Jean Claude Carrière

  • En 1550, une question agite la chrétienté : qui sont les Indiens ? Des êtres inférieurs qu'il faut soumettre et convertir ? Ou des hommes, libres et égaux ?

    Un légat envoyé par le pape doit en décider. Pour l'aider, deux religieux espagnols. Ginès de Sépulvéda, fin lettré, rompu à l'art de la polémique, et Bartholomé de Las Casas, prêtre ayant vécu de nombreuses années dans le Nouveau Monde. Le premier défend la guerre au nom de Dieu. Le second lutte contre l'esclavage des Indiens. Un face-à-face dramatique dont l'écho retentit encore.

    1 autre édition :

  • « Il s'agit du XXe siècle et du début du siècle suivant, déjà mal parti. Qu'en retenir ?

    J'ai fait appel à des événements connus, en m'efforçant souvent de dire ce qu'on ne dit pas d'habitude. J'y ai ajouté des épisodes personnels, que je suis parfois le seul à connaître (il en va de même pour nous tous).

    J'ai glissé, ici et là, une simple anecdote, une seule phrase, une drôlerie, qui parfois me semblait éclairante.

    L'ensemble fait un peu désordre, on dirait un siècle éparpillé, contrasté, où chacun a déjà oublié ce qui le gênait.

    Je me méfie des ouvrages d'histoire rectilignes, bien structurés, où la réalité, toujours complexe, a été mise en ordre, où les événements se succèdent dans une logique impeccable.

    Et c'est surtout, je crois, un livre sur l'oubli.

    Aucun de nous n'y échappe, aucune mémoire n'est infaillible, aucun regard n'est juste et clair.

    Chacun, parlant de son temps, pourrait écrire son propre livre. Voici le mien. » J.-C. C.

    En racontant le siècle avec drôlerie et gravité, le livre de Jean-Claude Carrière laisse entrevoir les contours d'une vie, celle d'un homme passionné et passionnant.

    C'est un privilège de redécouvrir notre époque à travers le regard et les mots de ce conteur exceptionnel.

  • Du nouveau dans l'invisible Nouv.

    Trente ans après l'immense succès de Conversations sur l'invisible, voici Du nouveau dans l'invisible.
    L'invisible a fait des progrès, il gagne chaque jour du terrain. Ce livre essaie d'en suivre les avancées. Où en sommes-nous ? Boson de Higgs, ondes gravitationnelles, exoplanètes (par milliards peut-être), énergie noire, plurivers, intelligence artificielle, nanotechnologies, conversations secrètes des robots : partout l'invisible se faufile et s'impose. Et nous devons admettre ce que nous ne pouvons ni voir ni entendre.
    Et davantage encore : nous devons par moments renoncer à comprendre, renoncer même à savoir, nous débarrasser de notre raison vieillissante et admettre l'incertitude comme un privilège.
    Et si quelquefois les spécialistes ne parviennent pas à dire ce qu'ils voient, et ce qu'ils ne voient pas, au moins nous pouvons partager cette brume avide de connaissance.

  • La paix

    Jean-Claude Carrière

    « Longtemps, nous avons distingué la paix de la guerre.
    C'était même, souvent, la seule définition que nous donnions de la paix : l'absence de guerre.
    Depuis une trentaine d'années, nous sommes passés dans un autre type de guerre, une guerre grise, presque anonyme, et même innommable, une guerre qui chasse les habitants de tout un pays vers d'autres terres, lesquelles, prises au dépourvu, ne savent ni les accueillir ni les repousser.
    Une guerre qui a métamorphosé la paix, au point d'en empêcher toute définition.
    De là ce livre sur la paix qui va d'Eschyle à Victor Hugo, du 11 Septembre à la Promenade des Anglais, de la paix des étoiles au repos de la tombe, autour de cette notion profondément mystérieuse, cette paix qui nous fait tant de mal et que nous appelons notre souverain bien. » J.-C. C.

    Un éloge de la paix, un hymne à notre commune humanité.

    1 autre édition :

  • L'Inde lance un défi au regard comme à la raison : tant de peuples, tant de langues, de coutumes, de croyances, d'activités. Tant de passé dans tant de présent. On pourrait croire qu'un tel pays n'existe pas. Et pourtant la démocratie indienne fonctionne, et tous ces peuples n'en font qu'un.
    Par quel prodige ? Ce dictionnaire - où l'amour voudrait ne pas être aveugle - tente de répondre à cette question, par un zigzag constant, et très indien, entre les lieux, les dieux, les hommes et le hasard. Nous changeons sans arrêt de sujet, nous passons du concept à l'anecdote, guidés par un ciment invisible, mais tout-puissant, qui est le grand récit épique appelé le Mahâbharata. L'Inde, une illusion qui ne trouve sa réalité que dans un poème.
    Le défi suprême, ici accompli.

  • La Conférence des oiseaux est un des plus célèbres contes soufis, et l'un des chefs-d'oeuvre de la poésie persane. Mis par écrit par Farid al-Din Attar (1142-1220), influence majeure pour Rûmî, il raconte comment les oiseaux se mirent en quête d'un oiseau mythique, le Simorgh, afin de le prendre comme roi. Au terme d'une épopée mystique et existentielle, ils découvrent que le Simorgh n'est autre qu'eux-mêmes : « Le soleil de ma majesté est un miroir. Celui qui se voit dans ce miroir, y voit son âme et son corps ».
    De cette allégorie de la rencontre entre l'âme et Dieu, Jean- Claude Carrière a tiré une oeuvre théâtrale, mise en scène par Peter Brook à Avignon en 1979. Longtemps épuisé, ce classique contemporain a été enfin rendu à son public en 2008.

  • Le mahâbhârata

    Jean-Claude Carrière

    • Hozhoni
    • 24 Octobre 2019

    Longtemps méconnu en Occident, le Mahâbhârata est le plus long poème composé au monde. Écrit en sanskrit et initié au IVe siècle avant notre ère, enrichi pendant 700 ans, il est quinze fois plus long que la Bible et défie l'imagination par sa complexité. Cette épopée foisonnante et démesurée est à l'origine de mille croyances et légendes qui irriguent l'âme indienne et inscrivent le Dharma, la loi qui régit le monde, au coeur des hommes. Ce « grand poème du monde » raconte la longue et furieuse querelle dynastique qui opposa deux clans de cousins. Il compte seize personnages dont Krishna, avatar divin descendu sur terre, qui apparaît là pour la première fois dans la mythologie indienne. C'est lui qui apporte la Bhagavad-Gîta où il exprime l'amour divin pour l'homme. Le récit qu'en a tiré Jean-Claude Carrière pour Peter Brook a conduit à la création d'une monumentale pièce qui fut reprise partout dans le monde pendant trois ans. Aujourd'hui, le talentueux dessinateur Jean-Marie Michaud se saisit de ce récit extravagant et romanesque pour en faire une extraordinaire adaptation graphique, fruit de trois ans d'un travail acharné et ininterrompu.

    1 autre édition :

  • Croyance

    Jean-Claude Carrière

    « La croyance, cette "certitude sans preuve", pouvons-nous l'approcher, la connaître ? Qu'est-elle exactement ? Une rébellion individuelle, ou au contraire un ralliement à un groupe, à une secte ? Un réconfort ou une aberration ?
    Alors que nous pensions, depuis le siècle dit "des Lumières", aller vers plus de clarté, plus de maîtrise sur le monde et sur nous-mêmes, nous voyons que la croyance a marché près de nous au même pas que la connaissance, et que l'obscurité nous accompagne toujours, avec son cortège de rage et de sang. Nous voyons qu'une vieille alliance, que nous espérions dissipée, s'est renouée entre la violence et la foi.
    Pouvons-nous, le temps d'un livre, nous arrêter au bord du chemin, réfléchir ensemble, rappeler certains épisodes de notre passé et nous demander s'il nous reste une chance, un jour, d'éteindre, ou d'adoucir, ce feu ancien qui nous déchire encore ? » J.-C. Carrière.


     

    1 autre édition :

  • Ateliers

    Jean-Claude Carrière

    « Toute vie est un atelier, la mienne entre autres.

    Depuis plus de soixante ans, j'écris pour le cinéma et le théâtre.

    À chaque pas, j'ai rencontré des difficultés, de toute nature, et même des obstacles qui paraissaient parfois insurmontables.

    J'essaie de raconter ici, sous une forme simple, comment je les ai, ou ne les ai pas, résolus.

    J'y parle de mes problèmes personnels d'écriture - qui furent nombreux - et aussi des ateliers que j'ai dirigés - une centaine - un peu partout dans le monde, de Los Angeles à Pékin, de Téhéran à Jérusalem.

    Il ne s'agit pas de théorie, mais de pratique.

    Les échecs y côtoient les succès.

    Luis Buñuel, Peter Brook, Pierre Étaix, Louis Malle, Milos Forman, Jean-Luc Godard, Nagisa Oshima, Jacques Deray, Volker Schlöndorff, Jean-Paul Rappeneau, et jusqu'au jeune Louis Garrel, y sont, parmi d'autres, mes compagnons d'aventure.

    Et j'espère qu'on peut y sentir combien il est difficile, mais passionnant, pour un auteur d'aujourd'hui, de faire jouer ensemble non seulement le réel et l'imaginaire, le lointain et le proche, mais aussi l'historique et l'invraisemblable, surtout quand celui-ci est vrai. » J.-C.?C.

  • Dans leur commune dévotion, guides spirituels ou simples idiots nous racontent les fruits savoureux de leur méditation.
    Histoire après histoire, aiguisée par l'infinie sagesse d'une pensée vagabonde, l'imagination s'aventure et se laisse prendre au jeu subtil et entraînant d'une sublime vérité. Ces contes se rapportent à toutes les questions qu'un jour ou l'autre nous nous sommes posées. Ils disent des vérités que seuls les menteurs connaissent.

  • Nous en venons et nous y retournons. Pourtant, nous ne pouvons rien en dire. Le néant - qui n'est ni le rien, ni le vide - reste l'inconnu fondamental, le non-être, sans sensation, sans conscience et sans mémoire.

    Pour m'en approcher, prudemment, je me suis lancé dans une promenade, un peu au hasard des chemins, en reprenant un vieux thème persan. J'ai voulu voir comment d'autres ont réagi, ici ou là, dans l'histoire du monde, au plus secret, au plus insistant des mystères. J'ai découvert, au passage, plusieurs attitudes, qui peuvent paraître contradictoires. Chacun peut choisir.

    C'est banal à dire, nous sommes tous emportés par un mouvement irrésistible. Il est notre maître, et nous savons où il nous conduit. Rien ne reste, rien ne revient. Pour peupler ce passage où il n'y a « rien » (« N'y a-t-il rien dans ce rien ? » se demandait Chateaubriand), nous avons, au long des siècles, imaginé toute une farandole de monstres, de vapeurs, de fantômes, des hurlements, dont un grand nombre sont évoqués ici.

    Avec quelques questions inévitables : comment nous protéger du désespoir et de la vanité de toutes nos vies, si nous n'en devons rien garder ?

    Comment, peut-être, en tirer une force, et même une joie ?
    Pourquoi rire ? Pourquoi pleurer ?
    Et pourquoi rêver d'immortalité ?

  • Dans un couvent de Valladolid, quelque soixante ans après la découverte du Nouveau Monde, deux hommes s'affrontent: les Indiens sont-ils des hommes comme les autresoe Pour le dominicain Las Casas, ardent défenseur de la cause indienne, cela ne fait aucun doute: les Espagnols, avides de conquête, ont nié l'évidence, assujettissant et massacrant les indigènes par millions. Face à lui, le philosophe Sépulvéda affirme que certains peuples sont nés pour être dominés. Tous deux s'entendent sur un point: le nécessaire salut des âmes. L'issue de ce débat passionné, déterminante pour des millions d'hommes, pourrait bien être surprenante...

  • Le gai savoir : rarement l'expression nietzschéenne se sera aussi bien appliquée qu'à ce livre...
    Sur les livres. Du papyrus au fichier électronique, nous traversons 5000 ans d'histoire du livre à travers une discussion à la fois érudite et humoristique, savante et subjective. On y parcourt les temps et les lieux, on y fait l'éloge de la bêtise, on y analyse la passion du collectionneur, la manière dont fonctionnent la mémoire et le classement d'une bibliothèque. On y explique pourquoi " les poules ont mis un siècle pour apprendre à ne pas traverser la route "...Bref, on s'y amuse de la " furia littéraire " de deux passionnés qui nous entraînent dans leur folle farandole.
    C'est peut-être le plus bel hommage qui se puisse imaginer à la culture de l'esprit, et l'antidote le plus efficace au désenchantement.

    1 autre édition :

  • Sa Sainteté le Dalaï-Lama est le chef spirituel du Tibet. Depuis 1959, Tenzin Gyatso, XIVe Dalaï-Lama, vit en exil à Dharamsala, dans le nord de l'Inde, où il s'est réfugié après l'invasion du Tibet par la Chine. Il est lauréat du prix Nobel de la Paix.
    Jean-Claude Carrière est écrivain, scénariste et metteur en scène.

    Dans ce livre historique, l'écrivain Jean-Claude Carrière interroge avec intelligence et audace le Dalaï-Lama. Sa Sainteté nous éclaire sur les enseignements que peut nous apporter une quête de sagesse. Soucieux des problèmes de notre temps - la surpopulation, la dégradation de notre planète, la banalisation de la violence - le Dalaï-Lama nous offre ce que la tradition bouddhique, libre de tout dogme et en dialogue avec les dernières découvertes scientifiques, recèle comme trésors susceptibles de nous aider à créer le changement.

  • Un jeune prince désire épouser la fille d'un paysan. Celui-ci refuse, estimant que le jeune homme ne connaît pas la vérité ; le prince devra, pour épouser la jeune fille, parcourir le monde à la recherche de ladite vérité. Un conte théâtral de Jean-Claude Carrière inspiré de la tradition orale des contes et légendes du monde.

  • Jean-Claude Carrière en moraliste éclairé décrit l'offensive moderne et l'emprise insidieuse de l'argent.

  • Août 1793.

    Le Louvre vient d'être inauguré. Premier musée de la Nation, il est destiné à recevoir les oeuvres révolutionnaires. Pour être sûr qu'elles seront présentes sur les murs, rien de mieux que d'accueillir en son sein les peintres « officiels ». Ils y possèdent leur atelier. Ils cherchent une facture neuve, hardie, audacieuse, en rupture totale avec l'art de l'Ancien Régime symbolisé par Fragonard. Il faut montrer que l'Histoire est en marche. David, personnage politique de premier plan de la Révolution, voudrait être leur chef de file. Mais Girodet lui vole pour l'heure la notoriété. Homme de pouvoir, il va se lancer dans une révolution, lui aussi, à l'échelle de son art.

    A la demande de son ami Robespierre, David tente de créer le tableau le plus difficile à réaliser de sa carrière. Donner un visage à l'Etre Suprême, sorte d'incarnation de l'aspiration à la spiritualité que Robespierre veut imposer en plein milieu de la Terreur. Il n'y parviendra jamais. L'entreprise est vaine. Mais elle nous vaut un face à face entre deux acteurs majeurs de la Révolution qui se déroule à toute vitesse, en vingt très courts tableaux.

    Jean-Claude Carrière avait déjà abordé le sujet de la Révolution dans le film « Danton » de Wajda. Mais son regard, confronté à celui de Bernar Yslaire, renouvelle le sujet. Robespierre apparaît à la fois éclairé et perdu, tandis que David accomplit son destin : celui d'un peintre tiraillé entre devoir et art.

    Un livre sur un tableau inachevé qui traverse à lui seul tous les thèmes et les débats de la Révolution Française. Une page d'Histoire revue, corrigée, interprétée, et assaisonnée comme il se doit de plumes d'ange, qui plonge le lecteur dans les grandes questions auxquelles notre temps n'a pas davantage répondu que la Révolution Française.

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  • Trente ans après l'immense succès de Conversations sur l'invisible, voici Du nouveau dans l'invisible.
    L'invisible a fait des progrès, il gagne chaque jour du terrain. Ce livre essaie d'en suivre les avancées.

    Où en sommes-nous ?

    Boson de Higgs, ondes gravitationnelles, exoplanètes (par milliards peut-être), énergie noire, plurivers, intelligence artificielle, nanotechnologies, conversations secrètes des robots : partout l'invisible se faufile et s'impose. Et nous devons admettre ce que nous ne pouvons ni voir ni entendre.
    Et davantage encore : nous devons par moments renoncer à comprendre, renoncer même à savoir, nous débarrasser de notre raison vieillissante et admettre l'incertitude comme un privilège.
    Et si quelquefois les spécialistes ne parviennent pas à dire ce qu'ils voient, et ce qu'ils ne voient pas, au moins nous pouvons partager cette brume avide de connaissance.

    Jean-Claude Carrière est scénariste, dramaturge et écrivain. Il est l'auteur de grands succès comme Einstein, s'il vous plaît et, avec Thibault Damour, d'Entretiens sur la multitude du monde.
    Jean Audouze, astrophysicien, directeur de recherche au CNRS, a, notamment, contribué à Qu'est-ce que l'Univers ?, dans le cadre de l'Université de tous les savoirs.
    Michel Cassé, astrophysicien, directeur de recherche au Commissariat à l'énergie atomique, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Du vide et de la création, qui a été un très grand succès.

  • Une jeune comédienne fait du doublage de films pornographiques pour gagner sa vie et se plaint à un vieil érudit de la pauvreté de vocabulaire qu'on lui propose. Le vieux monsieur lui répond par un florilège pétillant de mots d'hier et d'aujourd'hui.

  • Le dalaï-lama reçoit l'écrivain Jean-Claude Carrière à Dharamsala, dans le nord de l'Inde où il demeure. Ils évoquent les grands problèmes de notre époque dont la surpopulation, la dégradation de la planète, la violence, l'éducation, mais aussi des questions métaphysiques comme la mort et la réincarnation.

    Interrogé avec intelligence par JC Carrière, Le dalaï-lama expose sa vision du monde, sa confiance en l'homme, son détachement vis-à-vis des dogmes et sa pensée en recherche perpétuelle. Il décrit le rôle potentiel du bouddhisme dans le monde, dans la recherche de sagesse. Au-delà de la religion, ce que l'enseignement des précepts du bouddhisme peut apporter à notre monde d'aujourd'hui.

    « Nous pouvons tout nier, sauf cette possibilité que nous avons d'être meilleurs »...

  • Une nuit, Martin Guerre disparaît, abandonnant sans prévenir femme et enfant. Presque dix ans plus tard, le voici de retour. Fêté par sa famille et son village, il reprend place parmi les siens. Bientôt se propage une rumeur selon laquelle il serait un imposteur ! Procès, disputes, tentatives d'assassinat : c'est l'affrontement général entre ses partisans et ses adversaires. De cette histoire vraie, située dans la France du XVIe siècle, Jean-Claude Carrière a tiré un récit captivant doublé d'une belle réflexion sur l'identité.

  • Pourquoi cette édition du Dictionnaire de la Bêtise et du Livre des Bizarres ? Parce que la bêtise ne s'arrête jamais et que des idiots se révèlent chaque jour, comme les génies, mais tout de même pas dans les mêmes proportions. Parce qu'il faut aussi un certain temps pour les détecter, les regarder agir, les classer. Dans les précédentes éditions, il n'y avait aucun article concernant Sartre, Beauvoir, Aragon, Claudel, Truffaut ; rien sur les étrangetés ou absurdités réjouissantes tenues à leur propos ou qu'ils ont eux-mêmes proférées. Pas de jugement, non plus, sur F. Mitterrand, que ce soit de la part de ses encenseurs excessifs ou de ses détracteurs les plus farouches.
    Le Dictionnaire de la bêtise ainsi complété est un véritable sottisier, mais son ambition est bien plus grande. On y trouvera des textes tout simplement amusants, comme Georges Marchais assurant en 1986 que " nous n'avons jamais changé, nous ne changerons jamais : nous sommes pour le changement " ; mais aussi et surtout des affirmations, parfois odieuses, exprimant haine du modernisme, racisme, antisémitisme, xénophobie. Ces textes souvent signés de grands noms et parfaitement référencés, traduisent tous, non pas des erreurs de plume, mais des affirmations conscientes et volontaires. Cette bêtise-là, véritable dimension éternelle de l'esprit humain, a ce mérite de révéler, peut-être mieux que les textes dits " intelligents ", ce que furent les mentalités d'une époque.
    Ainsi, quand Mgr de Quélen, archevêque de Paris sous la Restauration, laisse entendre que " non seulement Jésus-Christ était fils de Dieu mais qu'il était aussi d'excellente famille du côté de sa mère ", il ne disait pas qu'une sottise : il manifestait les conceptions traditionnalistes de son temps. Quand le grand savant M. Berthelot disait en 1887 que " l'univers est désormais sans mystère ", il avouait toute l'arrogance de l'esprit scientiste. Un bêtisier amusant donc, très amusant même, mais quelquefois bête à pleurer.
    Corollaire du Dictionnaire de la Bêtise, le Livre des Bizarres rappelle que, parmi de sympathiques penseurs farfelus, nombre de grands esprits ont d'abord souvent passé pour des dérangés notoires (Socrate et son démon ; Rousseau vêtu en Arménien ; le physicien Ampère, sorte de savant Cosinus ; Einstein lui-même, qui essayait parfois de vivre sans chaussettes).
    Là aussi, il fallait nourrir, mettre à jour, et non plus se contenter de citer les manies d'un Roosevelt ou d'un Ceausescu ; il fallait ajouter celles des maîtres du monde plus modernes : le président Carter (qui remplaçait nuitamment dans les couloirs de la Maison blanche les portraits de ses prédécesseurs par le sien), le dictateur du Turkménistan nommé Niazov (mort en 2006) qui interdisait à son peuple d'être malade et qui avait supprimé la tuberculose par décret... Sans parler des chefs de l'Iran actuel, obligeant les championnes de ping-pong à porter le tchador en compétition internationale, et de beaucoup de bizarreries fondamentalistes dans nos propres religions occidentales.

  • Le Cercle des Menteurs, dont sont extraits ces 20 contes, sont un avant-goût à la philosophie. C'est la philosophie par les contes, où le chemin vers la sagesse serait constitué des meilleures histoires du monde.

    Une sélection de contes accompagnés de notes, d'aides à la compréhension de l'oeuvre et de clés d'analyse.

    Un matériel documentaire qui situe l'oeuvre et l'auteur dans le contexte de leur époque.

    Une collection qui à travers la découverte de l'oeuvre fait découvrir un genre littéraire, ici le conte.

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