Poésie

Et si vous (re) mettiez un peu de poésie dans votre vie...
  • Laura Kasischke commence à écrire de la poésie bien avant d'entamer son oeuvre de fiction. Lorsqu'elle publie son premier roman, À Suspicious River, elle a déjà fait paraître deux recueils de poèmes aux États-Unis. Depuis, elle mène ces deux activités en parallèle. Où sont-ils maintenant, son anthologie personnelle, offre un parcours rétrospectif dans ses neuf recueils déjà publiés, révélant la force du souffle poétique traversant cette oeuvre.
    Laura Kasischke parvient, par son écriture déployant des images inattendues où s'entrechoquent le cosmique et le quotidien, l'univers familier et sa face cachée, à mettre la conscience à nu en montrant des éclats de vie traversés par le désir, l'angoisse, la maladie, la mort, les regrets. Dans ces pages se côtoient des mères berçant leurs bébés ou s'affolant de voir leur bambin disparaître dans un supermarché, des jeunes filles en quête d'avenir, des souvenirs de parents disparus et une multitude de visages sortis de l'oubli, tous à la recherche d'un lien proprement humain que le poème même de Kasischke vient recréer, de son premier à son dernier vers.
    Cette poésie, infl uencée par les surréalistes français et par l'oeuvre de Sylvia Plath, que la forme ne vient jamais emprisonner, mais dont les variations de rythme épousent savamment les mouvements de la vie, la sienne comme celle de tant de destins entraperçus, est aussi bouillonnante de vitalité et d'humour.

  • Je serai le feu

    Diglee

    Dans son livre consacré à Emily Dickinson, Les villes de papier, l'autrice québécoise Dominique Fortier compare la découverte de la poésie à une balade dans une « forêt mystérieuse » que l'on apprend à habiter au fil des pages et des mots, dont on apprend à connaître « les oiseaux, les créatures, les étangs noirs et les grands arbres ». La plupart d'entre nous n'osent pas entrer dans cette forêt pour de multiples raisons : le poids des souvenirs d'école, l'élitisme, l'impression qu'il faudrait parler la langue de ces arbres pour comprendre leur beauté.

    Cette forêt semble intimidante, mais elle l'est beaucoup moins si Diglee nous accompagne. Tout au long de ma lecture de Je serai le feu, j'ai eu l'impression qu'elle me guidait, qu'elle m'invitait à me laisser surprendre et surtout à me faire ma propre opinion sur les poèmes qu'elle me présentait. Un sublime dessin à l'encre et une phrase saillante qui plonge dans l'ambiance, une biographie passionnée et quelques poèmes : cette anthologie férocement subjective est une superbe porte d'entrée dans l'univers de l'illustratrice et de toutes ces femmes qui forment sa constellation artistique personnelle et intime. C'est bien de feu qu'il s'agit ici : la passion de Diglee se propage aussi vite qu'un incendie dans toute cette forêt poétique.

    Cette anthologie composée uniquement de travaux de poétesses est aussi une promenade émouvante dans l'oeuvre de femmes invisibilisées, oubliées par notre histoire littéraire. Leurs vies passionnantes et leurs mots entêtants laissent un goût doux-amer dans la bouche : comment a-t-on pu les effacer ?

    Je serai le feu répare : quand vous le fermerez, vous aurez retenu des noms, des mots et des sensations. Vous aurez, vous aussi, ravivé la flamme.

    Pauline Le Gall

  • Le texte le plus intime et personnel de Franck Bouysse. Un récit fait de textes en prose alternant avec des poèmes en vers et des photos de l'artiste qui racontent son arrière-pays d'écriture : sa Corrèze quotidienne depuis son enfance. Une portait du territoire d'inspiration qui a façonné son imaginaire et ses romans. On y retrouve toute l'authenticité et l'ambiance claire obscure de sa littérature, ainsi que ses personnages, et ses décors naturels. De l'émotion à l'état pur.

  • Ce nouveau volume des « Classiques en images » propose de renouer avec la tradition du poème court japonais à travers une sélection de 60 haïkus exclusivement consacrés aux gestes de la vie quotidienne.

    Ce recueil célèbre avec poésie et raffinement la vie de chaque jour avec ses gestes répétitifs (d'écrire une missive jusqu'à enfiler ses chaussettes, se laver les dents...). Ses instants d'oisiveté une fois le travail accompli (allumer la bougie, se peindre les ongles...) ou de joies partagées avec l'enfant (la têtée, le coucher...). La poésie qui partage notre quotidien permet aussi de s'en éloigner sans le fuir.

  • Ce sont les plus grands poètes de la langue française qu'Albine Novarino-Pothier a convoqués ici. De Ronsard à Apollinaire, de Du Bellay à Aragon, Charles d'Orléans, Victor Hugo, Baudelaire, Maurice Carême, Henri Bosco, Francis Carco, Raymond Queneau, Robert Desnos et de nombreux autres vous feront découvrir chaque jour la beauté du monde.

    Un livre qui démontre une fois de plus la force magique de la poésie.
    Un ouvrage à mettre entre toutes les mains. A feuilleter jour après jour sans modération.

  • La légende raconte que c'est afin de « tuer le temps » que Breton et Éluard se lancèrent, en août 1930, dans l'écriture de ce recueil intitulé, avec un sens aigu de la provocation, L'Immaculée Conception. « La connaissance parfaite que nous avions l'un de l'autre nous a facilité le travail, diront-ils plus tard. Mais elle nous incita surtout à l'organiser de telle façon qu'il s'en dégageât une philosophie poétique. » Dans ce recueil en prose, se trouve ainsi réunies les deux tendances qu'incarnent Breton et Eluard au sein même du mouvement surréaliste - le premier, ardent défenseur de l'écriture automatique la plus baroque, le second, plus incliné à une certaine transparence poétique, une évidence qui désarme le lecteur. Ici, leur volonté commune est affichée : à travers une parole radicalement nouvelle, ils entendent partir en quête de la Vérité même, le désir mystérieux qui sous-tend toute existence humaine. À noter trois pages mémorables en guise de Kama-Sutra littéraire et « Le Jugement originel », renouant avec la forme proverbiale chère aux deux auteurs, qui incite à bannir toute tiédeur dans la vie comme dans l'art.

  • « Le dérèglement joyeux de la métrique amoureuse a commencé au moment exact où je t'ai vue apparaître telle une panthère des neiges... ».
    C'est l'histoire d'une fée qui enlève ses ailes avant d'aller se coucher et d'un apprenti poète qui fait la vaisselle. Cela ressemble à un rêve et pourtant tout est vrai. C'est l'histoire d'un coup de foudre, quand tout est surprise et métamorphose. Quand le corps redevient un parc d'attractions, quand le coeur se transforme en Rubik's Cube.

  • "Savez-vous qu'il n'existe que deux saisons par an ? La joie et le reste".

    Baptiste Beaulieu plonge au coeur de ce qui le constitue : la foi, l'homosexualité, la médecine.
    Il confie ses joies comme ses souffrances.
    L'humour et la tendresse ne sont jamais loin, il nous parle en ami. La forme brève et incisive agit comme un catalyseur.

  • Chanteur du groupe Rammstein, Till Lindemann a rempli les stades du monde entier.
    Mais il est aussi poète. L'amour, la mort et le sexe sont des thèmes obsessionnels chez cet homme mélancolique, mêlant son désespoir à un humour grinçant, parfois provocateur.
    Difficile de rester indifférent à cette lecture troublante où les fans du groupe metal retrouveront les échos de ce qu'ils aiment, empreints de noirceur et de dérision.
    Illustré par Mathias Matthies et traduit de l'allemand par Emma Wolff.

  • éclats de vie en 60 poèmes

    Eve Ricard

    • Jouvence
    • 9 Septembre 2021

    L'auteur, amoureuse et poète, vit comme elle écrit, porteuse du désir de ce qui est à venir, à vivre. Aussi nous dit-elle « il n'est jamais trop tard », le meilleur reste à venir. Elle écrit pour nous, pour être à côté de nous. Avec des mots, à la fois simples et taillés dans du cristal, elle cherche à toucher ce que concentre le poète : l'exactitude de la beauté. À travers ses poèmes, Ève Ricard ouvre les êtres aux reflets diamants de l'instant, là où vont les bienheureux. Elle nous fait prendre conscience que : « Nous sommes comme un mikado : Le moindre mouvement de l'un concerne l'autre. Rien ne vient que de nous. L'autre m'est nécessaire pour recevoir. Je suis nécessaire à l'autre pour qu'il donne. Nous sommes uniques et semblables. Seuls et nombreux. Vivants avec les vivants. »

  • Vers luisants

    Brigitte Fontaine

    Quand un journaliste l'interroge en 2021 sur ce qu'elle écrit, Brigitte Fontaine répond : « Je n'en sais rien. Des poe`mes tordus, un peu loufoques, un peu jolis et un peu sinistres. Car je suis paradoxale. Je suis un oxymore, je suis baroque et un peu rock. » Les Vers luisants en sont la preuve émouvante. Dans ce recueil de poèmes en vers, Brigitte Fontaine décrit sa volonté d'être toujours la plus libre possible, de vivre sans temps mort, de jouir sans entrave, sans égard pour les épreuves de l'existence. C'est aussi loufoque que lyrique, drôle que profond. Friandises et souvenirs d'enfance, premier smack et affaires de coeur, squelette tordu et vieillesse... Les Vers luisants nous emportent dans une ode à la vie qui demeure, malgré tout.

  • Ces drôles de héros nous accompagnent depuis notre plus tendre enfance, à travers les livres de lecture de l'école et de la bibliothèque familiale où figure en bonne place La Fontaine.
    Né en 1621, voilà quatre cents ans, notre poète, bon vivant et rêveur, un brin gaillard, se promène dans la mémoire des petits et des grands.
    Jean-Joseph Julaud et Chaunu vous proposent de revisiter ces chroniques de la vie humaine et des temps anciens, de goûter à nouveau leur rigueur et leur fantaisie à travers une sélection de 50 fables commentées, illustrées, et assorties de l'apologue d'origine.

  • La Cigale et la Fourmi, Le Corbeau et le Renard, La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le Boeuf. Le Rat de ville et le Rat des champs, Le Lièvre et la Tortue, La Laitière et le Pot au lait, Le Pot de terre et le Pot de fer, L'Enfant et le Maître d'école... Les Fables de La Fontaine font partie de nos souvenirs d'enfance. On en connaît tous de nombreux vers par coeur, et l'on se souvient de leur morale, comme la plus connue : " Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
    " Illustré d'images d'autrefois, ce recueil rassemble cinquante des plus belles Fables de La Fontaine.

  • Les Chants racontent à eux seuls l'histoire de William Blake. Ils sont sa première oeuvre véritablement originale, en tant que peintre, poète et imprimeur. Bleu ciel, vert pâle, rouge vif pour les Chants d'Innocence (19 poèmes), brun et vert pour les Chants d'Expérience (34 poèmes). La différence de tonalité de ces deux recueils est notable. En 1789, Blake est encore dans l'enthousiasme de la Révolution française. En 1794, les excès de violence ont ruiné son idéal révolutionnaire et inspiré ces poèmes désespérés. Les deux recueils seront par la suite toujours réunis en un seul ouvrage.
    Notre édition reproduit l'intégralité de l'ouvrage gravé de Blake, inédit à ce format et aujourd'hui introuvable en livre.

  • Camarade, ceci n'est pas un livre - Qui touche ceci touche un homme.
    Walt Whitman.

    « Il faut que je confesse que moi, un Toscan, un Italien, un Latin, je n'ai pas senti ce que voulait dire la poésie en lisant Virgile ou Dante et encore moins Pétrarque et le Tasse, poètes de luxe et par conséquent plus hommes de lettres que poètes, mais bien en lisant les énumérations puériles et les invocations passionnées du bon faucheur des Feuilles d'Herbe. » Giovanni Papini, Ritratti Stranieri, 1908-1921.

  • Ma Douce, entrons dans le jardin abandonné, / Dans le jardin sauvage, exquis et funéraire / Où l'autrefois se plaît à rôder, solitaire / Et farouche, tel un vieux roi découronné.

    Renée Vivien était brillante, amoureuse des femmes, désarmante de candeur et de perversité feinte. Elle était surtout une poétesse admirable en proie à la solitude, hantée par d'impossibles désirs. Celle qu'on surnomma « Sapho 1900 » se voyait comme une nouvelle Anne Boleyn, la reine décapitée. Elle nous laisse des vers d'une beauté et d'une puissance insensées. Dans sa poésie flamboie l'esprit de décadence qui, selon les mots de Verlaine, est « l'art de mourir en beauté » - ce que Renée Vivien a fait tout au long d'une vie trop courte, uniquement dédiée à l'amour et à la littérature.

    Pauline Mary Tarn (1877-1919) est la fille d'une Américaine et d'un Britannique fortunés. Cette aisance lui permet de voyager à travers le monde. Elle finit par s'installer à Paris, et adopte Renée Vivien pour nom de plume. Elle s'éteint à 32 ans, après deux ans d'une lente agonie durant laquelle, ne se nourrissant plus, elle sombre dans l'alcool et la drogue.

  • Avec ce toucher vif et vibrant dont il a le secret, Thomas Vinau nous offre en quelque deux cent trente poèmes une histoire qui écope la tempête, les nuages et les mensonges pour que seul reste l'essentiel. Sans grands gestes, en toute simplicité, le poète croque le quotidien, s'interroge sur notre présent, illustre notre condition humaine. Juste après la pluie est un livre d'usage et de combat pour tous les jours.

  • Les trois oeuvres réunies ici pour la première fois, Le Développement des lignes, Voix seule et Scène tournante, n'en forment en réalité qu'une seule. Oscillant entre la poésie et le récit, l'auteur y déploie de nouvelles cosmogonies intimes, brisant les lignes du roman.

    Préface inédite de l'auteur

  • Il était une fois... où l'auteur dramatique de Du vent dans les branches de sassafras et le romancier de Tamerlan des coeurs (le même homme !) se donnèrent le mot pour faire l'école buissonnière. Et écrire des poèmes. Ce furent les Innocentines.

    Innocentines, enfantines, comptines... Moments de grâce où dansent les mots sans rides, où la fraîcheur de l'inspiration allie le rire à l'émotion. Source vive. Invitation à une cure de jouvence !

    " Chez moi ", " La Sologne ", " Intimité ", " Le zizi perpétuel ", " Petite ritournelle impériale ", " Le plus beau vers de la langue française ", " Les cuisses de Colette ", " Le courant d'air ", " Les jumeaux de la nuit ", on aimerait citer toutes ces petites histoires, si légères, si drôles, pathétiques parfois, et dont chacune délivre un univers original.

    Ces " Poèmes pour enfants et quelques adultes " sont un dimanche dans l'oeuvre d'Obaldia. Et, pour nous tous, une merveilleuse récréation.

  • «Je ferai, oui, l'éloge de la poésie. Sans restrictions. Sans états d'âme. Parce que la poésie n'est justement pas le lieu de la demi-mesure. Je le ferai d'une voix pleine, vive s'il le faut. Parce qu'on ne peut admettre plus longtemps, n'est-ce pas, que les poètes, malgré les révérences qu'on leur fait de loin en loin pour se disculper de la désinvolture et de l'indifférence avec lesquelles on les traite ordinairement, soient renvoyés à leur étrange petit commerce particulier qui n'aurait rien à voir avec les affaires du monde. Je veux faire l'éloge de la poésie pour tous, non pas, voyez-vous, comme un agrément, un ornement de l'existence ou le partage de je ne sais quelle distinction supérieure:comme une nécessité vitale.»

  • « Je t'aime et je te hais. Ces tristes mots renferment ;
    La sombre passion qui ne peut s'assouvir ;
    Les nombreuses saisons mettront-elles un terme ;
    À l'inimitié du désir ? » Anna de Noailles, Je t'aime et je te hais...

    De Marie de France à Andrée Chedid, en passant par Louise Labé, Madeleine de Scudéry, Fanny de Beauharnais, Marceline Desbordes-Valmore... découvrez les chefs-d'oeuvre des grandes oubliées de la poésie française ! Enfin rassemblés dans une anthologie, les vers de ces poétesses vous transporteront dans leur quotidien, leur vie sentimentale, leurs croyances et leurs luttes...

  • Dans son célèbre texte « Une charogne », Charles Baudelaire raconte avec une délectation morbide comment la vue d'un cadavre en putréfaction a pu l'émerveiller alors qu'il se promenait aux bras de sa muse, Jeanne Duval. Clémentine Beauvais, en un tour de force époustouflant, nous plonge au coeur de l'histoire de cette femme, Grâce, avant qu'elle ne devienne cette charogne. Elle l'imagine tour à tour prostituée, couturière, chirurgienne, avorteuse et tueuse en série.
    Ce court roman en vers libres, d'une grande modernité, transforme notre regard et nos a priori sur la déchéance féminine. Clémentine Beauvais s'inscrit dans le sillage des autrices qui redonnent leur voix à toutes ces femmes que l'Histoire a piétinées.

  • à perte de ciel

    Yvon Le Men

    Ce livre d'Yvon le Men est une ascension vers le Mont. Il nous emmène à la pointe de l'épée de l'archange. Ce poème ascensionnel est une surprise, un départ reporté, une entrave en constituent le coeur. Le confinement empêche le poète de retourner au Mont Saint-Michel. Il doit le rêver et revisiter ses souvenirs pour le décrire. Le pèlerinage prend la forme de la nostalgie amoureuse. Mais le Mont ne tarde pas à provoquer un pèlerinage plus spirituel. La prière arrive par surprise. Dans ce reccueil, Yvon le Men dit le mystère de la Merveille et la puissance d'attraction qu'elle exerce. Il rappelle les heures les plus sombres du lieux, la prison qu'il a constitué. Ce qui ne brise pas l'attrait que le lieu exerce. Le poète retourne au Mont Saint-Michel. Un éloge du «Mont qui apparaît même de loin, de près, par son mystère de pierres et de prières. »

  • 21 grands noms de la scène poétique francophone se racontent. Ces lettres racontent leur parcours, leur intimité, leur place dans la société des lettres. Dans ces billets, mots d'humeur, mots d'ordre pour un nouvel ordre du monde, elles prennent le contre-pied d'un lyrisme classique. La femme n'est pas (seulement) Muse, mais Poète, Musicienne, Inspiratrice, Agente de son propre désir. Poésie verticale et adressée, ces lettres racontent les combats, les dialogues et les rencontres qui font de l'écriture une matière politique. Une chair à vif, une matière spirituelle inflammable, une sensualité sans contraintes. Dotées d'une virulence poétique radicale et troublante, ces lettres racontent une soif de partage, un désir de transmission, un rêve de l'autre, l'histoire d'une reconquête de soi.s.

empty