de ses rôles, réécoute ses disques et se souvient de sa vie.
    Elle disparaît le 16 septembre au matin. On a dit que le grand air de Tosca, Vissi d'arte, vissi d'amore (« J'ai vécu d'art, j'ai vécu d'amour ») résumait toute son existence : elle a vécu d'art, c'est certain, mais d'amour ?
    Dans ce récit émouvant en forme de journal imaginaire, Alain Duault revit les deux dernières semaines de la diva. Il se glisse dans sa peau comme dans ses rôles, explore son existence flamboyante et douloureuse passée aux côtés de personnalités qui, chacune à sa manière, partagèrent sa vie, tels Luchino Visconti ou Aristote Onassis.
    Des vivas sur les plus grandes scènes d'opéra du monde aux turpitudes de sa vie amoureuse, Maria Callas dévoile ainsi, dans ce qui pourrait être son testament, une partie de ses mystères et de ses ombres.

  • Nudites

    Alain Duault

    Le dos.
    Tout s'y lit l'or bleu du désir l'eau qui dort sous Le sable des caresses attendues le frisson du réveil Comme une vague ramène le matin sur la peau On voudrait s'y étendre y mourir à son tour Et la fine rainure qu'on suit avec le pouce De la nuque aux reins comme un poème vertébré Partage l'est du sommeil et l'ouest des plaisirs Quand il est l'heure de lire le menu de la nuit avec Les doigts.
    De la nuque à la mort (" l'ultime nudité "), en passant par les cils, l'épaule, les reins, la peau à l'intérieur des cuisses, ou encore le bleu du ciel, la neige, le vin ou la lenteur, Alain Duault, Grand Prix de poésie de l'Académie française 2002 pour Où vont nos nuits perdues, égrène un chapelet de brefs blasons qui disent le corps féminin et la vibration secrète des choses - fragments de beauté épelés pour tenter de comprendre quelque chose au monde.

  • « Tempêtes tempêtes et puis des cris l'arc des cris les plus Rauques les plus cris les plus tempêtes et creux de pluie Et le jasmin les acacias tout ça les éclairs et l'éclat le cra Quement des roses comment est-il possible que notre vie Passe comme ça et le claquement des fouets sur les murs Tout ce qui fait mal aux cheveux comment est-ce dicible À quel vent quelles heures voraces à quels voeux se jouer Les loups sont dans nos bras et leurs regards vrillés verts Nous flashent soufflent nous poussent dans leurs fleuves À qui donner ces mots âcres la tête éclaboussée d'ombre Les danseurs nous emportent au pire et n'écoutent l'aveu Froissé des membres obscurs que dans la perte Quel sens Accorder à la clarté confuse aux doigts délicats du jour si Toutes les taches du ciel sont tombées Comment regarder Le ciel nettoyé jusqu'à l'os par la tempête avec qui danser »

  • Dans ce nouveau recueil Alain Duault renouvelle la texture de ses textes, leur métrique. Sa forme quasiment architecturale ? ou musicale ? fait solidement et élégamment tenir ensemble les diverses parties de son tout.
    Sept en est le chiffre clé : 7 hymnes, 7 commandements, 7 villes, 7 plaies, 7 visages, 7 saisons et 7 controverses. Cette diversité d'angles d'attaque lui permet de mettre en valeur son lyrisme, comme toujours un lyrisme abondant, bousculé, maîtrisé toutefois par un sens rare du rythme et de la couleur, de la plastique des mots.

  • Troisième volet de la trilogie poétique inaugurée par Une hache pour la mer gelée et poursuivie avec L'effarant intérieur des ombres, ce volume reprend la forme versifiée et la disposition en carré presque parfait des deux précédents. Le vers est toujours aussi fluide et musical, le poème toujours composé de bribes de chansons, vers et images retrouvés, souvenirs en miette qui font texte et répètent, inlassablement, que l'amour est folie, que le temps passe, que la beauté ne s'épuise pas.

  • Aujourd'hui, tout personnage important est interviewé, interrogé sur sa vie, sur ses conceptions, sur ses partis pris, et puis sur sa jeunesse, sur l'origine de ses actions, jusque sur ses secrets. Que ne donnerait-on pas pour lire une interview de Bach ou de Verdi, de Mozart, Rossini ou Mahler, d'autres encore ?
    C'est ce que proposent ces interviews exclusives qui, sous la forme d'un entretien rythmé, basé sur les écrits, correspondances, chroniques et autres autobiographies des personnages choisis, mais aussi sur une connaissance et une empathie avec les interviewés, offrent une découverte plus vivante, plus moderne que celle de n'importe quelle analyse.

  • « La réflexion sur la beauté n'est jamais dissociable d'une conscience sans cesse réactivée de la barbarie et des malheurs du monde. Peut-on vouloir le beau quand le virus nous enferme ? » Alain Duault

  • Née en 1824, Alphonsine Plessis s'est fait connaître sous le nom de Marie Duplessis, avant de devenir « La Dame aux camélias » et « La Traviata ». Elle est morte à vingt-trois ans, abandonnée de tous, et consumée par la maladie. Ce roman la fait revivre. Durant les derniers mois de son existence, elle écrit et se souvient : son enfance sordide en Normandie, le « grand malheur » qui la poursuivra jusqu'à sa mort, son initiation douloureuse au marché du plaisir, ses débuts à Paris, de modeste grisette ; et surtout, comment, façonnée par quelques hommes, du bel Agénor de Guiche à lord Seymour, de Franz Liszt à Alexandre Dumas, elle deviendra une des courtisanes les plus adulées de son époque, le diamant noir des fêtes et des folies de cette société tourbillonnante. Mais elle révèle aussi des secrets plus troublants, qui se nomment Flore et Stackelberg - jusqu'à ce dernier amour qui la brisera, Giuseppe. Car c'est autant par son éclat que par ses blessures, ses mystères et ses drames, que cette femme qui a brillé absolument, qui a aimé passionnément, qui a souffert terriblement, nous bouleverse en s'avouant, l'âme à nu.

  • « Que ça casse crisse gerbe éclabousse déchire agace tranche La gelée d'eau la lame de fer le jeu le chignon des orages Voilà dès ce soir je reprends l'amère question qui déchire La lune est là j'enrage noir j'ai l'âme arrachée j'interroge La mer j'interroge le vent les hanches de la pluie l'horizon Pourqoi pas au point où nous en sommes l'or sur l'épaule Pourquoi passer par-dessus les oiseaux ou dans le sommeil Je veux voir l'enfer des couleurs je veux en cendres l'autre Qui dort parmi les roses ou les crachats qui coulent je veux Entendre l'envers de l'eau qui enfle sous les seins saoulés Quand la mort remonte l'escalier des veines il est temps de Ce jeu amer au bout de la nuit intelligible quand les femmes Se dénouent qu'elles avouent leurs cheveux lourds comme Cette question avec laquelle on enlève leurs robes chaudes Pour tenter de comprendre l'effarant intérieur des ombres » Alain Duault.

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